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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

Ce blog retrace la petite et la grande histoire d'Echenay Haute-Marne sous forme de petits articles, au fil de mes recherches et découvertes généalogiques.

FAMILLE AUBERT AUBERTIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 28 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE AUBERT AUBERTIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Si l’absence d’indications ne permet pas toujours d’être totalement affirmatif au sujet d’une sépulture, il arrive pourtant parfois que, partant de peu, on arrive à lever un bon coin de voile.

Il est plus que probable qu’il s’agisse ici de la tombe du couple formé par Raymond Louis Edmond Aubert (°28 mars 1892 à Busson (52) / + 15janvier 1975 à St Dizier (52)) et de Yolande Marie Félicie Cécile Aubertin (° 18 mai 1893 à Echenay / + 10 mai 1975 à St-Dizier).

L’année 1901 voit Raymond grandir à Busson entre son père Félix, sa mère Alice Demandre et sa sœur Georgette de 2 ans son ainée.

Quand arrive l’heure du service militaire, RLE est affecté au 146e RI. Il y arrive le 10 octobre 1913. Il ne sait pas encore que sa période sous les drapeaux va être bigrement longue et mouvementée !

La mobilisation du 2 août 1914 l’envoie immédiatement au front d’où il est évacué malade dès le 19 octobre. Rétabli, il rejoint sa compagnie le 25 janvier 1915. Le 17 juin, il est blessé par balle au combat de Neuville Saint Vaast (62) d’une plaie en séton* au mollet gauche (*le projectile est entré puis ressorti) et il est de nouveau évacué. Guéri, il rejoint son dépôt le 18 septembre et passe à la 30e compagnie.

Début 1916, la bataille de Verdun commence. Raymond sera parmi les derniers poilus à connaitre le village de Douaumont encore existant. Le 1er mars 1916, il se trouve là-bas. La veille, le 146e avait reçu l’ordre de relever le 9eme zouaves situé à l’extrémité ouest de la croupe du calvaire. Le 1er en début d’après-midi, un bombardement peu intense par 105 fusants a lieu et l’on voit quelques mouvements ennemis sur le ravin nord du calvaire. Deux balles allemandes fusent et transpercent Raymond, l’une à l’épaule gauche, l’autre à la cuisse du même côté.

Fiche de la Croix Rouge concernant Raymond Aubert

Fiche de la Croix Rouge concernant Raymond Aubert

Blessé, incapable de fuir mais vivant, il est fait prisonnier et envoyé à Ulm, sur les bords du Danube où il sera placé au lazaret (infirmerie) dans un premier temps. Naturellement, sa famille s’inquiète, sa mère en particulier qui contacte la Croix Rouge pour obtenir des nouvelles et qui veut savoir. Elle ne sera prévenue que le 5 juin suivant de sa situation et, surtout, que ce qu’elle craignait tant n’est pas arrivé.

Différents documents relatifs à Raymond Aubert

Différents documents relatifs à Raymond Aubert

Le temps passe puis, d’Ulm, les allemands le transfèrent ensuite à Eiglosheim.

Il ne sera rapatrié en France que le 2 décembre 1918 mais du moins reviendra-t-il vivant ! Il se retire à Busson, auréolé de nombreuses médailles (croix de guerre avec étoile de bronze, médaille commémorative de la grande guerre, médaille de la Victoire, médaille de Verdun, médaille militaire (décret du 28/12/1828) et d’une citation à l’ordre du régiment (2 octobre 1920) : « Soldat courageux et brave blessé devant Verdun le 1er mars 1916 au cours d’un violent bombardement ». Il obtient également 3 chevrons de présence et 2 pour blessures.

Camp d'Eiglosheim - dortoir et réfectoire (source: archives.vendee.fr)

Camp d'Eiglosheim - dortoir et réfectoire (source: archives.vendee.fr)

Vers cette période, il rencontre Cécile Aubertin, jeune épinceloise. Mais peut-être que RLE s’ennuie un peu dans sa campagne haut-marnaise car le 1 décembre 1919, il s’engage pour 2 ans à la légion de la Garde-Républicaine où il est nommé Garde à pied mais l’engagement sera annulé le 15 novembre 1920 par suite de l’application de l’article 11 du décret du 15 novembre 1920 que je n’ai pu trouver.

Raymond et Cécile se marient à Echenay le 16 octobre 1920. L’épouse était la sœur de Germaine Aubertin (voir tombe précédente).

RLE fera toute sa carrière dans la gendarmerie. Il sera admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 10 juin 1928.

De septembre 1939 à août 1940, il exercera au sein de la brigade mixte de gendarmerie de la région de Paris. En juillet 1946, il sera rayé des cadres et renvoyé dans ses foyers le 13 août suivant. Il se retire 112 route de Flandre au Blanc-Mesnil, ayant reçu son certificat de bonne conduite.

Il obtiendra également la légion d’honneur. Hélas, son dossier à la grande chancellerie n’est pas communicable.

Début 1961, RLE prend sa retraite après 33 ans et 10 campagnes passés à la gendarmerie. Le couple se retire à Echenay dès 1960. Ils décéderont à 4 mois d’intervalle à St Dizier en 1975 et seront inhumés à Echenay.

FAMILLE AUBERT AUBERTIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY
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FAMILLE JACOT HUSSON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 26 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE JACOT HUSSON - CIMETIÈRE  D'ECHENAY

Cette tombe est avare en renseignements. Cependant, une recherche m’a permis de trouver les renseignements suivants :

« L’an 1901, le mercredi 23 janvier à cinq heures du soir, par devant nous, René Isidore Louviot, adjoint, remplissant en l’absence du maire et par délégation les fonctions d’officier de l’état civil de la commune d’Echenay, canton de Poissons, département de la Haute-Marne sont comparus en notre maison commune, Joseph jean Baptiste Guillaume, âgé de quarante quatre ans, cultivateur et Emile Bertrand, âgé de quarante-deux ans, instituteur, tous les deux domiciliés à Echenay, non parents, lesquels nous ont déclaré que cejourd’huy 23 janvier, à 4 heures du soir, Nicolas Eugène Jacot, âgé de 55 ans, cultivateur, domicilié et né à Echenay le 18 mai 1845, fils de Jean Jacot et de Marguerite Boussel, tous deux décédés, époux de Mathilde Husson, âgée de 43 ans, sans profession, domiciliée à Echenay, est décédé en son domicile, ainsi que nous nous en sommes assurés en nous y transportant, et les déclarants ont signé avec nous le présent acte, après qu’il leur a été donné lecture… »

