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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

ROGER DE JOINVILLE - 4eme seigneur connu d'Echenay

27 Novembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Blason Joinville

 

Roger de Joinville vécut sous les règnes de Philippe Ier et de Louis VI le gros.


Il est le fils de Geoffroy II. (Cliquez ici : GEOFFROY II - 3eme seigneur connu d'Echenay - XIeme  )


Laissons donc la parole aux quelques érudits qui se sont intéressés à Roger.


Les auteurs qui ont laissé des notes sur Joinville, et les titres manuscrits relatifs aux premiers temps de son histoire, sont en si petit nombre, qu'on ne devra pas s'étonner de nous voir passer rapidement sur les exploits de Roger, successeur de Geoffroy II.


Il était son troisième fils, et nous trouvons qu'il épousa de bonne heure Adélaide ou Aldéarde de Vignory, ou de Vangionisrivo, appelé aussi Vauderognon.


Roger fut présent en 1104 à la donation que fit Hugues, comte de Champagne, à l'abbaye de Molème étant au concile de Troyes. En 1112 il abandonna le village de Saint - Rémy, dont il avait été inféodé par le comte de Brienne, à l'abbé de Montiérender, et mourut vers l'année 1128.


Il eut de son mariage trois fils et deux filles :


Geoffroy, l'aîné, fut son successeur à Joinville.


Robert, le second, ne nous est connu que par un acte dans lequel il approuve les donations faites par son frère à l'abbaye de Saint-Urbain.


Guy, le troisième, fut archidiacre de Langres, et ensuite 59eme évêque de Châlons. On vante le savoir et la charité de ce prélat. Une famine étant survenue dans son diocèse, il consacra une partie de sa fortune à des distributions de grains et d'aumônes;

 

Ce fut lui qui établit en 1190 un prévôt dans l'église collégiale de Saint-Laurent où il avait fondé quatre canonicats. Quelque temps après le prévôt fut changé en doyen.

Gui de Joinville, étant déjà fort avancé en âge, partit pour la Terre-Sainte. Il y finit ses jours et fut enterré dans la vallée de Josaphat.


Des deux filles de Roger, l'une, Guillemette, fut abbesse, et l'autre, nommée Béatrix, épousa Henri III comte de Grandpré.


Fériel, Jules. Notes historiques sur la ville et les seigneurs de Joinville

 

Roger succéda à son père, comme seigneur de Joinville, en même temps que Renaud, son frère aîné, devenait comte de Joigny. Il est douteux, malgré les autorités citées par Levesque de La Ravalière, qu'il ait été pourvu de la charge de sénéchal de Champagne.

 

Du reste son nom n'est associé à aucun événement historique. Nous savons seulement que, en

1113, il se trouvait à Troyes, où siégeait dans sa cour féodale Hugues, comte de Champagne, lequel se disposait alors à partir pour la Terre-Sainte. Ce prince exigea que le comte Erard de Brienne renonçât en faveur de l'abbaye du Der à ses droits sur le village de Saint-Remy (de Ceffonds) qu'il avait sous-inféodé au seigneur de Joinville. La renonciation de Roger est mentionnée dans le même acte. On s'explique du reste que Roger se soit montré particulièrement conciliant à l'égard de ce monastère. Il avait épousé en effet Adélaïde, fille de Roger, sire de Vignory, dont un fils, pareillement nommé Roger, était devenu abbé de Montiérender, en 1097. Les deux beaux-frères s'abstinrent de ces conflits affligeants dont les conséquences étaient souvent désastreuses pour les populations.

 

Roger est cité en outre dans un acte de donation que fit Hugues de Champagne, en 1101, à l'église de St-Oyen d'Ioux, et en 1104, dans un acte du même prince en faveur de l'abbaye de Molesme.(1)

 

Ce seigneur paraît avoir émis des prétentions inquiétantes sur les domaines de l'abbaye de St-Urbain dont il avait l'avouerie. Mais en 1131, le pape Innocent II étant à Troyes confirma les possessions du monastère, en menaçant d'excommunication les usurpateurs. Roger se soumit. Mais en même temps, les religieux lui reconnurent des droits de justice sur le marché de St-Urbain entre le lever et le coucher du soleil, sous la réserve du droit d'asile du moustier (comprendre monastère).

 

Ces conventions furent l'objet d'une transaction qui fut rédigée à Thonnance en 1132.(2)

Roger fut l'un des bienfaiteurs de la Chapelle aux Planches au diocèse de Troyes (3). Il confirma en 1121, une donation faite précédemment par Renaud, comte de Joigny, son frère, à l'abbaye de Boulancourt. (4)

 

Il mourut au plus tôt en 1132. (5)

 

(1) Ducange, p. 7. D'après ce savant généalogiste, il s'agirait dans ce dernier acte de la confirmation faite par le comte de Nevers Guillaume des donations par lui consenties en faveur de ce monastère, pendant le concile de Troyes.

(2) Jolibois. V° St-Urbain.

(3) Gallia Christiana, t. XII, p. 595.

(4) Cart. de Boulancourt.

(5) En 1128, suivant Fériel : en 1130, selon Didot.


Albéric s'exprime en ces termes sous la date de l'année 1110: « Roger de Joinville, fils de Geofroi, épousa la soeur de Gui de Vignori : ses enfants furent Geofroi le Gros, Gui, évêque de Châlons et Beatrix de Grandpré qui laissa une nombreuse postérité. »


Mais cette liste n'est pas complète : elle doit être ainsi rectifiée.


1° Geofroi III succéda à son père.

2° Robert est mentionné dans un acte passé entre son frère et l'abbaye de St-Urbain, en 1168 (Son nom se rencontre dans la charte de fondation de N.-Dame du Val d'Osne (1145)).

3° Gui fut d'abord archidiacre de Langres, puis évêque Châlons en 1164. Ce prélat se distingua par sa charité dans le courant des années 1176 et 1177, en soulageant les misères qu'avait causées une grande famine dans son diocèse. [ ]

4° Adélaïde, était en 1150, abbesse d'Avenai.

5. Guillelme succéda à sa sœur dans cette dignité. Elle est aussi mentionnée comme religieuse à La-Ferté-sous-Jouarre (1).

6° Beatrix épousa Henri III, comte de Grandpré, qui selon Albéric, fut inhumé dans l'abbaye de Foisny (2).


Peut-être faut-il compter parmi les descendants de Roger Gilbert de Joinville qui fit à l'abbaye de St-Urbain, en 1183, don d'un petit domaine, en présence de Gui, évêque de Châlons et de Henri, comte de Bar (3).


(1) L'une des deux sœurs mentionnée par Ducange aurait été élue par Guillaume aux blanches mains, sans le consentement de Thibaut, comte de Champagne, ainsi que cela résulte d'une lettre de ce prélat, insérée au Cartulaire de Champagne, V. Gallia Christiana, t. IX, p. 280 et Ducange, p. 7 de la Généalogie de Joinville.

(2) Les auteurs de « l'Art de vérifier les dates » donnent à ce comte de Grandpré, une épouse du nom de Lucharde.

(3) Gall. Christ, IX, p. 926.

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.

 

 

Delaborde fait mourir Roger plus tardivement : La date de la mort de Roger ne nous est pas connue ; elle est en tout cas postérieure à 1137.

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