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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

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SIMON DE SAILLY-ECHENAY - 9eme seigneur connu d'Echenay - XIVe SIÈCLE

11 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

En cette fin de XIIIe siècle, début du XIVe, la grande famille des Joinville est à son zénith. Ils ont acquis le sénéchalat de Champagne et Jean de Joinville, le patriarche, est devenu un ami et un compagnon très proche de Louis IX plus connu sous le nom de Saint Louis (qu’il accompagnera aux croisades) et de sa mère Blanche de Castille. Le roi lui confie toutes sortes de missions de confiance et, fin diplomate, il s’en acquitte avec brio.  Bon guerrier, diplomate, d’une fidélité au roi sans faille, interessé par les sciences du temps, cultivant la poésie et la musique, il est véritablement au plus près du pouvoir et de la cour royale. Il faut lire ses mèmoires !

 

Evoluant dans l’ombre de ce grand seigneur, Simon de Sailly fait figure de second rôle. Il n’en demeure pas moins pour nous qui nous intéressons à Echenay l’homme tige des Seigneurs d’Echenay. Si son grand-père Guy fut le premier des Joinville-Sailly, il est le premier de ce qu’on peut nommer les Joinville-Echenay. Son frère Guy ayant hérité de Sailly, il héritera d’Echenay.

 

On sait assez peu de chose sur lui.

 

Simon (qui vivait encore en 1326) épousa une dame nommée Marie (vers 1309 ?) de laquelle vinrent :

 

Guy, seigneur de Clermont et des Chenets (Echenay) qui fit un accord avec l’abbé de Saint Urbain en 1336 et mourut sans postérité (certains auteurs qui donne une fille).


Agnès dite de Sailly, femme de Jean Chauderon.


Laure, dite de Sailly, qui sera Dame des Chanets (Echenay) 

 

 

Au mois d’Avril de l’an 1303, Simon et son frère Guy se trouvent nommés au mandement de Philippe le Bel, fait aux nobles de Champagne pour se trouver à Lagny trois semaines après Pâques pour le fait de guerre. On sait qu’à cette époque (1303), la situation est tendue entre Philippe Le Bel, Edouard 1er roi d’Angleterre et Gui de Dampierre, comte des Flandres.  Peut-être les deux frères ont-ils combattu à la bataille d’Arques où Guillaume de Juliers, petit fils de Gui de Dampierre battit l’armée de Philippe Le Bel ?

 

La fière bannière auquel un ancien provincial donne pour armes de gueules au chef d’argent, à une bande des armes de Jean de Joinville a sans doute claquée sous le ciel du Nord !

 

La rivalité entre Français et Anglais ne cessera de croitre et quelques décennies plus tard commencera la guerre de cent ans.

 

Sceau_contre_sceau_Anseau_de_Joinville.png Sceau et contre-sceau d'Anseau de Joinville- Wikipédia

 

Le trente et un mars 1323, Anseau de Joinville, fils de Jean le célébre chroniqueur de Saint-Louis cité au début de cet article, Anseau dis-je, alors devenu Sire de Joinville à la mort de son père en 1317, déclare qu’il a donné à son cousin Simon, chevalier et sire d’Echenay, et à ses hoirs (héritiers en ligne directe)  la mouvance de Soulaincourt (village à 4 kms de Pincelay). Piètre reconnaissance…

 

Car à l’époque, le château se nomme Les Chanets et le village d’Echenay se nomme Pincelay. En Décembre 1269, Jean sire de Joinville déclarait (et en français s’il vous plait !) qu’à son lit de mort, Robert de Sailly, le père de Simon, du consentement d’Ausélis, sa femme et de Guy, son fils (frère de Simon), donnait à l’abbaye d’Ecurey où il devait être enterré, six setiers de mouture chaque année sur le moulin de Pincelay. Simon y fut-il enterré aussi ?...

 

Source : Bibli. Nat., lat.17048, d’après le cart. d’Ecurey


Malgré ses probables faits d’armes, Simon restera méconnu pour l’histoire. Il est vrai qu’il n’etait que le vassal de ses illustres parents.

 

Sa fille Laure lui succédera et fera passer Echenay dans le giron de la famille de Dinteville qui donnera au village un lustre comparable, sinon plus, à celui des Joinville.

 

Mais c’est une autre histoire…

 

Sources :


- Histoire généalogique et chronologique de la maison Royale de France, des pairs et grands officiers de la couronne – tome VI – par le  P. Anselme – 1730

 

-Collection Universelle des Mémoires particuliers relatifs à l’histoire de France

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ROBERT DE SAILLY - 8eme seigneur connu d'Echenay - XIIIe siècle

2 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Robert de Sailly succéda à son père, Guy.

Né semble-t-il  vers 1210, il prit pour épouse Auselix qui lui donna six enfants :

Simon qui lui succédera comme seigneur d’Echenay

Agnes de Joinville, femme de Jean de Faucogney

Beatrix de Joinville, religieuse au prieuré de Notre Dame de Foissy près de Troyes

N… de Joinville, dame de Saint Aoult

N… de Joinville, religieuse à Benoitevaux

Voilà pour l’homme et c’est assez peu.

 

Mais Robert passera à la postérité grâce à des parchemins qui sont aujourd’hui considérés  comme parmi les plus vieux documents connus écrits en langue française.

Par exemple, Robert de Joinville, seigneur de Sailly, notifie en Juillet 1265 qu’il donne à l’abbaye de Saint Mihiel deux hommes, Demenget Boit-de-l’eau, de Bure et Prodemet le Févre.

En échange, il reçoit de l’abbaye deux hommes et une femme, Robert fils de Ferret, de Bure, Poiret, fils de Demange Boit-de-l’eau et Boret, fille de Garnier le Fèvre.

 

robert-de-sailly.jpg

 

« Je Robers de Joinville sires de Saillei faz savoir a toz sealz qui ses lettres verront et orront que jai donei en eschange az religious barons et honestes· labbei et le covent de Seint Michiel de Seint Mihier· Meline ma fame la fille Pariset mon home de Bures· heritauble de peire et de meire entierement si cum droiz hoirs puet et doit heriter et il me ont donee encontre li devant dit abbes et li covens de Seint Mihier une lor famme Rehouz la fille Huguet· de Bures meismes  heritauble ausi de peire et de meireEt por ce que se soit ferme chouze et estauble ai je saellees ses lettres de mon sael qui furent faites lan dou milliaire nostre Signor mil CC et sexante et cinc »

 

Ou encore, ce Règlement de Mile de Saint-Amand et de Hues Waignonces chevaliers, attribuant à Aubri de Varney une indemnité de 10 sous de provenisiens forts, qui lui sera versée par l'abbé de Saint Urbain en raison de l'arrestation d'une voleuse (une larnesse !) dans la maison de l'un de ses hommes.

 

robert-de-sailly-1.jpg

 

«  Je, Robers de Joinville, sires de Sailley, faz savoir à touz celx qui ces lettres verront et orront  que dou descort qui estoit entre l'abbei de Saint Ourbain d'unne part, et Aubry de  Varney d'autre, por la chose à une larnesse que fu prise en l'ostel à un homme le dit Aubri, mes sires Miles de Saint Amant et mes sires Hues Wainonces, chevalier les enont acordez en tel maniere que li diz abbes rent au dit Aubri dis  soulz de forsprovenisiens, sauf ce que la raisons de l'esretage de l'un et de  l'autre ne deperit deriens. Et por ce que ce soit ferme chose et estauble,  je ai mis mon sael en ces lettres. Ce fu fait en l'an de grace mil deux cenz cinquante et neuf anz, en mois de juillet. »

 

Et encore cette donation aux religieuses de Benoîtevaux par Marguerite, dame de Beaumont, avec le consentement de son frère Robert de Joinville seigneur de Sailly, dont relèvent en fief les biens cédés, de ses terrages de Bettoncourt, de ses terres arables et de ses prés, baillés pour neuf setiers de grain, moitié froment, moitié avoine, les variations éventuelles de ce revenu étant au profit ou à la charge de l'abbaye.

 

robert-de-sailly-2.jpg

 

« Je, Robers de Joymville, sires de Saillei, faz à-savoir à-toz ces qui ces lestres verront et orront que madame Marguerithe, dame de Biaumont, ma suers, at denei à-Deu, anaumosne parmenable, à-la-maison et à-dames de Benoite Vaus, de l'ordre de Cistiaus, del'esveschié de Toul,  quanque ele at ou puet avoir au terrages de Betoncort, et totes sesterres arables et ses preiz, le ques choses devant nomeies estient laissies por nuefsestieres de bleif, moitié froment et moitié avoygne; an tel meniere que, se li lais deterrages desus nomeiz et de terres et de preiz desus nomeiz croit ou decroit, li crois et li decrois iert à-dames et à la maison devant nomeie de Benoite Vaus. Et ceste aumosne estfaite par mon lous et par mon    otroi, de cui fié la devant dite chose muet.  Antesmoignaige de veritei, et por ce que ceste chose soit ferme et estable, je, Robers deJoymville, sires de Saillei, ai salees ces lestres de mon     sael, à-la requeste de ma-dame Marguerithe, ma suer desus nomeie.  Ce fut fait an l'an de grace mil et douz cens etcinquante nuef, ou mois de julet. »

 

On découvre aussi de curieuses pratiques comme cet echange entre Robert de Joinville seigneur de Sailly, d'une part, l'abbé et le couvent de Saint-Urbain de l'autre, d'un serf, Orri, de Thonnance, fils de Guillaume Larcenour, contre un autre serf, Girbelot, d'Annonville, chacun des hommes échangés emportant ses biens meubles et recevant les biens immeubles de l'autre.