Eugène Nicolas Jacot est né le 18 mai 1845 à Echenay. Au conseil de révision, il est dit exercer la profession de manouvrier. Dans un premier temps, il sera exempté de service militaire, ayant déjà un frère sous les drapeaux au 7e régiment de cuirassiers de Verdun. Grand gars d’un mètre soixante et onze aux cheveux châtains et au teint clair, il aurait pourtant alors pu faire un bon soldat ! Mais ce n’est que partie remise…

Quand éclate la guerre de 1870, il ne peut plus échapper à son destin militaire. On le retrouve à la Garde Nationale Mobile, 3e bataillon, 6e compagnie et il participe du 16 aout 1870 au 7 mars 1871 au conflit contre les Prussiens. Comme le note sa fiche matricule, on lui fournit un équipement qui se compose d’une tunique, d’un pantalon, d’un képy (sic), d’une cravate et d’un ceinturon avec sa plaque, d’un porte-bayonnette (sic) et son étui, d’une bretelle de fusil, de souliers et de guêtres enduites, d’une chemise, d’un havresac et d’un fusil !

Une des nombreuses entrées de la citadelle de Langres

Une des nombreuses entrées de la citadelle de Langres

Voila ce que dit de cette mobilisation Haut-Marnaise un livret paru en 1872, hélas non signé :

C'est à Langres, place forte de la Haute-Marne, que fut appelée en août 1870 la garde nationale mobile de ce département. Elle y stationna pendant toute la durée de la guerre entre la France et l'Allemagne.  Elle formait le 56e régiment provisoire. Cette place de guerre renfermait aussi d'autres troupes dont quelques-unes n'y ont fait qu'un court séjour. Nous avons vu dans les murs de Langres des artilleurs de l'armée de terre (quelques-uns de la marine), des artilleurs de la garde mobile des départements des Alpes Maritimes, de l'Hérault et d'Ille-et-Vilaine ; du 10e, du 13' et du 50e de ligne ; de la garde nationale mobile des départements du Gard, de la Meurthe, celle de la Haute-Savoie, celle des Vosges, enfin nous allions les oublier des corps francs, la garde nationale mobilisée de la Haute-Marne, des Garibaldiens, et, pour un moment, les hommes mariés n'ayant pas atteint leur quarantième année. Le chiffre vraiment sérieux des forces militaires de Langres a été de 15 à 20,000 hommes. [ ]

Lorsque cette garde mobile fut appelée, elle se trouvait dans les mêmes conditions que celle des autres départements, la Seine exceptée. Elle n'avait d'existence que sur le papier, la loi de 1868 étant restée lettre morte. L'on s'imagine alors les difficultés sans nombre d'une organisation, qui devait être prompte, nos désastres se multipliant et se succédant avec une rapidité effroyable.

Il y a dans chaque corps un conseil d'administration dont les fonctions ne sont pas sans importance. A-t-il pourvu aux premières nécessités, en adoptant ou en faisant adopter comme uniforme militaire pour nos mobiles des blouses grises (sic) ? Que nous sachions, rien n'est si peu profitable et si peu administratif que les demi-mesures. Ne devait-on pas déjà avoir en vue la dure saison -acris hiems- dans laquelle on était sur le point d'entrer et dont la rigueur s'est fortement fait sentir sur le plateau de Langres ? Objecterait-on l'impossibilité matérielle de se procurer un vêtement plus militaire et plus chaud ? [ ]

On pourrait croire qu'ainsi vêtus, ils étaient aussi mal partagés en fait de chaussures, nos gardes mobiles n'ont point quitté la caserne. Ce serait une erreur profonde. Au milieu du mois d'août 1870, ils commencent dans la citadelle langroise à faire « tête droite et tête gauche », et le 31 du même mois, des compagnies du 56e régiment provisoire partent avec un empressement joyeux, ainsi que d'autres troupes, en expédition hors le département, à Vaucouleurs, dans la Meuse.[ ]

Nous insisterons encore sur la question d'habillement pour manifester notre grand étonnement de n'avoir vu apparaître qu'en octobre des blouses d'un autre genre, dites -pourquoi ?- vareuses et dont la qualité n'était douteuse pour personne. Ces nouvelles blouses, en drap transparent, étaient si bonnes que nos mobiles, après les avoir portées deux mois à peine, n'avaient plus, pour se couvrir chaudement, que des lambeaux d'une étoffe noire. A les voir avec ces haillons, on aurait pris nos jeunes Champenois pour des indigents, quand surtout ils avaient dans cet accoutrement des sabots pour chaussures. On remédiait et aux blouses (2e édition) et aux sabots, quand des bruits d'armistice circulaient déjà : le remède n'a jamais été complet.

En toute sincérité et sans vouloir les vanter, nos jeunes soldats ont montré une grande résignation. Vous les représentez-vous ainsi vêtus, montant la garde -sub Jove frigido- et au milieu des neiges ? Vous les représentez-vous donc ayant pour reposer dans les forts, véritables cloaques, un réduit d'une humidité sépulcrale ou bien une tente avec un peu de paille ? [ ]

 

Source : Gallica -  La garde nationale mobile du département de la Haute-Marne à Langres 1870-1871 - Paris - Manginot - Hellitasse, libraire-éditeur 36, boulevard saint-michel - 1872

FAMILLE JACOT HUSSON - CIMETIÈRE  D'ECHENAY

Pour « compléter le tableau » des conditions d’accueil, voici quelques télégraphes envoyés au Ministre de la guerre par les autorités militaires locales (Source : Histoire de la guerre Franco-Prusienne – A.C de Saint-Auvent) :

Langres, le 4 aout 1870, 7h35 m.soir

Nous n’avons que 400 fusils, modèle 1842 transformé, se chargeant par la culasse ; il nous arrive environ 6000 gardes mobiles ; envoyer des armes de suite.

