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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

GUY DE SAILLY - 7eme seigneur connu d'Echenay - XIIIeme siècle

1 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Guy-de-Sailly.JPG

 

Guy de Joinville était le cinquième enfant de Geoffroy IV de Joinville. Ses frères, Geoffroy puis Simon, ayant succédés à leur père à la seigneurie de Joinville, primogéniture oblige, il n’obtint que la seigneurie de Sailly dont dépendait Echenay.

Avec lui commence, si l’on peut dire, « l’émancipation » d’Echenay même si il reste vassal de Joinville. Guy est le premier de  la branche des Joinville-Sailly qui possédèrent Echenay durant quatre générations.


Il épousa Péronelle de Chappes et eut pour fils : 1° Robert, son héritier à Sailly ; 2° Simon, qui devint seigneur, de Donjeux; 3° Guillaume, seigneur de Juilly; et trois filles [ ].

Sailly était le chef-lieu d'une seigneurie dont relevaient dix-sept fiefs. Gui la tint en parage de Simon, son frère aîné. Mais, en ce qui concerne Donjeux, Simon ayant consenti à ce que son frère devînt l'homme lige du comte de Champagne, Gui en fit hommage à ce prince. [ ]


Du chef de sa femme, fille de feu Gui de Chappes, Gui de Sailly était devenu possesseur du fief de Jully sur Sarce, dont le donjon seul relevait de Champagne.

Il prêta foi et hommage à ce titre, au mois d'août de l'année 1221 (Ibid. II, p. 128.129). L'acte qui en fut dressé présente cette particularité que le vassal stipule pour ses enfants que l'un d'eux prêtera spécialement l'hommage lige pour le fief de Jully.


Gui de Sailly fit partie de l'assemblée convoquée à Troyes pour régler les successions nobles entre enfants mâles (1224). En 1206, au mois d'octobre, il approuvait la vente du tiers des dîmes de Sommancourt, consentie par Eude de Bettoncourt, au chapitre de St-Laurent de Joinville (Cart. n° LXXIX).


Nous possédons des chartes de Gui de Sailly, en faveur de l'abbaye d'Ecurey (1219); en faveur du prieuré de Chambroncourt (1225) ; en faveur de Saint-Urbain (1248).


Gui tenait en fief du comte de Champagne une rente assise sur la ville de Wassy, dont il toucha plusieurs annuités, le 2 octobre 1242 (D'Arb. de Jubainville, Catalogne n° 2608).


Il passa avec les habitants d'Augéville, en 1256, du consentement de Jean sire de Joinville, son neveu, une transaction d'où résulte en partie leur affranchissement (Jolibois, V. Augéville).


C'est par erreur que M. Fériel attribuait à ce seigneur la fondation de la maladrerie de Boucher aumont à Donjeux, sous le nom de La Charité-Notre-Dame; cet établissement qui ne date que du XIVe siècle, fut l'œuvre de Gui III, son petit-fils (Id. V. Boucheraumont).


Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... 1875.


Du mariage avec Peronelle de Chappes naquirent entre autres:


Robert, seigneur de Sailly qui lui succèdera,


Guillaume seigneur de Juilly,


Agnès de Sailly, Dame de Dommartin qui épousa Ansel seigneur de Dampierre en Estenois, duquel elle était veuve en l’an 1259


Peronelle Dame de Château-commun près de Meaux.


Source : Collection Universelle des Mémoires particuliers relatifs à l’histoire de France


Il ne reste rien aujourd’hui du château de Sailly. Il semble qu’il était déjà en ruine à la fin du XVIe siècle. Le territoire de Sally, comme beaucoup de communes alentours (Poissons, Noncourt, Thonnance-lez-Moulins), était riche en minerai de fer et en vignes ce qui explique certainement l’intérêt que les seigneurs lui portèrent.


Alors, il ne reste rien de Gui ?... Mais si !


Guy-de-Sailly-2.JPG


 

On conserve encore aujourd’hui une trace concrète de Gui de Sailly. Bienfaiteur de l’abbaye d’Ecurey, écart de Montiers sur Saulx, sa dépouille reposait dans celle-ci jusqu’à la révolution.

 

Comme de triste coutume, l’abbaye fut saccagée et l’on perdit la trace de tout ce qu’elle contenait. Mais quelques années plus tard, la réfection d’un escalier dans un jardin attenant s’imposa et, en retournant une marche, on découvrit sur l’autre face le gisant de Gui qui, bien qu’ayant subi quelques outrages, se trouvait en excellent état. Après avoir orné le vestibule de M. Vivaux, maître de forges, elle a rejoint les collections du Musée barrois en 1850 où elle se trouve toujours.

 

Une copie de ce gisant regagnera prochainement l’ancienne fonderie d’art et d’ornement d’Écurey, usine implantée sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne. Un centre d’interprétation abordera l’histoire du site à travers différentes thématiques, de l’Antiquité à la période contemporaine.

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