 

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« Je, Robers de Joinville, sires de Saillei, fas savoir à toz ciaus qui ces lettres verront et orrunt que j'ai dounei et quitei par leal achange, parmenablement, à l'abbei et au couvent de Saint Urbain, Orri de Thounance, mon home, qui est fiz Willaume Larcenour lui et tout sonmoble,  pour G[irb]elot de Anonville, lor home, li quez m'estachangiez de par lou dit      abbés et lou dit couvent, il et touz ses mobles ausi; et doitdemor[er] li eritages lou devant dit Orri au devant dit Girbelet,  et li eritaiges au devantGirbelet au devant dit Orri. Et pour ce que ce soit ferme  choze et estable, je ai saeleices lettres de mon sael, les quez furent faites an l'an de grace par mil .CC. et sexante cinc,  on mois de mai. »

 

Si Robert de Sailly restera pour l’histoire un petit seigneur de Haute-Marne, au moins était-il un précurseur (involontaire ?) pour l’usage de la langue française dans les actes.

 

Sources :

 - Collection Universelle des Mémoires particuiers relatifs à l’histoire de France

- Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs et grands officiers de la Couronne –

   Par le père Anselme,    tome 6,

 

- www.rose.uzh.ch

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GUY DE SAILLY - 7eme seigneur connu d'Echenay - XIIIeme siècle

1 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

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Guy de Joinville était le cinquième enfant de Geoffroy IV de Joinville. Ses frères, Geoffroy puis Simon, ayant succédés à leur père à la seigneurie de Joinville, primogéniture oblige, il n’obtint que la seigneurie de Sailly dont dépendait Echenay.

Avec lui commence, si l’on peut dire, « l’émancipation » d’Echenay même si il reste vassal de Joinville. Guy est le premier de  la branche des Joinville-Sailly qui possédèrent Echenay durant quatre générations.


Il épousa Péronelle de Chappes et eut pour fils : 1° Robert, son héritier à Sailly ; 2° Simon, qui devint seigneur, de Donjeux; 3° Guillaume, seigneur de Juilly; et trois filles [ ].

Sailly était le chef-lieu d'une seigneurie dont relevaient dix-sept fiefs. Gui la tint en parage de Simon, son frère aîné. Mais, en ce qui concerne Donjeux, Simon ayant consenti à ce que son frère devînt l'homme lige du comte de Champagne, Gui en fit hommage à ce prince. [ ]


Du chef de sa femme, fille de feu Gui de Chappes, Gui de Sailly était devenu possesseur du fief de Jully sur Sarce, dont le donjon seul relevait de Champagne.

Il prêta foi et hommage à ce titre, au mois d'août de l'année 1221 (Ibid. II, p. 128.129). L'acte qui en fut dressé présente cette particularité que le vassal stipule pour ses enfants que l'un d'eux prêtera spécialement l'hommage lige pour le fief de Jully.


Gui de Sailly fit partie de l'assemblée convoquée à Troyes pour régler les successions nobles entre enfants mâles (1224). En 1206, au mois d'octobre, il approuvait la vente du tiers des dîmes de Sommancourt, consentie par Eude de Bettoncourt, au chapitre de St-Laurent de Joinville (Cart. n° LXXIX).


Nous possédons des chartes de Gui de Sailly, en faveur de l'abbaye d'Ecurey (1219); en faveur du prieuré de Chambroncourt (1225) ; en faveur de Saint-Urbain (1248).


Gui tenait en fief du comte de Champagne une rente assise sur la ville de Wassy, dont il toucha plusieurs annuités, le 2 octobre 1242 (D'Arb. de Jubainville, Catalogne n° 2608).


Il passa avec les habitants d'Augéville, en 1256, du consentement de Jean sire de Joinville, son neveu, une transaction d'où résulte en partie leur affranchissement (Jolibois, V. Augéville).


C'est par erreur que M. Fériel attribuait à ce seigneur la fondation de la maladrerie de Boucher aumont à Donjeux, sous le nom de La Charité-Notre-Dame; cet établissement qui ne date que du XIVe siècle, fut l'œuvre de Gui III, son petit-fils (Id. V. Boucheraumont).


Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.


Du mariage avec Peronelle de Chappes naquirent entre autres:


Robert, seigneur de Sailly qui lui succèdera,


Guillaume seigneur de Juilly,


Agnès de Sailly, Dame de Dommartin qui épousa Ansel seigneur de Dampierre en Estenois, duquel elle était veuve en l’an 1259


Peronelle Dame de Château-commun près de Meaux.


Source : Collection Universelle des Mémoires particuliers relatifs à l’histoire de France


Il ne reste rien aujourd’hui du château de Sailly. Il semble qu’il était déjà en ruine à la fin du XVIe siècle. Le territoire de Sally, comme beaucoup de communes alentours (Poissons, Noncourt, Thonnance-lez-Moulins), était riche en minerai de fer et en vignes ce qui explique certainement l’intérêt que les seigneurs lui portèrent.


Alors, il ne reste rien de Gui ?... Mais si !


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On conserve encore aujourd’hui une trace concrète de Gui de Sailly. Bienfaiteur de l’abbaye d’Ecurey, écart de Montiers sur Saulx, sa dépouille reposait dans celle-ci jusqu’à la révolution.

 

Comme de triste coutume, l’abbaye fut saccagée et l’on perdit la trace de tout ce qu’elle contenait. Mais quelques années plus tard, la réfection d’un escalier dans un jardin attenant s’imposa et, en retournant une marche, on découvrit sur l’autre face le gisant de Gui qui, bien qu’ayant subi quelques outrages, se trouvait en excellent état. Après avoir orné le vestibule de M. Vivaux, maître de forges, elle a rejoint les collections du Musée barrois en 1850 où elle se trouve toujours.

 

Une copie de ce gisant regagnera prochainement l’ancienne fonderie d’art et d’ornement d’Écurey, usine implantée sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne. Un centre d’interprétation abordera l’histoire du site à travers différentes thématiques, de l’Antiquité à la période contemporaine.

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GEOFFROY IV - 6eme seigneur connu d'Echenay - XIIe SIECLE

28 Novembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Geoffroy-IV.JPG

 

GEOFROI IV DIT VASLET OU LE JEUNE


Le sire de Joinville, Geoffroy IV, était un des plus ardents chevaliers de cette époque ; à un courage de héros, il joignait une piété sincère. Ne se reposant pas seulement sur son bras, il vient au couvent de Der et prie son respectable cousin de bénir ses armes.


Les Moines du Der – par l’abbé M.A Bouillevaux, curé de Cerisières – Montiers en Der - 1845


Né en 1145 sous le règne de Louis VII le jeune, Geofroi IV reçut, du vivant de son père, le double surnom qui le distingue, et lui succéda comme seigneur de Joinville et sénéchal de Champagne. Albéric le nomme parmi les chevaliers qui prirent la croix en 1190 ; et, dans l'épitaphe de sa famille à Clairvaux on lit qu'il fut : « Chevalière li meudres de son temps, et ceste chose a paru es grans fais qu'il fist de sa mer et delà. »

Photo Auditoire de Joinville

 


Sous le règne de Philippe Auguste, il partit en effet pour la troisième croisade commandée par les rois Philippe-Auguste et Richard-Cœur-de-Lion, accompagné de ses deux fils Geofroi et Simon. Le but de cette expédition était de délivrer Jérusalem que Gui de Lusignan avait perdue en 1187. Le sire de Joinville était au nombre des vassaux de Henri II, comte de Champagne, qui se mit en route avant les rois de France et d'Angleterre, sans doute vers le mois de mai de l'année 1190. Ils s'embarquèrent à Marseille et arrivèrent le 27 juillet sous les murs d'Acre dont Gui de Lusignan avait commencé le siège un an auparavant.

 

prise_acre1191.jpg                                       Remise de la ville d'Acre à Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion

 

 La noblesse de Champagne s'illustra entre toutes, dans cette laborieuse expédition ; la famine et la maladie décimèrent l'armée des croisés : au commencement de l'année 1191, elle était réduite des deux tiers. La ville ne capitula que le 27 juillet suivant. Geofroi IV y périt(en 1191).


Son fils Geofroi, dit Trouillard, resta en Palestine et ne rentra en France que l'année suivante (D'après Longnon (Vassaux de Champagne), il ne serait revenu qu'en 1196. Mais cette date est contestable : car il semble exister un acte de Geofroi V de 1192).


D’où vient ce surnom si curieux pour un « ardent chevalier» ? Aurait-il faibli subitement en terre Sainte ? Que nenni !


« Un pirate génois, nommé Trouillard, était venu incendier le soir, les embarcations des croisés. Geofroi, qui péchait au bord de la mer, s'élança sur lui et le tua d'un coup de l'instrument de pêche dont il se servait. D'autres font venir ce surnom de l'engin de pêche, appelé trouille, que notre chevalier avait à la main (Didot, p. CXXXII). »


Mais revenons à Geofroi IV. Il avait épousé Helvide de Dampierre dont il eut huit enfants.


Dans plusieurs chartes, il prit le titre de frère de Hugues de Broies (son frère utérin), sans doute afin de se distinguer de son père et de son fils. Ces documents témoignent de ses libéralités en faveur des maisons religieuses déjà dotées par ses prédécesseurs.