Commandant supérieur Langres au ministre de la guerre – Paris

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Langres le 13 aout 1870, 8h. soir

Nous n’avons ici ni bidons ni gamelles pour faire manger la soupe à la garde nationale mobile qui se réunit à Langres ; 200 hommes de la garde nationale mobile du département environ, 900 hommes de la garde nationale mobile de Lunéville environ. De suite ces objets de campement.

Général 7e division à Guerre – Paris

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Besançon le 15 aout 1870, 9h35m. matin

A Langres sont réunis trois bataillons de la garde mobile de la Haute-Marne, un de de la Meuthe et 4 des Vosges. Il n’y a dans cette place aucun ustensile de campement. Urgence d’y envoyer immédiatement tentes et tentes-abris, couvertures, bidons, gamelles, marmites pour 8000 hommes.

Guerre à Major général Armée du Rhin - Metz

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Quoi qu’il en soit, notre moblot traversera cette guerre, sera libéré de ses obligations militaires le 21 mars 1871 et reviendra au pays sain et sauf.

Le 18 décembre 1876, Eugène Jacot, alors devenu entrepreneur de travaux publics, épouse à Sailly (52) Marie Estelle Mathilde Husson âgée de 19 ans (il en a 35), jeune couturière, fille de François Husson, vigneron, et de Marguerite Jeanjean.

Le couple s’installe à Echenay et leur union sera féconde puisque le recensement de 1886 nous indique la naissance de 2 enfants, Léon 9 ans et Gaston 6 ans que l’on retrouve dans ces pages. Peut-être y a-t-il eu d’autres enfants mais c’est une autre histoire !

Nicolas Eugène décède le 23 janvier 1901.

FAMILLE JACOT HUSSON - CIMETIÈRE  D'ECHENAY
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FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 26 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

                               Emile Joseph Belloni                      13/12/1932 dans sa 62eme année

Joseph Emile Belloni est né le 17 septembre 1871 à Echenay, fils de François Belloni et d’Octavie Labbé que nous retrouverons plus loin. Lors du conseil de révision, il est dit exercer la profession de cocher et être « fils d’étranger ».

Bien qu’il appartienne par son âge à la classe 91, c’est le 16 novembre 1893 qu’il rejoint le 7eme escadron du train des équipages. Il passe ensuite au 20eme escadron en 1895. Emile Joseph mesure 1,69m

Il rejoint à la mobilisation de 1914 le 6eme régiment d’artillerie à pied. Il passe ensuite en 1916 au 95e RI puis en 107 au 138e RI. Il sera libéré des obligations militaires le 20 décembre 1918.

L’homme voyagera pas mal dans sa jeunesse puisqu’on le retrouve en 1896 à Meudon, à Antibes, Versailles et Coulommiers en 97, à Paris et Bourges en 98, puis il se fixe à Paris vers 1901.

Pourquoi tous ces lieux ? Nous le verrons plus loin…

Le 12 décembre 1901, alors cocher demeurant 100 rue de Courcelles, il épouse à Paris (17e) Marie Legardelle, cuisinière à la même adresse (même employeur ?) qui suit. Le couple a entre-autres pour témoins Antoine Belloni, valet de chambre demeurant rue Dumont-d ’Urville, frère de l’époux et Auguste Eberhart, cocher, demeurant 98 rue de l’université.

FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Cette dernière adresse n’est autre que l’adresse parisienne de Gabriel de Pimodan, chatelain d’Echenay qui « navigue » entre Paris et la Champagne au gré des saisons, emmenant vraisemblablement certains de ses domestiques épincelois. Cet hôtel particulier de la rue de l’Université était devenu le domicile parisien de la famille de Pimodan après que celle-ci ait vendu le célèbre Hôtel de Pimodan (également nommé « Hôtel de Lauzun ») aux lendemains de la révolution.

FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Cet acte de mariage nous fournit donc la preuve que certains membres du personnel de Gabriel de Pimodan et d’Emma de Couronnel sa mère les suivaient dans leurs pérégrinations, chose que je savais sans en avoir véritablement l’assurance. Au recensement de 1901, Auguste Eberhart figure bien dans le personnel du marquis à Echenay.

Cela permet également d’affirmer que même ayant migrés vers la capitale, les jeunes d’Echenay de ce début de siècle continuent d’entretenir des rapports amicaux à Paris.

Mais le plus remarquable est ce que l’on devine en filigrane au travers des résidences successives qu’il déclare à l’administration militaire !  Emile Joseph a côtoyé la haute société…  Il habite successivement Versailles, Meudon, Cannes, le château de Coupvray (77) propriété de la famille de Trévise, la rue Las Cases à Paris (à 2 pas de la rue de l’université des Pimodan), au château de Meillant (18) chez la Duchesse de Mortemart, l’une des plus anciennes familles de France, puis l’avenue Hoche, la rue de Courcelles, la rue de la Boissière, la rue de Longchamps, la rue Copernic…

Bref, le fils de « l’italien » et de la mercière d’Echenay a fait son chemin et en a parcouru pas mal !

Emile Joseph décède le 13 décembre 1932 au 25 de la rue Copernic à Paris.

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                               Marie Legardelle                             17/02/1938         dans sa 60eme année

Epouse d’Emile Joseph, Marie est née le 8 juin 1878 à Paris (15e). Contrairement à ce qu’indique son acte de mariage, Marie est bien fille de père non dénommé mais sa mère est citée. Il s’agit de Marie Lagardelle, domestique de 21 ans demeurant 2 rue Jeanne d’Arc à Paris. C’est une situation assez courante.

FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY
FAMILLE BELLONI LAGARDELLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY
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FAMILLES PASQUIER HURLIER MASSONNET LOUVAT BURTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 24 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLES PASQUIER HURLIER MASSONNET LOUVAT BURTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Cette tombe assez monumentale et dans un style bien typique de la fin XIXe début XXe rassemble un grand nombre de personnes ce qui nécessita de graver les 4 côtés et dont je vais tenter de « faire le tour ».

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                                Eugène Pasquier                             1872 - 1908

Eugène Pasquier, né le 24 août 1872 à Echenay, est fils de Jules Antoine Charles Pasquier et de Marie Marguerite Hélène Hurlier.