Le catalogue des titres du Val d'Osne mentionne trois actes de Geofroi en faveur de ce prieuré sous les dates de 1188,1189 et 1190.


Il fit à l'abbaye de Montierender l'abandon de ses droits d'avoué et vint demander à l'abbé Vinter de bénir ses armes avant de partir pour la croisade (Bouillevaux, p. 173).


En 1188, il fit don à l'abbaye de Saint-Urbain d'une vigne à Mussey pour la fondation de l'anniversaire de son père. Il confirma la fondation du prieuré de Saint-Jacques et fit plusieurs libéralités au chapitre de Saint-Laurent.


Nous pouvons citer du même Geofroi IV un acte de l'année 1189, en faveur de l'abbaye d'Evaux, par lequel il déclare exempt de toutes servitudes le pré du clos situé à Vaucouleurs donné par son père en 1187. Les habitants prétendaient avoir le droit d'y faire paturer leur bétail et de s'exercer au tir.


Deux actes non datés, appartenant aux archives de la commanderie de Ruetz, constatent l'abandon fait à cette maison par Hatton de Sommeville de plusieurs propriétés litigieuses. L'un d'eux en forme de transaction, est l'oeuvre d'Helvide, dame de Joinville.

 

LA FAMILLE DE GEOFROI IV

 

Sa femme Helvide, fille de Guillaume de Dampierre, connétable de Champagne, et d'Ermengarde, eut pour petits neveux les comtes de Flandre de la maison de Dampierre. Elle apporta en dot les terres de Magney et de Remignicourt (Ducange).


Ils eurent neuf enfants, savoir :


I. Geofroi V. (Richard Cœur de Lion lui octroiera en 1194 le droit de porter son lion sur les armoiries des Joinville)


II. Robert, qui prit la croix en 1198, avec son frère Geofroi et Gauthier de Vignory, suivit en Pouille le comte de Brienne, Gauthier III (1). Il est mentionné dans un acte de 1188 qui précède et dans un autre de l'année 1201 [ ].


III. Simon, qui succéda à Geofroi V.


IV. Guillaume, d'abord archidiacre de Châlons, puis évêque de Langres, en 1209, et archevêque de Reims, en 1219 (2). [ ]


On lit dans Villehardouin : « Et quant Joffrois li mareschaux passa Moncenis, si encontra le conte Gautier de Brienne qui s'en aloit en Puille, conquerre la terre sa femme qu'il avoit espousée, puis qu'il ot prise la crois, et qui estoit fille au roi Tencré. Avec lui aloit Gautiers de Montbéliart et Eustaces de Conflans, Robert de Joinville et grant partie do la bone gent de Champaigne qui croisié estaient » (Ch. XX, XXI).

 

(2)   D'après l'abbé Mathieu, Guillaume aurait été d'abord moine de Clairvaux (Ev. de Langres, p. 90) ; mais c'est par erreur que l'auteur lui donne pour mère Sybille de Bourgogne.


V. Gui., auquel son père Geofroy fit don des fiefs de Sailly, Donjeux, Echenai, Augéville, etc.


VI. André de Joinville qui fut templier.


VII. Yolande de Joinville, fut épousée en secondes noces par Raoul de Nesle, comte de Soissons ; elle mourut en 1223.


VIII. Félicité épousa Pierre de Bourlémont; son fils Geofroi de Bourlémont, est nommé avec elle dans un titre de 1237.


Ducange suppose que Marguerite, épouse de Hogier de Donjeux, seigneur de Lafauche, était fille de Geofroi IV, mais il fait confusion avec Marguerite d'Yceleu citée par le P. de sainte Catherirte (V. cependant Jolibois. V. La Fauche).


Les six fils de Geofroi le Jeune sont mentionnés dans la chronique d'Albéric, qui s'exprime en ces termes :


« 1201. En ce temps là, il y avait à Joinville cinq frères, savoir : Geofroi, Robert, Simon et Gui, chevaliers et Guillaume clerc; leur autre frère André devint chevalier du Temple. Robert suivit le comte Gautier, et partit pour la Pouille où il périt. Geofroi, l'aîné, surnommé Trulard, se distingua dans les combats, prit la croix, passa la mer et mourut après de nombreuses prouesses. Simon devint seigneur de Joinville. Gui fut seigneur de Sailly, et Guillaume archidiacre de Châlons.


« 1208. Mort de Robert évêque de Langres qui avait succédé à Hilduin ; il a pour successeur Guillaume de Joinville.


« 1209. Guillaume, évêque de Langres, frère de Simon de Joinville, devient archevêque de Reims, le cinquième jour des ides de juin. »

 

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.

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GEOFFROY III, 5eme seigneur connu d'Echenay - XIIe SIECLE

28 Novembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Geoffroy III, dit le gros ou le vieux, seigneur de Joinville et d’Echenay, fut très certainement le premier de sa lignée à obtenir la charge de Sénéchal de Champagne. Avec lui commence une formidable épopée militaire et politique de plusieurs siècles pour les seigneurs de Joinville.


Le sénéchal de Champagne était un haut dignitaire du comté de Champagne pendant la période comtale puis ducale, membre de la cour du duc, qu'il présidait en l'absence de ce dernier. Comme tout sénéchal, il assistait son prince dans ses prérogatives exclusivement judiciaires, administratives et comptables (wikipédia).


Selon Ducange, Geoffroi III fut le premier seigneur de Joinville qui ait été investi de la charge de sénéchal de Champagne laquelle appartint depuis à ses descendants héritiers du château de Joinville. Il figure en cette qualité, dans des actes des années 1152, 1153, 1154, 1157,1159, 1161, 1163, 1164 et 1179.


Il avait épousé Félicité de Brienne, et mourut après l'année 1184. Selon toute apparence il suivit le comte de Champagne Henri le Libéral à la seconde croisade (1147).


Saint-Bernard_prechant_la_2e_croisade-_a_Vezelay-_en_114.jpg                                                  Bernard de Clairvaux prêchant la seconde croisade à Vezelay

 

Geoffroy III est alors entre gens de connaissances. La seconde croisade fut prêchée par Bernard de Clairvaux, premier abbé de l’Abbaye du même nom, qu’il devait certainement connaitre. La Champagne fournira d’ailleurs aux croisades bon nombre de « preux chevaliers » et beaucoup périrent.


On rapporte même que Geofroi monta sur le même vaisseau que le roi de France, Louis le Jeune (Fériel, p. 71). Il fut inhumé à Clairvaux : c'est à lui que doit s'appliquer la première partie de la mémorable épitaphe, composée en l'honneur de ses ancêtres par Jean son arrière-petit-fils.


 « Diex sires tous poussans, je vous proie que vous faices bone mercy à Jofroi, signour de Joinville qui ci gist, cui vous donastes tant de grâce en ce monde, qui vous fonda et fit plusours esglises en son tans, c'est à scavoir : l'abie de Cuiré, de l'ordre de Cités, item l'abie de Jauvillier, de Prémontréi ; item la maison de Maaton, de l'ordre de Grandmont, item la Priouléi dou val de Onne, de Moleimes; item l'esglise de Saint-Lorans dou chastel de Joinville; dont tuit ci! qui sont issu de ly doivent avoir espérance en Deu que Deus l'a mis en sa compaignie, pour ce que li saint témoignent qui fait la maison Deu en terre, atufie la seue propre maison en ciel. Il fu chevalière, etc. ».


Le Gallia Christiana a conservé le souvenir des nombreuses libéralités auxquelles fait allusion l'épitaphe qui précède. On doit à Geofroi III la fondation du prieuré du Val d'Osne (1145), celle de l'abbaye d'Ecurey (1144), celle de la maison de Mathons ou des Ermites, dépendant de l'abbaye de Macheray à laquelle il donna les terres nécessaires à son établissement et des droits d'usage dans la forêt (1168). Il fit des dons considérables, en 1132, à l'abbaye de Vaux-en-Ornois, à celle de Riéval, puis, en 1157, à la Chapelle-aux-Planches, à l'abbaye de Boulancourt (1).

 

(1) V. Didot p. LXVXI. Ce qui suit s'applique certainement à son fils Geofroi IV, bien que le texte puisse donner lieu à quelque confusion.


Il fonda l'abbaye de Jovillier en 1160, la maison-Dieu de Vaucouleurs (1164), et prit part à la fondation de la commanderie de Ruetz (2). C'est en la personne de Geofroi III que finit la dévolution des domaines du Blaisois (cf Vallée de la Blaise), déterminée par la charte de l'abbé Brunon, en faveur de Geofroi I.


Une transaction passée avec l'abbé du Der, régla ses rapports avec le monastère. Il y est dit notamment que si l'abbaye veut se choisir un avoué pour les églises de Doulevant et de Dommartin, elle ne pourra choisir que le seigneur de Joinville. Ses droits d'avoué sur le Blaisois y sont déterminés.


Geofroi le vieux est mentionné parmi les donateurs de l'abbaye de Mureau dans une bulle du pape Alexandre III de l'année 1180 (3). On doit probablement lui attribuer une charte incomplétement datée par laquelle G. de Joinville déclare terminer un différend entre l'abbaye de Vaux en Ornois, et trois personnages nommés : Lambert, Hugues et Vidéric (Arch. de la Meuse).


(1) V. sur ces diverses fondations : Gall. Christiana, t. XII, p. 595, 605et 621; Ann. Bénédic., t. VI, p. 392, et Jolibois, v. Mathons. S. Ecurei et Jovilliers, v. Dom Calmet, II, p. 22 et pr. p. CCCXXIII. Herbert, premier abbé de Riéval, fonda Jovillier et reçut des dons de Geofroi.

(2) « La commanderie de Ruetz avait été fondée, en 1137, par Haton de Hatoncourt. L'acte en fut scellé à Châlons par l'évêque Geofroi, en présence de plusieurs seigneurs du pays, entre autres Geofroi de Joinville, Roger, père de Geofroi et sa mère » (Jolibois, v. Ruetz). Il résulterait de ce passage pris à la lettre que Roger aurait vécu au moins jusqu'en 1137. M. Longnon ( Vassaux de Champagne, p. 330) fixe cependant la date de sa mort à l'année 1130, et mentionne des actes de Geofroi III de l'année1134.

(3) Documents de l'histoire des Vosges, III, p. 2, 3.


Il résulte de l'épitaphe que nous avons transcrite, que l'on doit à ce seigneur la fondation de la collégiale de Saint-Laurent de Joinville. Nous savons enfin qu'à la suite de certains démêlés avec l'abbaye de Saint-Urbain qui possédait des serfs à Maizières, Geofroi s'était indument emparé de l'un de ses hommes.


Pour réparer ses torts, il céda au monastère un ménage composé d'une femme avec ses fils et sa fille.


FAMILLE DE GEOFROI III


Le texte d'Albéric relatif à ce seigneur est ainsi conçu : « Geofroi le Gros de Joinville épousa Félicité, veuve de Simon de Broyes, et donna le jour à Geofroi Valet et à Gertrude, qui fut mère de Hugues, comte de Vaudémont (1132). Vers le même temps, mourut Simon, seigneur de Broyes dont la veuve, nommée Félicité, devint l'épouse de Geofroi le Gros de Joinville ; ainsi le seigneur de Broyes, fils de ce Simon, tint sa terre pendant quatre-vingts ans. »


Félicité était fille d'Erard I, comte de Brienne, et d'Alix de Roucy (1).


Les enfants issus de son second mariage avec le sire de Joinville sont :


I. Geofroi IV qui suit;


II. Gertrude qui épousa Gérard II, comte de Vaudémont, dont une descendante, Marguerite, devint l'épouse de Anseau, sire de Joinville, dans les premières années du XIVe siècle.


(1) Dom Calmet donnait pour père à Geofroi III, son aïeul Geofroi II, et pour mère, Gertrude, fille de Gérard de Vaudémont. Il donne pour femme au même Geofroi III, Jeanne, fille de Guillaume, baron de Reynel et de Vaucouleurs (T. 1, p. 1114). On trouve la même erreur dans une généalogie citée par M. Didot (p. CXXIX). C'est par suite d'une faute d'impression que le même auteur désigne Félicité comme fille de Simon de Broyes.


 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.

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ROGER DE JOINVILLE - 4eme seigneur connu d'Echenay

27 Novembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Blason Joinville

 

Roger de Joinville vécut sous les règnes de Philippe Ier et de Louis VI le gros.


Il est le fils de Geoffroy II. (Cliquez ici : GEOFFROY II - 3eme seigneur connu d'Echenay - XIeme  )


Laissons donc la parole aux quelques érudits qui se sont intéressés à Roger.


Les auteurs qui ont laissé des notes sur Joinville, et les titres manuscrits relatifs aux premiers temps de son histoire, sont en si petit nombre, qu'on ne devra pas s'étonner de nous voir passer rapidement sur les exploits de Roger, successeur de Geoffroy II.


Il était son troisième fils, et nous trouvons qu'il épousa de bonne heure Adélaide ou Aldéarde de Vignory, ou de Vangionisrivo, appelé aussi Vauderognon.


Roger fut présent en 1104 à la donation que fit Hugues, comte de Champagne, à l'abbaye de Molème étant au concile de Troyes. En 1112 il abandonna le village de Saint - Rémy, dont il avait été inféodé par le comte de Brienne, à l'abbé de Montiérender, et mourut vers l'année 1128.


Il eut de son mariage trois fils et deux filles :


Geoffroy, l'aîné, fut son successeur à Joinville.


Robert, le second, ne nous est connu que par un acte dans lequel il approuve les donations faites par son frère à l'abbaye de Saint-Urbain.


Guy, le troisième, fut archidiacre de Langres, et ensuite 59eme évêque de Châlons. On vante le savoir et la charité de ce prélat. Une famine étant survenue dans son diocèse, il consacra une partie de sa fortune à des distributions de grains et d'aumônes;

 

Ce fut lui qui établit en 1190 un prévôt dans l'église collégiale de Saint-Laurent où il avait fondé quatre canonicats. Quelque temps après le prévôt fut changé en doyen.

Gui de Joinville, étant déjà fort avancé en âge, partit pour la Terre-Sainte. Il y finit ses jours et fut enterré dans la vallée de Josaphat.


Des deux filles de Roger, l'une, Guillemette, fut abbesse, et l'autre, nommée Béatrix, épousa Henri III comte de Grandpré.


Fériel, Jules. Notes historiques sur la ville et les seigneurs de Joinville

 

Roger succéda à son père, comme seigneur de Joinville, en même temps que Renaud, son frère aîné, devenait comte de Joigny. Il est douteux, malgré les autorités citées par Levesque de La Ravalière, qu'il ait été pourvu de la charge de sénéchal de Champagne.

 

Du reste son nom n'est associé à aucun événement historique. Nous savons seulement que, en

1113, il se trouvait à Troyes, où siégeait dans sa cour féodale Hugues, comte de Champagne, lequel se disposait alors à partir pour la Terre-Sainte. Ce prince exigea que le comte Erard de Brienne renonçât en faveur de l'abbaye du Der à ses droits sur le village de Saint-Remy (de Ceffonds) qu'il avait sous-inféodé au seigneur de Joinville. La renonciation de Roger est mentionnée dans le même acte. On s'explique du reste que Roger se soit montré particulièrement conciliant à l'égard de ce monastère. Il avait épousé en effet Adélaïde, fille de Roger, sire de Vignory, dont un fils, pareillement nommé Roger, était devenu abbé de Montiérender, en 1097. Les deux beaux-frères s'abstinrent de ces conflits affligeants dont les conséquences étaient souvent désastreuses pour les populations.

 

Roger est cité en outre dans un acte de donation que fit Hugues de Champagne, en 1101, à l'église de St-Oyen d'Ioux, et en 1104, dans un acte du même prince en faveur de l'abbaye de Molesme.(1)

 

Ce seigneur paraît avoir émis des prétentions inquiétantes sur les domaines de l'abbaye de St-Urbain dont il avait l'avouerie. Mais en 1131, le pape Innocent II étant à Troyes confirma les possessions du monastère, en menaçant d'excommunication les usurpateurs. Roger se soumit. Mais en même temps, les religieux lui reconnurent des droits de justice sur le marché de St-Urbain entre le lever et le coucher du soleil, sous la réserve du droit d'asile du moustier (comprendre monastère).

 

Ces conventions furent l'objet d'une transaction qui fut rédigée à Thonnance en 1132.(2)

Roger fut l'un des bienfaiteurs de la Chapelle aux Planches au diocèse de Troyes (3). Il confirma en 1121, une donation faite précédemment par Renaud, comte de Joigny, son frère, à l'abbaye de Boulancourt. (4)

 

Il mourut au plus tôt en 1132. (5)

 

(1) Ducange, p. 7. D'après ce savant généalogiste, il s'agirait dans ce dernier acte de la confirmation faite par le comte de Nevers Guillaume des donations par lui consenties en faveur de ce monastère, pendant le concile de Troyes.

(2) Jolibois. V° St-Urbain.

(3) Gallia Christiana, t. XII, p. 595.

(4) Cart. de Boulancourt.

(5) En 1128, suivant Fériel : en 1130, selon Didot.


Albéric s'exprime en ces termes sous la date de l'année 1110: « Roger de Joinville, fils de Geofroi, épousa la soeur de Gui de Vignori : ses enfants furent Geofroi le Gros, Gui, évêque de Châlons et Beatrix de Grandpré qui laissa une nombreuse postérité. »


Mais cette liste n'est pas complète : elle doit être ainsi rectifiée.


1° Geofroi III succéda à son père.

2° Robert est mentionné dans un acte passé entre son frère et l'abbaye de St-Urbain, en 1168 (Son nom se rencontre dans la charte de fondation de N.-Dame du Val d'Osne (1145)).

3° Gui fut d'abord archidiacre de Langres, puis évêque Châlons en 1164. Ce prélat se distingua par sa charité dans le courant des années 1176 et 1177, en soulageant les misères qu'avait causées une grande famine dans son diocèse. [ ]

4° Adélaïde, était en 1150, abbesse d'Avenai.

5. Guillelme succéda à sa sœur dans cette dignité. Elle est aussi mentionnée comme religieuse à La-Ferté-sous-Jouarre (1).

6° Beatrix épousa Henri III, comte de Grandpré, qui selon Albéric, fut inhumé dans l'abbaye de Foisny (2).


Peut-être faut-il compter parmi les descendants de Roger Gilbert de Joinville qui fit à l'abbaye de St-Urbain, en 1183, don d'un petit domaine, en présence de Gui, évêque de Châlons et de Henri, comte de Bar (3).


(1) L'une des deux sœurs mentionnée par Ducange aurait été élue par Guillaume aux blanches mains, sans le consentement de Thibaut, comte de Champagne, ainsi que cela résulte d'une lettre de ce prélat, insérée au Cartulaire de Champagne, V. Gallia Christiana, t. IX, p. 280 et Ducange, p. 7 de la Généalogie de Joinville.