De la classe 1892, il s’engage volontairement à la mairie de Poissons pour 4 ans dans le 27e régiment de Dragons le 8 octobre 1891. Il en obtient congé le 14 septembre 1895 avec un certificat de bonne conduite. Il semble avoir eu un très bon niveau d’instruction.

Il est dit résider à Paris en 1892, habite 23 quai d’Orsay à Paris en 1897 puis revient sur Echenay le 8 décembre 1899.

Au recensement d’Echenay de 1901, il vit avec sa mère Marie Hurlier, semble célibataire, et celui de 1906 nous indique qu’il est cocher du marquis de Pimodan.

C’est peut-être cette profession de cocher qui explique cette adresse « huppée » du 23 Quai d’Orsay qu’il déclare à l’administration militaire en 1897 et où habiteront quelques personnages célèbres comme Paul Deschanel ou Philippe de Vilmorin.

Il décède à Echenay le 29mai 1908.

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                                Marie Hurlier                     1846 - 1921

Marie Marguerite Eloïse Hurlier naquit le 20 juin 1846 à Echenay, de Constant Hurlier, menuisier, et de Marie Massonnet son épouse. Ses témoins de naissance furent François Massonnet, cultivateur, et Jean Baptiste Leseur, charron, demeurant tous les deux à Echenay.

Elle épouse à Echenay le 13 mai 1868 Jules Antoine Charles Pasquier né à Fronville le 23 octobre 1839, fils de Claude André pasquier et d’Anne Bossu.

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                                Charles Pasquier              1874 – 1939

Charles Paul Marcel naquit le 29 juin 1874, fils de Jules Antoine Charles Pasquier et de Marie Marguerite Héloïse Hurlier.

Sa fiche de recrutement militaire nous indique qu’il exerce en 1894 la profession de domestique et qu’il est atteint de boiterie sans être impotent par suite d’une déformation de la hanche droite.

Il souffre en effet d’une ostéite avec suppuration, affection bactérienne des os pouvant aller jusqu’à des plaies et nécroses des tissus environnants. Charles est en conséquence exempté de service militaire.

Il décède en 1939.

FAMILLES PASQUIER HURLIER MASSONNET LOUVAT BURTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

                Famille Hurlier – Massonnet

                                Constant Hurlier               1823 - 1875

Constant est le fils de Nicolas Hurlier, cordonnier, et de Libaire Pierret, son épouse. Il est né le 30 août 1823 à Echenay. Etienne Hurlier, aubergiste, et Joseph Robert, instituteur, sont ses témoins de naissance.

Constant sera exempté de service militaire pour cause de faiblesse de complexion, souffrant vraisemblablement également de séquelles consécutives à une fracture de la cuisse droite et du poignet gauche.

Il épouse Marie Massonnet à Echenay le 11 juin 1845 qui suit.

Le 19 mai 1875, Jules Antoine Charles Pasquier, son gendre, garde forestier de Montreuil sur Thonnance et François Eugène Hurlier, son frère, cordonnier Epinceloi, déclarent son décès.

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                                Marie Massonnet           1820-1908

Le mardi 25 février 1908, Marcel Pasquier, manouvrier petit fils de la défunte, et Emile Bertrand instituteur, viennent déclarer le décès de Marie Marguerite Massonnet, décédée la veille. Elle était née audit Echenay le 12 septembre 1820 et était la fille de Jean Eusèbe Massonnet et de Marguerite Marcelle Hurlier. Elle était également veuve de François Constant Hurlier, lui ayant survécu 33 ans.

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FAMILLES PASQUIER HURLIER MASSONNET LOUVAT BURTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

                A la mémoire de la famille Burton - Massonnet

                Famille Pasquier – Louvat

                                Gisèle Pasquier                 1904-1906

La petite Gisèle Marie Charlotte nait le dimanche 29 mai 1904 à Echenay de Constant Jules Marcel Pasquier, domestique, et de Jeanne Louvat son épouse (née semble-t-il en 1879 à St Dizier). Eugène Pasquier, domestique également et oncle de l’enfant ainsi qu’Emile Bertrand, instituteur du lieu, non parent, signent avec le père.

Mais le 17 octobre 1906, son oncle accompagne de nouveau le père des enfants à la mairie pour déclarer le décès de Gisèle.

Gisèle et Eugénie, sa petite sœur née en 1909, ne joueront pas ensemble…

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                               Emile Pasquier  1899 – 1918

Malgré mes recherches, je n’ai trouvé personne susceptible de correspondre à cette inscription. Rien dans les registres militaires… La date de décès laissait préjuger d’un soldat mort pour la France mais aucun ne semblent correspondre. Il faut admettre que l’on ne trouve pas, voilà tout !

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                               Marcel Pasquier               1869 - 1919

Le 19 août 1869, Jules Antoine Charles Pasquier, garde forestier de Montreuil sur Thonnance déclare la naissance de Constant Jules Marcel, de lui déclarant et de son épouse Marie Marguerite Héloïse Hurlier. L’enfant est né à Echenay au domicile de son beau-père. Ledit grand-père accompagne son gendre ainsi que Joseph Edmond Landéville, instituteur non parent et tout ce petit monde signe le registre.

Le 13 novembre 1890, le garçon brun aux yeux noirs a grandi et est devenu mécanicien. Il est envoyé au 4eme régiment d’artillerie où il deviendra canonnier-servant. Il sera mis en congé le 17 mars 1892, ayant un frère sous les drapeaux.

Il circulera ensuite un peu dans le nord Haut-Marnais, habitant Cousances aux Forges en 92, Echenay en 93, Wassy en 96 puis Poissons en 98.

Il sera ensuite réformé en 1904 pour cataracte traumatique ce qui ne l’empêchera pas d’être reconnu bon pour le service auxiliaire en 1914 malgré la perte de vision de l’œil droit. Pourtant, il ne sera pas convoqué.

Le 27 mars 1918, il sera condamné par la cour d’appel de Dijon à 2 ans de prison pour abus de confiance et vol mais décédera l’année suivante.