(2) Les auteurs de « l'Art de vérifier les dates » donnent à ce comte de Grandpré, une épouse du nom de Lucharde.

(3) Gall. Christ, IX, p. 926.

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.

 

 

Delaborde fait mourir Roger plus tardivement : La date de la mort de Roger ne nous est pas connue ; elle est en tout cas postérieure à 1137.

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GEOFFROY II - 3eme seigneur connu d'Echenay - XIeme

22 Octobre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

 

Blason Joinville

Régnant sur Joinville et de ce fait sur Echenay au temps de Philippe 1er  (4eme roi Capétien), Geoffroy II fait preuve d’un atavisme certain. Les relations avec les moines de Montiers en Der dont il est l'avoué sont toujours aussi tendues et ce, depuis trois générations. On peut toutefois s’en réjouir car cela nous fournit maintenant à peu près les seuls éléments qui nous permettent de connaitre sa vie.


Voici trois analyses différentes pour approcher son histoire :


La sirerie de Joinville et le comté de Joigny (ce dernier élément est contesté par d’autres historiens), après la mort de Geoffroy Ier, passèrent à son troisième fils, deuxième seigneur du nom de Geoffroy.

 

Étant avoué de l'abbaye de Montierender, il avait établi en cette qualité des coutumes très onéreuses dans les terres du monastère. Dudon , qui en était alors abbé, se plaignit à Thibaut, comte de Champagne, qui fit citer Geoffroy en 1088 à sa cour de Meaux. Ce dernier comparut; mais sur ces entrefaites, Etienne, fils du comte de Champagne, ayant été fait prisonnier de guerre par le roi Philippe Ier. Thibaut, son père, courut solliciter sa délivrance, et ne put se rendre à Meaux au jour marqué. Le sire de Joinville revint donc sans avoir été jugé, et prit le parti de composer avec l'abbé Dudon. Par le traité qui intervint, Geoffroy promit de s'en tenir aux coutumes qui avaient été observées du temps d'Étienne son aïeul. (Mabillon.)

 

Il avait épousé Hodierne de Courtenay qui lui donna trois fils:

 

Valfride, mort avant lui sans postérité;

 

Renaud, qui continua les comtes de Joigny

 

Roger qui suit.

 

Il eut aussi deux filles:

 

Hadevide ou Haloïde, dame d'Apremont, qui laissa de nombreux descendans;

 

Laure, qui, s'étant fait religieuse, devint abbesse.

 

Geoffroy II fit des donations aux églises et à quelques maisons religieuses; il mourut en 1096.

 

Fériel, Jules. Notes historiques sur la ville et les seigneurs de Joinville

 

Voici ce qu’en dit Delaborde


Comme son père et comme son aïeul, Geoffroy II  fut avoué de Montiérender pour le pays de la Blaise ; comme eux aussi, au lieu d’employer le pouvoir qui lui avait été confié à défendre les intérêts de l’abbaye, il se regardait comme le maitre de son avouerie et y percevait des contributions autres que celles qu’il avait le droit de lever. L’abbé Dudon II en appela au comte de Champagne, Thibaut 1er , qui, en 1088, cita les deux parties à comparaitre devant lui à Meaux. Au jour dit, l’abbé et le sire de Joinville étaient là mais le comte absent. Geoffroy, jugeant sans doute que la sanction serait sévère, en profita pour faire un accord avec l’abbaye où il s’engageait de s’en tenir aux droits reconnus à son aïeul Etienne.


Si l’on mentionne encore qu’à une date inconnue, il fit de concert avec ses frères Renard et Roger une fondation à Boulancourt pour le repos de l’ame de leur neveu Witier de Nully, qu’il confirma et compléta vers 1090 les donations faites par son père au prieuré de Vaucouleurs et qu’il apparait comme témoins d’une donation faite à Molesme pour le salut du comte Thibaut de Champagne et celle de son fils Jean entre 1094 et 1100, on aura épuisé les renseignements biographiques que l’on posséde sur lui.


Jean de Joinville et les seigneurs de Joinville – H.F Delaborde – Imprimerie Nationale – Paris - 1894

 

GEOFROI II SEIGNEUR DE JOINVILLE ET COMTE DE JOIGNY

 

Geofroi II succéda à son père dans la seigneurie de Joinville et dans le comté de Joigny. Nous ne connaissons guère de sa biographie que ses démêlés avec l'abbaye de Montiérender et les dons qu'il fit au prieuré de St-Thiébaut de Vaucouleurs afin de compléter la fondation commencée par son père.

 

Certains documents cités par Lévêque de Laravalière permettraient de penser que Geofroi II aurait été investi de la charge de sénéchal de Champagne, en 1104 et en 1114. Mais il paraît être décédé dans les dernières années du XIe siècle et cet historien l'aura confondu avec son fils Roger (1).

 

(1) Vie du sire de Joinville, dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XX, p. 311. M. d'Arbois de Jubainville cite comme premier sénéchal de Champagne Geofroi III, fils de Roger (Hist. des comtes de Ch., t. IV. p. 487).

 

La perception des redevances que les seigneurs de Joinville se croyaient en droit d'exiger des hommes de l'abbaye de Montiérender, et l'exercice des droits de justice dans le Blaisois, donnaient lieu à des conflits incessants qui finirent par rendre nécessaire l'intervention du comte de Champagne.

 

En 1081, Thibaut I assistait au concile de Meaux qui venait de s'ouvrir sous la présidence de l'évêque de Die, légat du Saint-Siége. L'abbé Dudon s'adressa à ce prince pour obtenir la réparation des abus dont il croyait avoir à se plaindre de la part du sire de Joinville et du comte de Brienne. Une excommunication fut lancée contre ce dernier. Geofroi, cité devant le concile, ne put être entendu parce que, sur ces entrefaites, Etienne Henri, fils du comte de Champagne, s'était révolté contre le roi de France et venait d'être fait prisonnier. Pendant que son père faisait des démarches afin d'obtenir sa liberté, le sire de Joinville, afin de prévenir la sentence dont il était menacé, résolut de transiger avec les religieux qu'il avait lésés.

 

Les redevances dues à Geofroi furent réglées de la manière suivante : Les maisons religieuses de Ville-en-Blaisois et de Dommartin devront lui livrer annuellement chacune vingt béliers au mois de mai, et vingt jeunes porcs à la St-André, au château de Joinville. Les charrois devront être exécutés de telle sorte que les voituriers quittant leurs demeures le matin pourront y rentrer dans la même soirée. Quant aux corvées nécessaires pour les travaux du château, les officiers du monastère fourniront des ouvriers en nombre suffisant pour qu'ils ne soient pas occupés plus d'une semaine. Le sire de Joinville aura droit à trois gîtes par an dans les deux résidences ci-dessus marquées, sans cependant qu'il puisse y amener une suite trop nombreuse. Mais on ne devra rien exiger sous aucun prétexte des serviteurs, clercs ou lais du monastère, tels que bouviers, porchers, vachers, vignerons ou fourniers.

 

Si les tenanciers de l'abbaye commettent quelque contravention, ils seront cités à la requête du sire de Joinville devant le messier (villicus) (Officier en charge de la surveillance des terres cultivées. A la manière du garde-champêtre, le messier a pour rôle de protéger les produits du sol afin de les prémunir du vol), devant le prévôt ou l'abbé : ce n'est qu'au cas où ceux-ci refuseraient de faire justice que le seigneur de Joinville pourrait s'attribuer la juridiction en sa qualité d'avoué.

Cette transaction renferme une clause vraiment humiliante pour Geofroi : il se vit contraint de désigner dix otages qui s'obligèrent sous serment à faire respecter la convention et à réparer le préjudice en cas de contravention.

 

Ainsi que nous l'avons dit, Geofroi II tint envers l'abbaye de Molesme les engagements pris par son père ; il abandonna au prieuré de St-Thiébaut de Vaucouleurs la sixième partie de l'église de Cusey, le quart de celle de Chalaines et trois pièces de terre.

Il y ajouta le manse Blaini, le four banal du château, une partie du moulin de Chalaines, des droits de panage dans la forêt de Waivre et d'usage pour les bois de construction, une vigne, une partie du Breuil.

 

Une dernière concession en faveur de ce prieuré a pour objet cinq familles de serfs avec leurs tenures.

 

Cet acte, qui porte la date de 1096, renferme en outre plusieurs libéralités du comte Eude de Champagne, fils de Thibaut, et du prévôt du château, Sigebert.

En rapprochant ce document d'une autre notice, insérée sous la date de 1105, dans le Cartulaire de Molesme, on voit que la fondation même du prieuré fut l'œuvre de Geofroi I.

C'est sans doute à Geofroi II, que l'on doit attribuer la fondation du prieuré de Joigny en 1080.

 

FAMILLE DE GEOFROI II

 

Geofroi avait épousé Hodierne, fille de Josselin I, seigneur de Courtenai dont il eut trois fils et deux filles, savoir :

 

Valfride ou Geofroi, nommé le premier avec ses deux frères, dans un titre de l'abbaye de Boulancourt : il est en outre cité comme partie avec son père dans une charte en faveur du prieuré de Vaucouleurs (Ann. Bénédict, t. v. p. 479). Il mourut avant son père.

 

Renaud qui devint comte de Joigny et qui aurait épousé Vandelmode, fille de Humbert I, sire de Beaujeu, puis Amicie. Il fut l'un des fondateurs de l'abbaye cistercienne de Boulancourt à laquelle il fit, vers l'année 1095, une donation, du consentement de Hugue Bardoul, seigneur dominant, son parent.

 

Hadevide qui, selon la généalogie de la maison d'Apremont, par Mussei, aurait apporté en dot cette seigneurie à Gobert I. Cependant d'autres autorités citées par Dom Calmet font mention d'un seigneur d'Apremont, dès l'année 1052, époque antérieure au mariage de Hadévide, ce qui permet de douter que le château d'Apremont ait primitivement appartenu aux sires de Joinville.

 

Laure, qui devint abbesse (non citée par Ducange) (1).

 

Geofroi II mourut après l'année 1099, car il est cité à cette date dans une charte du Cartulaire de Molesme, avec Geofroi de Troyes, la comtesse Adélaïde et ses fils Hugues et Philippe.

 

(1) Peut-être doit-on compter parmi les descendants de Geofroi II Miles ou Milon de Joinville, cité comme témoin dans un acte de donation en faveur de Molesme par Haymon de Brie sous Robert, év. de Langres, qui vivait en 1106 (Ducange, p. 28).

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.

 

 

Roger, quatrième sire de Joinville et d’Echenay, (pour Simonnet : son fils, pour Delaborde son frère), lui succédera.

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GEOFFROY I - 2eme seigneur connu d'Echenay- XIeme siècle

16 Octobre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Blason Joinville

 

La souveraineté de Geoffroy I dit le Vieux sur Joinville et Echenay ressemble beaucoup à celle de son père : Peu d’archives et des renseignements fragmentaires.


L’homme suit les traces de son géniteur : guerres, accaparements puis libéralités, en fonction de l’urgence du moment.


Mais pouvait-il en être autrement ? Comme beaucoup de seigneurs de son temps, il confond souvent biens temporels et biens religieux. Puisque c’est lui qui porte l’épée et protège les pauvres moines, alors, leurs biens sont aussi un peu les siens, non ? Se les accaparer, quoi de plus naturel pour un puissant seigneur du XIème siècle !


Il a la force, ils ont leur évêque et le pape ! Mais la peur du jugement dernier est si grande…


Marié avec Blanche de REYNEL vers 1045 (Parents de Blanche : Arnoul de REYNEL & N de FOUVENT ), Geoffroy, Gaufridus, fils d'Etienne de Joinville succéda à son père dans cette seigneurie, aussi bien que dans le comté de Joigny (toutefois voir fin d’article).


Il porta, suivant Alberic, la guerre dans le Boulonnais, et fit dans cette expédition des prodiges de valeur; néanmoins le sort ne lui fut pas favorable ; son fils Holdin resta sur le champ de bataille, et lui-même tomba prisonnier. Ayant recouvré sa liberté quelque temps après, il revint à Joinville et vécut encore vingt-six ans.

 

Il fit à l'abbaye de Vaucouleurs des donations nombreuses, et abandonna un fonds de terre qu'il possédait dans ce lieu pour y faire construire une abbaye.

 

Ce ne sont pas les seules libéralités que l'on connaisse de lui: il établit plusieurs fondations dans l'abbaye de Molème, avec le consentement de son fils et de son épouse Blanche de Mosellane.

 

Geoffroy Ier possédait entre autres églises, celle de Notre-Dame de Wassy ; menacé d'excommunication par le pape Léon IX, s'il ne la rendait à une maison religieuse, il alla trouver l'évêque de Châlons, Roger III, qui était alors à Thonnance, et remit l'église à l'abbaye de Montierender.

 

Ce seigneur eut quatre enfans:

 

Guy, comte de Joigny, qui fit en 1096 un voyage à la Terre-Sainte et mourut sans postérité;

 

Renaud, qui succéda à son frère, et ne laissa point d'enfant de sa femme Vindemode;

 

Geoffroy II qui suit ;

 

Et Holdin, mort à Bologne.

Ce dernier avait eu lui-même deux fils, Gauthier et Vithier, avec une fille Hesceline, dame de Neuilly, mariée à un seigneur d'Aigremont, frère de Tesselin, père lui-même du fameux saint Bernard.

 

Geoffroy Ier mourut en 1080.

 

Fériel, Jules. Notes historiques sur la ville et les seigneurs de Joinville

 

Voici une autre biographie :

 

GEOFROI  I DE NEUFCHATEAU, SEIGNEUR DE JOINVILLE ET COMTE DE JOIGNY

 

Geofroi devint sire de Joinville et comte de Joigny après la mort de son père. Nous ne connaissons de sa biographie que les faits rapportés par Albéric de Trois-Fontaines et ses relations avec les abbayes de Molesmes et de Montiérender. La bataille de Bologne, où périt son fils Hildoin et où lui-même fut fait prisonnier, en 1055, n'a laissé d'autres traces que les deux lignes du chroniqueur que nous avons transcrites ci-dessus. Albéric rappelle en même temps la bataille de Mortemer, en Normandie, où l'armée commandée par Eudes, frère du roi de France, fut complètement défaite par celle du duc Guillaume le Bâtard. Thibaut I, comte de Champagne, y combattit dans les rangs de l'armée royale, avec ses vassaux, au nombre desquels se trouvait vraisemblablement le sire de Joinville (1). Peut-être le combat de Bologne ou de Boulogne ne fut-il qu'un incident de cette campagne. Au temps de l'abbé Brunon (1049-1082), Geofroi céda à l'abbaye de Montierender l'église de Wassy que ses prédécesseurs tenaient de l'évêque de Châlons (2).

 

(1) D'Arbois de Jubainville, t. 1. p. 386.

(2) M. l'abbé Bouillevaux interprète ce texte d'une manière, ce semble, bien défavorable, lorsqu'il suppose que Geofroi s'était indûment emparé de cette église (p. 238). La charte rappelle seulement que les canons défendaient aux laïques de posséder des édifices consacrés au culte.

 

Mû par le désir d'expier ses péchés et de mériter le salut éternel, dit le donateur, il prit la résolution de se dessaisir de cette église, afin que désormais, elle ne fût possédée par aucun laïque. Il se rendit à Thonnance, où se trouvait alors l'évêque Roger; l'acte de cession fut passé en présence de l'abbé de Saint-Urbain, avec le consentement de Blanche, épouse de Geofroi, et de leurs fils Geofroi et Renard. Il y est stipulé que l'abbé du Der devra établir des religieux à Wassy, et que dans le cas où quelque évêque de Châlons prétendrait revenir sur cette transaction, l'église ferait retour à la famille du donateur.

 

Brunon se montra reconnaissant de cette libéralité et fit à Geofroi l'abandon des églises qui avaient été usurpées par son père, ou plutôt, il confirma les droits d'avouerie qui appartenaient au sire de Joinville sur ces domaines dépendant de l'abbaye. Geofroi commença par réintégrer le monastère dans l'église de Dommartin qui lui fut aussitôt rendue : puis la charte rappelle celles que son père avait possédées, savoir : Lassicourt, St-Christophe, Trémilly. Dommartin, Ragecourt, le lieu appelé Villa de Gurgione (La villa de Gurgione et Dommartin (le saint-Père) ne sont pas mentionnés dans les chartes relatives aux possessions d'Etienne de Vaux ; en revanche elles citent Vaux-s-Blaise et Ville-sur-Terre qu'on ne retrouve pas dans celle-ci).

 

Il est dit que Trémilly, Ragecourt, Fays et Gurgy sont cédés à Geofroi pour être conservés par lui et ses descendants jusqu'au deuxième degré.

A défaut de postérité directe, ces domaines devront revenir à son frère ; après ce dernier, à son plus proche parent, de telle sorte que ces domaines devront faire retour à l'abbaye après la deuxième dévolution.

 

Ce titre offre cette particularité à laquelle nous avons déjà fait allusion, que le seigneur de

Joinville y est appelé G. de Neufchâteau.

 

On lit dans le Gallia Christiana (XII, col. 404) que, en 1080, Geofroi, c. de Joigny, donna à l'abbaye de la Charité-sur-Loire les églises de Notre-Dame et de St-Jean de Joigny, ainsi que les chapelles de St-Martin et de St-Thibaut.

 

Geofroi fut un des premiers bienfaiteurs de l'abbaye de Molesme (près de Châtillon-sur-Seine). Saint Robert venait d'envoyer à Vaucouleurs des religieux qui y fondèrent le prieuré de St-Thibaut. Le sire de Joinville leur fit don du champ où fut bâti le sanctuaire, avec le pré attenant.

Il y ajouta un champ à Bure, la chapelle du château, les prieurés de Thusey et de Chalaines. Il prit en outre l'engagement de racheter, pour les donner aux religieux, les possessions qui avaient appartenu à ses ancêtres dans les domaines dépendant de ces églises (1).

 

La chronique d'Albéric fixe la date de la mort de Geofroi I à l'année 1081, (le 25 janvier d'après Ducange).

 

(1) Mabillon. Ann. Bénédict. T. III, p. 478. Ces donations sont rapportées dans une notice insérée au Cartulaire de Molesme.