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FAMILLES PASQUIER HURLIER MASSONNET LOUVAT BURTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY
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FAMILLE BARBIER - TERNOT & BERARD - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 23 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE BARBIER - TERNOT & BERARD - CIMETIÈRE D'ECHENAY

La tombe de la famille Barbier-Ternot et Berard, de facture relativement récente, ne porte aucune inscription permettant d’identifier ses occupants. C’est une sépulture austère, sans aucune fioriture ni décoration, sans marque religieuse, et quelque chose me dit alors qu’il faudra chercher un peu…

Si le recensement de 1896 indique bien un couple Louis Barbier (chef cantonnier) & Maria Ternot (couturière) avec un enfant, Gabriel, rien ne prouve à priori qu’il s’agisse d’eux. Cette Maria (celle du recensement, ° 16/3/1867 Laneuville aux Bois / + 29/1/1945 Poissons) est une sœur de Paul Ternot (voir tombe 49)).

Alors, comme souvent, c’est la presse qui m’apportera un début de réponse et me permettra de dater plus précisément cette sépulture.

C’est à Cluny, en Saône et Loire, que je trouve Louis Julien Marie Gabriel Barbier, né le 19 avril 1892 à Echenay, fils de Louis Prosper Barbier et de Maria Victoire Julienne Ternot.

Il vient de décéder et l’article de journal nous apprend que la famille a souhaité que l’inhumation se fasse à Echenay et qu’une cérémonie a eu lieu à Cluny le samedi 21 juillet 1934…

Journal Le Courrier de Saône et Loire - 24 juillet 1934

Journal Le Courrier de Saône et Loire - 24 juillet 1934

Petit retour en arrière….

Le 4 octobre 1910, le jeune homme brun de taille normale pour l’époque (1,67 m), alors tout juste âgé de 18 ans et employé à la recette des finances de Neufchâteau (88), s’ést engagé volontairement pour 3 ans au 14e régiment d’artillerie (Tarbes) où il arrive le 11 octobre.

Puis, le 5 avril 1921, Gabriel s’était uni à Echenay à Laure Antoinette Joséphine Bérard, née le 31 mai 1898 à Montfavet-Avignon (84). Mais comment donc s’étaient rencontrés ces deux-là ?...

Au moment de son décès, le couple vit donc à Cluny où Gabriel est devenu l’économe de l’école des Arts et Métiers.

Recensement de Cluny 1931

Recensement de Cluny 1931

Contrairement à ce qu’annonce le recensement de Cluny de 1931, ils ont eu une fille prénommée Georgine, née en 1929 (Avril) et non 1930 comme indiqué. L’enfant a donc 5 ans quand son père décède. Je peux ajouter que Gabriel avait été nommé économe de 4e classe à Cluny en novembre 1930 et que le couple vivait sur le lieu même de l'école.

Le Courrier de Saône et Loire - 5 mai 1929

Le Courrier de Saône et Loire - 5 mai 1929

Hélas, rien ne me permet d’affirmer que ses parents et son épouse soient enterrés avec lui…

L'école des Arts et Métiers de Cluny (71)

L'école des Arts et Métiers de Cluny (71)

FAMILLE BARBIER - TERNOT & BERARD - CIMETIÈRE D'ECHENAY
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LA TOMBE DU PÈRE GASTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 20 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DU PÈRE GASTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Tous les Epincellois ont connu Cornelis-Franciscus HEIJNIS, enfin ceux qui ont au moins la cinquantaine. Impossible de le louper. Mais de qui parle-t-on ?

Né le 7 mars 1918, à Alkmaar (Pays-Bas), Cornelis- Franciscus Heijnis est le frère aîné du futur P. Frans (1919-1995). Après une année au lycée d'Alkmaar (1930-1931), Cornelis-Franciscus poursuit ses études secondaires à l'école apostolique de Boxtel (1931-1936). Il choisit d'entrer au noviciat de l'Assomption, à Taintegnies (Belgique), où il prend l'habit le 27 septembre 1936. Il prononce ses premiers vœux le 28 septembre 1937, sous le nom de Frère Gaston. Le P. Domitien Meuwissen le décrit comme un « novice affable, sympathique à tous, d'un commerce très doux et agréable, qui a le désir sincère et surnaturel de se donner à Dieu pour travailler au salut des âmes ». Après deux années de philosophie à Saint-Gérard (1937-1939), le Frère Gaston arrive en septembre 1939 à Bergeijk où se trouve le noviciat nouvellement ouvert pour les Frères hollandais, en vue d'une troisième année de philosophie, mais le 9 novembre, il part en France, avec plusieurs de ses confrères, pour étudier la théologie à Lormoy (Essonne). Profès perpétuel le 28 septembre 1940, il est ordonné prêtre le 26 juillet 1942 à Lormoy par Mgr Pie Neveu.

Après son ordination, le Père Gaston, parfaitement francophone, passe presque toute sa vie en France, d'abord dans la paroisse de Saint-Christophe de javel à Paris (1943-1947), puis au collège Saint- Louis de Gonzague à Perpignan (Pyrénées- Orientales), au collège de l'Assomption à Nîmes (Gard) de 1948 à 1958. Après une année à l'alumnat du Christ-Roi à Chanac (Lozère), il part pour le diocèse de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, à Montmirail pour y exercer un ministère pastoral (1959-1965).

Après quoi, il retourne aux Pays-Bas, d'abord comme vicaire dans une paroisse à Drunen, puis comme professeur de religion dans une école technique à Boxtel, et de même à Bréda où il a également le soin pastoral des nomades.

Clocher de l'église d'Echenay

Clocher de l'église d'Echenay

Comme son cœur est resté en France, il y retourne en 1970. Il est curé à Echenay, l'une des paroisses situées au nord du diocèse de Langres, en Haute-Marne, qu'ont pris en charge les Assomptionnistes de la Province des Pays-Bas. Le Père Gaston y demeure jusqu'à sa mort, survenue le 26 avril 1982 à Chaumont où il est hospitalisé depuis une dizaine de jours. Ses funérailles ont lieu dans l’église paroissiale d'Echenay. Il est inhumé à Echenay.

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Pour information, La congrégation des Augustins de l'Assomption (A.A.) a été fondée en 1850 par le père Emmanuel d'Alzon qui voulait une famille religieuse à la fois moderne et enracinée dans la Tradition, c'est à dire sensible, à chaque époque, aux grandes causes de Dieu et de l'homme. C'est là sa vocation, découlant de sa devise : "Que ton règne vienne !"