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... par J. Simonnet,.... 1875

 

Avec Geoffroy I se pose encore la question de la possession ou non du Comté de Joigny. Henri-François Delaborde réfute fermement cette hypothèse en y apportant ce qu’il considère comme des preuves tangibles. (persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1890_num_51_1_447617)

 

 

Mais après tout, quelle différence pour les Epincellois* ! (*habitants d’Echenay; voir :  QUAND ECHENAY N’ETAIT PAS ENCORE ECHENAY)

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MILLÉNIUM - ETIENNE DE VAUX - XIème SIECLE

6 Octobre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

L’histoire commence vers l’an 1000. A cette époque, Robert II le Pieux, deuxième roi Capétien car fils d’Hugues Capet,  règne sur le royaume de France. Oh, roi, il l’est, mais pas comme ces rois que nous connaissons mieux car plus proches de nous.

 

Si le domaine de France s’étend assez largement, le domaine royal de Robert le Pieux ne couvre qu’une petite partie de l’Ile de France. Les autres régions sont confiées à des seigneurs vassaux, comtes ou ducs, qui sont souvent plus riches et puissants qu’il ne l’est. Et bien sûr, sous des airs de fidélité au roi, ils œuvrent surtout à leur propre puissance. Ils feront tout pour la conserver et l’étendre durant des siècles, s’opposant plus ou moins directement aux tentatives des monarques successifs d’assoir leurs prérogatives sur le territoire.

 

Et puis il y a l’Eglise, dont la puissance et la richesse fonde le pouvoir. Le pape est-il mieux fondé à diriger les hommes que le roi ? Cette question viendra brouiller le jeu déjà compliqué entre le roi et ses vassaux pendant longtemps. En somme, trois pouvoirs s’affrontent !

 

 En ce qui nous concerne, Joinville, dont dépend Echenay, appartient au comte de Champagne.

 

 Etienne de Vaux (° v 1000 ?, + v 1060) fut le premier seigneur connu de Joinville et donc d’Echenay qui était sur son territoire.

 

Petite ville de Champagne, assise aux bords de la Marne, elle fut autrefois appelé Jovis-Villa, soit ville de Jupiter. Malheureusement, nous ne remonterons pas aussi loin ! Et de plus, cette origine est contestée par certains. Joinville pourrait venir de la contraction entre Joigny (la ville, voir plus loin) et ville (Joingnivilla ou Jonivilla sur certains actes anciens).

 

On le sait, il est difficile de remonter avant la seconde moitié du XII siècle pour étudier les plus grandes familles féodales. Alors, pour des lignées de moindre importance, la tâche est ardue. Vous ne vous étonnerez donc pas des incertitudes qui apparaissent dans l’analyse des sources anciennes, chaque auteur élaborant des hypothèses différentes  en cas de doute d’interprétation.

 

Toutefois, les seigneurs de Joinville ont eu la chance d’attirer assez tôt l’attention des historiens grâce à Jean de Joinville, (° v 1224, + 24/12/1317), sénéchal de Champagne, chroniqueur de Louis IX – Saint-Louis, dont les mémoires sont restées célèbres. Vous savez, celui qui, partant aux croisades sur son fier destrier, quittant son château, sa femme et ses enfants en bas âge, ne voulut pas se retourner pour jeter un dernier regard sur Joinville de peur de pleurer ! Je vous encourage d’ailleurs à lire ses mémoires (faciles à trouver sur le net) qui sont un témoignage unique de ce temps des croisades, surtout par un participant. Mais revenons à ses aïeux.  

 

Etienne de Vaux semble être né à Vaux sur Saint-Urbain, village proche de Joinville. Mais d’autres estiment possible sa naissance du côté de Neufchâteau, étant nommé Stephanus de Vallibus (Vaux), ou encore Stephanus de Novo Castello (Neufchâteau) ce qui fait dire à J.Simonet : On peut supposer que les seigneurs de Vaux-sur-Saint-Urbain venaient d'une branche cadette de la maison de Neufchâteau, ou même qu'ils ont pendant quelque temps possédé cette ville ainsi que la seigneurie de Joinville. Mais ayant construit le château de Joinville, n’est-il pas naturel de parler de  Novo Castello (Laborde)? Bref, son origine exacte reste sujette à hypothèse.

 

Ce qui est sûr, c’est que c’est lui qui donnera à la famille de Joinville le commencement de sa grandeur.

 

Comme on va le voir, les sources tangibles ne nous rapportent que les faits de violence qu’il a commis. Elles sont peu nombreuses, parfois écrites postérieurement à sa vie et souvent sujettes à interprétations.

 

Apprécié pour ses qualités guerrières, il devient proche de la maison de Brienne, connue surtout pour ses brigandages dans la région. Par le mariage que lui procura Engelbert, comte de Brienne, avec la comtesse de Joigny, Marie Adélaïde de Brienne, il entre dans le paysage seigneurial des familles nobles respectées. Ce mariage pourrait avoir eu lieu, au plus tard en 1008 selon certains.

 

D’aucuns affirment que les trois premiers seigneurs de Joinville furent aussi comtes de Joigny. Cela est contesté par d’autres, comme Henri-François Delaborde en 1890.

 

« Engelbert, comte de Brienne, ayant une sœur qui n’était pas encore engagée dans les liens d’aucun mariage, et souhaitant la donner à un homme vaillant et puissant, fit un accord avec Etienne de Joinville, à qui il l’unit par un lien conjugal». Tels sont les termes de l’acte par lequel  Dudon, abbé de Montiérender, rappelle sous quelles conditions il a concédé l’avouerie du Blaisois ou pays de la Blaise au premier seigneur de Joinville. L’acte n’est pas daté. On sait seulement qu’il est antérieur au 15 mai 1027.

 

Dudon rédige ce document pour se plaindre d’Etienne. Ce dernier est retors et, copiant Brienne, n’hésite pas à s’accaparer des ressources sur les gens qu’il est censé protéger !

 

Trois chartes concernant le premier seigneur de Joinville nous ont été conservées dans le Cartulaire de Montiérender.

La première est relative au mariage d'Etienne de Vaux et constate que le comte de Brienne, en donnant à son vassal la main de l'héritière de Joigny, lui a cédé l'avouerie de la contrée du Blaisois; que Etienne demanda à l'abbé Dudon de nouveaux avantages, promettant, de son côté, une protection efficace au monastère. Il fut convenu en conséquence que le nouvel avoué aurait droit annuellement à une redevance de quarante béliers et de quarante truies, et à six repas; qu'il pourra exiger des charrois pour amener à son château des bois et des fascines nécessaires pour les travaux de construction. Il se concertera avec les officiers du monastère pour requérir les ouvriers : les hommes de corvée ne pourront être retenus plus d'une journée hors de leur domicile. S'il exige rien au-delà (des choses en plus), le seigneur de Joinville sera déchu de tout droit sur ce territoire.

Peu de temps après, l'abbé Dudon eut à se plaindre des abus de toute sorte commis par Etienne de Vaux : il avait envahi les domaines du monastère à Ragecourt-sur-Blaise, à Vaux, à Fays, à Trémilly, à Saint-Christophe, à Lassicourt et à Ville-sur-Terre (Saura Terra). Le prélat s'adressa au roi Robert qui célébrait alors à Reims le couronnement de son fils Henri I (donc en 1027, le sacre ayant eu lieu le 14 mai). Après avoir consulté son conseil, qui fut d'avis que Etienne de Vaux avait mérité la peine de l'excommunication, le souverain ajourna la sentence au lendemain, ne voulant pas qu'un jour aussi solennel fût marqué par une malédiction. La sentence fut en effet prononcée. Etienne, désirant faire lever cette excommunication, entra en composition avec l'abbé Dudon; la charte suivante constate une partie des réparations auxquelles avait droit le monastère. (Source : Simonnet)

 

Mais Dudon n’est pas le seul à se plaindre !

 

Hermann, évêque de Toul, enjoint Etienne de s'abstenir des vexations dont il s'était rendu coupable envers les moines établis à Augéville. En l'année 1005, l'évêque Bertold avait fait don de l'église St-Hubert d'Augéville au prieuré de St-Blin (Bertiniaca curtis), dont les religieux desservaient cet oratoire. L'abbé de Saint-Urbain interdit à ses tenanciers, résidant à Augéville, de payer la dîme aux desservants. De son côté, Etienne avait molesté les ouvriers qui travaillaient dans la grange et poursuivi les moines jusque dans le sanctuaire. L'évêque Herman enjoignit à son archidiacre et au doyen de faire respecter le droit qu'il avait conféré au prieur de Saint-Blin de desservir cette église, et adressa deux mandements à l'abbé de Saint-Urbain et à Etienne, auteur de ces voies de fait. [ ] (Source : Simonnet)

 

Les démêlés qui rendirent nécessaire l'intervention de l'évêque Herman en faveur des religieux d'Augéville ne sont pas les seuls qui se soient élevés entre les premiers seigneurs de Joinville et l'autorité épiscopale.

 

On lit dans la notice concernant l'évêque Udon (1052-1069), que, à une époque remontant à quarante ans, l'évêque de Toul avait eu à se plaindre des violences des seigneurs de Vaucouleurs qui n'étaient autres que les seigneurs de Joinville.

Le prélat invoqua le secours de Gérard d'Alsace (Source : Simonnet)

 

Et puis il y a les guerres auxquelles il doit participer.

 

 En 1036, Eudes, comte de Champagne, prétendant évincé du royaume de Bourgogne, envahit la Lorraine, afin de tirer vengeance de l'empereur Conrad, son adversaire plus heureux. Il s'empara du château de Bar et vint, le 31 octobre, mettre le siège devant Toul, qui fut énergiquement défendu par l'évêque Brunon. Forcé de se retirer en Champagne, Eudes y fut poursuivi par Conrad qui le força à signer un traité humiliant.