Source : Site Net des Augustins de l’Assomption

LA TOMBE DU PÈRE GASTON - CIMETIÈRE D'ECHENAY
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FAMILLE LOUVIOT - DEPARDIEU & LOUVIOT - CAPITAIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 16 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE LOUVIOT - DEPARDIEU & LOUVIOT - CAPITAIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Julie Depardieu                18/02/1895         âgée de 67 ans

Anne Julie Depardieu est née le 2 mai 1827 à Ribeaucourt (55), fille de Jean Baptiste Depardieu et de Hélène Urbain.

Elle épousa René Isidore Louviot (qui se trouve dans la sépulture voisine) le 1er juin 1853 à Ribeaucourt (55). Christophe Louviot, oncle paternel de l’époux, Eloi Guillaume, oncle maternel de l’époux, Joseph Depardieu et Antoine Urbain, respectivement oncles paternel et maternel de l’épouse les accompagnent à la mairie.

Il est impossible de ne pas évoquer et s’arrêter un instant sur l’église de Ribeaucourt où se maria Julie. L’église Saint-Martin de Ribeaucourt (du même nom que celle d’Echenay) a la particularité d’être une église fortifiée, dont les plus anciennes mentions semblent remonter au Xe siècle.

Sur-restaurée à la fin du XIXe d’après les spécialistes, elle n’en garde pas moins un aspect majestueux et je me permets de vous conseiller de la découvrir un soir d’hiver sous la neige, toute illuminée, comme j’ai eu l’occasion de le faire il y a quelques années.   

42 ans plus tard, c’est son époux qui déclare son décès à Echenay le 18 février 1895, accompagné de Léon Jean Baptiste Paul Louviot, leur fils.

FAMILLE LOUVIOT - DEPARDIEU & LOUVIOT - CAPITAIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

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Alice Louviot                      1911      âgée de 29 ans

Le 22 avril 1882 nait à Echenay Marie Mélanie Alice, fille de Dominique Achille Louviot, cultivateur, et de Marie Eulalie Collin. Ce sont son grand-père René Isidore Louviot et son oncle Léon Louviot qui sont ses témoins de naissance.

Le 7 mai 1901, elle épouse à Echenay Henri Charles Céleste Capitain.

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Hyppolite Capitain                          1876 - 1927

Camille Louviot                               1884 – 1927

Marguerite Capitain                       1910 - 1927

Alice Capitain                                  1914 - 1927

 

Quatre décès la même l'année laissaient présager un événement particulier et ils sont hélas en effet  le résultat d’une horrible tragédie. Elle met en scène Henri Elophe Hyppolite Capitain, son épouse Camille Louviot et leurs deux filles, Marguerite et Alice.

H. Capitain naquit le 29 novembre 1876 à Lezéville (52), fils de Désiré Henri Capitain et de Marie Céline Justine Charlotte Drapier, son épouse.

Après avoir été ajourné en 1897 pour faiblesse, il est jugé bon pour le service l’année suivante. Il est dirigé vers le 42eme RI et y reçoit à son congé son certificat de bonne conduite.

Comme tous les hommes de sa génération, il est rappelé en août 1914.

Blessé une première fois à la tête le 1er avril 1916 à Verdun par un éclat d’obus, il le sera à nouveau le 29 mars 1918, toujours par éclat d’obus. Le 1er mai 1918, il est cité à l’ordre du 360eme RI comme « excellent soldat qui a toujours fait son devoir avec le plus grand dévouement au cours de circonstances souvent difficiles - Blessé 3 fois au cours de la campagne - Croix de guerre avec étoile de bronze. »

Petit retour en arrière… Le 1er mars 1905, il s’était uni à Marie Camille Renée Louviot à Echenay, née au même lieu le 15 avril 1884. Elle est la fille de Dominique Achille Louviot, cultivateur, et de Marie Eulalie Collin. Le couple s’installe alors à Lezeville (52) où naitront leurs 2 filles, Marguerite (°1910) et Alice (°1914). C’est alors que la guerre de 14 viendra sans doute, comme on va le voir, bouleverser une vie qui semblait toute tracée.

Libéré le 1er février 1919, Hyppolite revient chez lui et se consacre à son exploitation avec l’aide de Camille. La famille est aisée et il devient même conseiller municipal. Une vie sans nuages ?... On pourrait le croire !

Les choses vont basculer vers l’horreur le 8 juin 1927… En proie semble-il à des troubles psychiques depuis son retour du front, Hyppolite est pris ce soir là d’une crise de démence et va anéantir sa famille sans qu’il y ait eu précédemment de signes avant-coureurs flagrants.

FAMILLE LOUVIOT - DEPARDIEU & LOUVIOT - CAPITAIN - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Il semble avoir été incarcéré à Chaumont. Le 15 juillet 1927, Hyppolite est conduit par deux gendarmes pour un examen psychiatrique à Dijon. Sans doute pris de remords et profitant d’un instant d’inattention, il échappe à leur vigilance et se jette sous un train de marchandises de passage. Son corps est déchiqueté et il décède sur le coup… Il échappe ainsi à un procès.

Comme on le voit, il fut rapatrié sur Echenay où il est enterré dans le caveau familial.

Source : Le Petit Troyen - 16 juillet 1927

Source : Le Petit Troyen - 16 juillet 1927

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                                Marcel Louviot                  1922 - 2004        Fils de la Berthe Louviot et Pierre

                                Germaine Ritzenthaler  1921 - 2008        épouse Louviot.

D’après la généalogie de Jean Claude Braun trouvée sur Généanet, Germaine fut la fille d’Albert Joseph Ritzenthaler (1893-1967) et de Marie Louise Dietrich (1895-1965), nés tous les 2 à Holtzwihr (68).

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                                Léontine Louviot              1913

En novembre 1902 à Echenay, Marie Léontine Eléonore Julie Louviot née le 7 novembre 1880 de Dominique Achille Louviot, cultivateur, et de Marie Eulalie Collin, domiciliés à Echenay, épousa Edmé Marcel Sainton, comptable à Troyes (10) et né à Torvilliers (Aube), fils de Jean Martial Sainton, cultivateur, et de Delphine Pélagie Arnaut, les parents domiciliés à Villacerf (10).