L'année suivante, il pénétra en Lorraine une deuxième fois, mais il perdit du temps devant le château de Bar; le duc Gothelon réunit une armée et rencontra son adversaire dans la vallée de l'Orne. L'armée champenoise, beaucoup plus nombreuse, eut d'abord l'avantage; mais les Lorrains ayant reçu, pendant le combat, les contingents de l'évêque de Metz et ceux du comte Gérard, venant de Basse-Lorraine, la lutte se termina par la défaite de Eudes et des siens qui laissèrent deux mille hommes sur le champ de bataille.

Il n'est guère douteux que, dans ces deux campagnes, Etienne de Vaux ait compté parmi les envahisseurs de la Lorraine, et qu'il ait partagé les revers des partisans d'Amalric, en 1017, et le désastre du comte de Champagne, son suzerain, en 1037.[ ] (Source : Simonnet)

 

 

Mais Etienne ne fait pas que guerroyer et brigander. C’est lui qui fait construire le premier château de Joinville (cité par Albéric - 1055) avec l’aide d’Englebert et étend sa seigneurie. Jusqu’à cette époque, il n’existait qu’un donjon de bois datant de fort longtemps.

 

 Si l’on ne parvient pas à démêler les origines du fondateur de la maison de Joinville, on n’est pas beaucoup plus heureux lorsqu’on recherche quelle pu être l’étendue de ses domaines. On sait positivement qu’il posséda le château de Joinville, l’avouerie de saint Urbain, une partie de celle de Montierender et les villages usurpés sur cette dernière abbaye, mais rien ne prouve que son autorité ne se soit pas exercée sur d’autres territoires. On a même quelque raison de soupçonner qu’il a été le maître du château de Vaucouleurs, et que, fidèle à ses habitudes de violence envers l’église, il profita de sa situation pour inquiéter les évêques de Toul. (Source : Delaborde)

 

On peut lire :

 

Les sires de Joinville sont nommés dans nos annales, dès les premières années du XIe siècle. Ils ne cédaient guère en puissance aux Choiseul, aux seigneurs d'Arc et de Châteauvillain, à ceux de Vignory ou de Dampierre qui dominaient dans nos contrées. (Source : Simonet)

 

Les armes que cette famille porte sont assez semblables à celles de la Maison de Broyes au même comté, à la réserve du chef de celle de Joinville, peuvent persuader que ces deux maisons ont une même source, et une même origine, et qu’Estienne premier seigneur de Joinville fut frère puiné d’Isambart seigneur de Broyes [ ].Car l’une et l’autre portoient pour armes d’azur à trois broyes d’or (que quelques Herauds estiment estre certains instruments de bois, dont on se sert pour rompre et broier la chamure et le lin), celles de Joinville ayant pour différence, un chef d’argent à un demy lion de gueules, qui est une briseure assez commune, et une marque de puiné ; et même il est probable que le lion des armes de Joinville est le blazon des anciens Comtes de Joigny [ ]. (Source : cump)

 

Toutefois, même cette hypothèse est mise en doute car l’usage des blasons n’est pas antérieur à la fin du XII siècle.

 

Dès lors, difficile d’en savoir plus ! 

A son décès, son fils Geoffroy I lui succédera dans la maison de Joinville

 

Sources :

Delaborde Henri-François. Recherches critiques sur les premiers seigneurs de Joinville.. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1890, tome 51. pp. 618-629.

Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l’histoire de France – tome 1-  à Londres et à Paris, rue d’Anjou – 1785

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... par J. Simonnet,.... 1875

 

 

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MILLÉNIUM OU L'HISTOIRE DES SEIGNEURS D'ECHENAY

6 Octobre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Blason-Joinville.JPGL’idée me trottait dans la tête depuis un bon moment. En 1000 ans (enfin presque), de l’an 1000 à 1924, trente et un seigneurs se sont succédés à Echenay. Bien sûr, tous n’ont pas habité le village et encore moins le château que nous connaissons. D’ailleurs, il n’existait pas encore ! Mais enfin, ils en étaient seigneurs !

 

Et si je les évoquais tous ? Un voyage dans le temps qui nous fera traverser le moyen-âge, la renaissance, l’ancien régime pour arriver aux portes du XXème siècle…  

 

Des Capétiens à la IIIème République, tous les seigneurs que j’évoquerai ont possédé Echenay.

 

Mais avant de commencer, une rapide présentation s’impose pour « poser le décor ». Reprenons la liste de ces derniers, établie par Gabriel de Pimodan en 1882.

 

I - Etienne de Vaux (ou de Broyes, suivant les sources), premier Sire de Joinville, décédé en 1060

 

II - Geoffroy I, dit le Vieux, décédé en 1080

 

III - Geoffroy II, décédé en 1096

 

IV - Roger, décédé en 1128

 

V - Geoffroy III, le Gros, sénéchal de Champagne, décédé en 1184

 

VI - Geoffroy IV, sénéchal de Champagne, décédé en 1197

 

Ces six premiers seigneurs d’Echenay habitaient Joinville. Les quatre suivants habiteront Sailly.

 

VII - Gui, fils puiné de Geoffroy IV, sire de Sailly et d’Echenay en 1224

 

VIII - Robert, vivait en 1256

 

IX - Simon de Joinville-Sailly, fils puiné de Robert

 

X- Laure, dame d’Echenay, fille de Simon, épouse en 1326, Jean I de Dinteville et fait passer Echenay dans la maison de Dinteville.

 

A compter de cette date, on peut considérer que les seigneurs habitent de droit Echenay, bien que de fait leurs activités les tiennent le plus souvent éloignés du village.

 

XI - Jean I de Dinteville-Echenay, enquesteur et réformateur royal en Champagne, bailly de Chalon sur Saône, de Dijon et des terres d’outre-Saône, 1326.

 

XII - Erard, bailly de Troyes, vivait en 1387

 

XIII - Gérard, bailly de Troyes, seigneur de Dammartin, vivait en 1393

 

XIV - Jean II, bailly de Troyes, vivait en 1438

 

XV - Claude, bailly de Troyes, surintendant des finances de Charles le Téméraire, mort en 1477

 

XVI - Gaucher, bailly de Troyes, gouverneur du Dauphiné français, mort en 1539

 

XVII - Jean, bailly de Troyes, gouverneur de Charles de France, duc d’Orléans, ambassadeur en Angleterre, mort en 1555

 

XVIII- Guillaume, frère du précédent, bailly de Troyes, capitaine de Langres, gouverneur du Bassigny, mort en 1559

 

XIX - Claude, dame d’Echenay, épouse François de Cessac, baron de Cazillac, et Antoinette, mariée à Chrétien de Choiseul, baron de Beaupré

 

XX - François de Cessac, baron de Cazillac et Chrétien de Choiseul, baron de Beaupré, coseigneurs d’Echenay

 

XXI- Charles de Cazillac, chevalier des ordres du Roy, conseiller à son conseil d’Etat et privé, réunit tout Echenay par diverses transactions, 1648

 

XXII - François de Cazillac, vend Echenay à Charles Jean de La Ferté-Sennetaire, 1656

 

Là s’interrompent, pour une génération, les liens du sang…

Courte pause puisqu’ils reprendront 24 ans plus tard avec les Rarécourt de la Vallée de Pimodan pour nous amener au terme de notre voyage, vers 1924.

 

XXIII - Charles Jean de La Ferté-Sennetaire, conte de Brinon, lieutenant général des armées du Roy, vend Echenay à Charles Christophe de la Vallée Pimodan, 1680

 

XXIV - Charles Christophe de Rarécourt de la Vallée de Pimodan, lieutenant pour le Roy et grand bailly d’épée de la ville et pays de  Toul

 

XXV- Charles Hervé, grand bailly d’épée de la ville et pays de  Toul

 

XXVI - Charles Joseph, lieutenant général et grand bailly d’épée de la ville et pays de  Toul

 

XXVII - Charles Jean, brigadier des armées du Roy, grand bailly d’épée de la ville et pays de  Toul

 

XXVIII - Charles Louis, aide de camp du Roy Louis XVIII, lieutenant général des armées du Roy

 

XXIX - Camille, gentilhomme de la Chambre du Roy Charles X

 

XXX - Georges, chambellan de S.M. l’empereur d’Autriche, comte autrichien, général au service du Saint Siège, mort à Castelfidardo (Italie) en 1860

 

XXXI - Gabriel, marquis de Pimodan, duc romain et comte autrichien

 

Source : Histoire d’une vieille maison – le château d’Echenay- par le Marquis de Pimodan – Langres et Paris - 1882

 

Les sources, rares et laconiques, sont souvent confuses voire contradictoires au début de cette expédition dans l’histoire. On écrit peu au moyen âge. Seuls les faits ayant marqué l’époque sont relatés. Et peu sont parvenus jusqu’à nous, disparus ou détruits au cours des siècles. D’où parfois un certain flou ! Vous voudrez bien m’en excuser. Mais plus on avance, plus les renseignements abondent. Conformément à mon habitude, j’indiquerai les sources des renseignements fournis.

 

Vous trouverez dans la catégorie Millenium de ce blog l’histoire de ces seigneurs.

Débutons par Etienne de Vaux, premier seigneur connu de Joinville et donc d’Echenay.

La suite arrivera prochainement au fil de mes recherches.

De quoi, je l’espère, vous faire passer un bon moment et mieux connaitre l’histoire d’Echenay.

 

Bonne lecture !

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