Léontine décédera le 3 juin 1913 âgée de 32 ans, l’annonce du journal « Le Petit Troyen » du 4 juin 1913 nous en révélant un peu plus. Il semble que la « maison Alfred Bonnot » sise rue Juvenal d’Ursins dont Marcel Sainton était le directeur commercial au moment du décès de son épouse fut commissionnaire en laines.

 

Source : Le Petit Troyen - 4 juin 1913

Source : Le Petit Troyen - 4 juin 1913

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                                Marie Collin        1861 – 1940

Marie Collin naquit le 1 septembre 1861 à Echenay, fille de Pierre Collin, cultivateur du lieu, et de Marie Eléonore Moulun son épouse. Ses témoins de naissance furent l’irremplaçable Joseph Edmond Landéville, instituteur du village et Honoré Chennedet, jardinier domicilié à Echenay que je découvre pour la première fois malgré toutes les recherches que j’ai pu entreprendre sur le village.

 

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                                Achille Louviot  1855 - 1951        Père de Pierre Louviot

Dominique Achille Louviot, plus tard cultivateur de son état, naquit le 26 octobre 1855 à Echenay, fils de René Isidore Louviot et de Julie Depardieu domiciliés au même village.

En 1875, à l’heure de l’appel sous les drapeaux, le gaillard d’un mètre soixante-dix aux yeux gris fut versé au service auxiliaire pour cause de « perte de dents ». Ce service auxiliaire concernait les jeunes gens qui n’étaient pas jugés aptes au service actif mais étaient néanmoins employés à d’autres tâches (hôpitaux militaires, réparation de matériels, construction et entretien des locaux militaires, etc…).

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FAMILLE BRULFERT - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 16 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE BRULFERT - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Joseph Horace Albert Adéodat BRULFERT (l’ordre des prénoms varie parfois suivant les sources) a vu le jour le 13 septembre 1841 à Saint Denis les Rebais (Seine & Marne), fils de Noël Joseph Brulfert et de Françoise Alexandrine Brulfert (même patronyme).  Pour l’anecdote généalogique, Noël et Françoise sont cousins germains. Son père deviendra maire de St Denis les Rebais deux ans plus tard (1843) et exercera ses mandats jusque vers 1855.

Le recensement de Saint Denis de 1846 nous apprend qu’il est le 4eme enfant du couple formé par Noël Joseph et Françoise Brulfert puisque l’ont précédé Joséphine Alexandrine, Alphonsine Désirée et Alexis Louis. Mais il aura également un petit frère, Aristide Socrate, de 3 ans son cadet. Et puis une généalogie trouvée sur Généanet ajoute Léonidas Auguste Homère Edmond Léopold et Angèle Maria à la fratrie.

Si je ne sais rien de son enfance, Joseph fut néanmoins certainement un enfant studieux puisque ses études le mèneront vers un doctorat de médecine. Son curieux prénom d’origine latine, Adéodat, qui signifie « donné par Dieu », aura-t-il joué un rôle dans son parcours ?...

Par faute de lieu de résidence au moment de l’appel sous les drapeaux et de disponibilité en ligne, je n’ai pas pu retrouver sa fiche Matricule qui renseignerait sur la décennie 1860/1870.

C’est le 3 novembre 1872 (il a donc 31 ans) qu’il présente et soutient sa thèse de doctorat sur un thème qui, s’il semble bien éloigné de la médecine (d’ailleurs il s’en excuse !), lui assurera une renommée internationale.

« Origine et disparition de la race polynésienne », tel est le titre qu’il choisit.

FAMILLE BRULFERT - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Cette thèse, il la dédit, dans l’ordre, à ses frères et sœurs, à ses parents et à ses amis. Il n’oublie naturellement pas son président de thèse, le professeur Paul Pierre BROCA, alors éminent médecin, anatomiste et anthropologue français très renommé, professeur de clinique chirurgicale à la faculté de médecine de Paris, chirurgien de l’hôpital des Cliniques, membre de l’Académie de médecine du même lieu et Chevalier de la légion d’honneur.

Dans la décennie qui suit, cette thèse connaitra un fort retentissement en France et à l’étranger.

 Il faut dire que l’époque s’y prête bien. Après les premières descriptions assez « exotiques » des grandes découvertes géographiques de l’océan Pacifique (Tahiti n’a été découvert qu’en 1767, soit 100 ans plus tôt !), on est maintenant friand d’analyses plus scientifiques ! Et puis, en ce milieu du XIXeme, les ambitions coloniales sont maintenant avérées et mises en œuvre… Les « nègres, les sauvages et autres races inférieures » mobilisent l’attention des scientifiques et du grand public dans des publications ou articles de presse qui mèneraient aujourd’hui tout droit au tribunal du fait des termes employés mais que l’esprit de l’époque, tourné vers ces terres lointaines, adore. N’a-t-on pas découvert l’Eden, la « Nouvelle Cythère » ?...

Et dans cette région bénie où il suffit de se baisser pour se nourrir, d’où peuvent bien venir ces « sauvages » ? C’est la question que Joseph Brulfert se pose !

A l’époque, 3 opinions s’affrontent ! Certains prétendent qu’ils sont venus d’Amérique du Sud, d’autres d’Asie du Sud-Est. Joseph choisira, à l’instar de quelques autres, une autre option ! Les îles du Pacifique ne sont pour lui que les sommets émergés d’un continent océanique englouti !...

La première partie de sa thèse (21 pages sur 32) disserte sur ces origines possibles. S’il s’emploie à démonter les autres hypothèses (toujours respectueusement), sa position s’appuie sur l’observation des courants marins et des vents, les traditions locales orales, les embarcations utilisées depuis toujours par les habitants des îles, etc… qui d’après lui réfutent catégoriquement ces autres possibilités.

La deuxième partie (10 pages) évoque plutôt les affections des iliens (endémiques et/ou épidémiques) en en dressant la liste (tuberculose, phtisie, éléphantiasis, etc…) mais en se bornant à en faire le constat, sans parler de traitements comme on pourrait s’y attendre de la part d’un médecin. Il insiste néanmoins sur les maux apportés par les étrangers, en particulier l’alcoolisme, la corruption des mœurs, … qui pourrait expliquer la baisse inquiétante de la population. On sent bien néanmoins le côté « social » du médecin que l’on retrouvera plus tard fortement affirmée.

 Mais me direz-vous, comment a-t-il acquis cette expertise des peuples polynésiens ?...

L'Astrée et la Sibylle au mouillage de Papeete - Au premier plan, le palais de la reine Pomare - 1870

L'Astrée et la Sibylle au mouillage de Papeete - Au premier plan, le palais de la reine Pomare - 1870

Ce sont les recueils des « Archives de la Médecine Navale » qui nous donnent la réponse. En août 1868, Joseph est cité, en provenance de Rochefort (17), pour un départ imminent vers l’Océanie à bord de différents bateaux. Il est alors aide-médecin auxiliaire et sans doute commence-t-il son ascension pour devenir plus tard chirurgien de marine.

Si l’on admet qu’un voyage à la voile dure environ 4 à 5 mois vers 1870 entre la Polynésie et la métropole (voir par exemple le rapatriement de Louis Sylvestre Morio en 1870), c’est donc vraisemblablement vers le début de 1869 que Joseph arrive à Taïti (comme orthographié dans la thèse). Pour cela, il a emprunté « la Poursuivante », « la Sibylle » et prend son poste sur « Le Chevert ».

Frégate La Sibylle à Papeete 1869

Frégate La Sibylle à Papeete 1869

 Il indique dans sa thèse qu’il a passé 2 ans à Taïti et qu’à cette occasion, il a franchi 6 fois durant cette période la ligne entre le 135° et le 150° méridien. Sa présence est par ailleurs attestée aux iles Gambier où, chirurgien de 3eme classe, il témoigne à un procès (Source : Les iles Gambier par Jean Paul Chopard – Brest - imprimerie de J. B. Lefournier ainé - 86, grand'rue – 1871).

Ce séjour dans le Pacifique le marquera profondément.

Revenu certainement en métropole fin 1871/début 72 et rendu à la vie civile, Joseph s’installe 22 cours des petites écuries à Paris Xe. C’est là qu’il rencontre Marie Gabrielle Hurlier. La demoiselle est originaire de Ronceux (Vosges) près de Neufchâteau où elle est née le 21 août 1848. Elle est la fille de François Sylvestre Hurlier, négociant, et de Aimée Justine Garnier. Plus tard, la famille Hurlier/Garnier s’installera à Echenay où Marie Gabrielle passera une partie de sa jeunesse.

Curieusement, à l’époque où Joseph rencontre Marie Gabrielle, celle-ci vit avec sa mère à Paris, 11 cours des petites écuries, son père étant resté à Echenay. Ainsi, dès 1866, ses parents semblent séparés, le recensement de cette même année indiquant que son père vit à Echenay avec sa propre mère en compagnie de Marie Gabrielle et d’une domestique, Amélie Gérard. 

Joseph et Marie Gabrielle sont donc voisins et l’on peut imaginer qu’ils se croisent quotidiennement dans cette petite rue si typique comme Paris en regorge.

Le 20 novembre 1873, ils s’unissent à la mairie du 10eme arrondissement. Un contrat de mariage est déposé chez Maître COTTIN, notaire à Paris, le 15 courant.

A compter de cette période, Joseph consacrera sa vie professionnelle à l’exercice de la médecine. Côté vie privée, l’année 1877 voit la naissance d’une fille, Marthe Thérèse.

Joseph a une idée très noble de la médecine. Si celle-ci soigne les corps, il veut aussi accompagner la vie des familles les plus démunies. C’est dorénavant pour les pauvres et les indigents qu’il veut œuvrer. En 1877 et après un rapport favorable de Paul Delasiauve, médecin en charge des bureaux de bienfaisance parisiens, Joseph est admis comme médecin titulaire d’un bureau de bienfaisance.

Mais son engagement ne s’arrête pas là. En 1880, il est aussi « médecin de l’état civil » (de la 1ere circonscription du Xe arr) que d’autres appellent le « médecin des morts ».

« Médecin des morts : l’expression peut paraître surprenante, sinon absurde ; elle est pourtant celle qu’emploie la population parisienne pour désigner une catégorie de médecins attachée à la vérification des décès dans la capitale à partir de 1800. Cette fonction, inédite et presque unique en France pendant une grande partie du xixe siècle, répond à une nécessité, aujourd’hui oubliée : celle de s’assurer de la réalité des décès et éviter ainsi les inhumations prématurées. Elle constitue un des aspects de la médecine salariée qui se développe au XIXe siècle, autour de l’hygiène publique et de la police médicale. » (Source : hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-01526588/document).

Il interviendra sur un périmètre compris entre la rue Poissonnière et la rue du Faubourg St Denis (Source : Recueil des actes administratifs du département de la Seine N°31- 1880),  puis démissionnera de son poste en 1883, vraisemblablement pour la raison que nous allons découvrir maintenant.

En juillet de cette même année, il se présente, sur les instances de plusieurs de ses amis, à l’élection de conseiller-général du canton de St Denis Les Rebais en tant que Républicain. Il y fait face à Léon Chazal, conseiller général sortant et à Mrs Collette de Beaudicourt et Spié. Son programme ? En affaires, augmenter, terminer, améliorer les voies de communication, presser l’exécution du chemin de fer projeté, et enfin demander le dégrèvement de l’agriculture ; En politique, aider au développement de la république progressive. Bien que natif du pays, chose sur laquelle il insiste durant sa campagne, il ne passera pas le premier tour et se désistera pour Mr Spié (qui ne sera pas élu).

Mais l’homme est tenace ! Après son échec en Seine et Marne, il présente quelques années plus tard sa candidature au Conseil General de Haute-Marne d’où son épouse est (presque) originaire et où, à la surprise de plusieurs de ses adversaires mieux implantés que lui, il est élu en 1886 comme représentant du canton de Poissons (52) dont dépend Echenay. Il précède donc de quelques années Gabriel de Pimodan, autre Epincelois célèbre dans cette fonction.

Dès lors, il est probable que la famille Brulfert / Hurlier partage son temps entre la capitale (rue d’Hauteville) et Echenay comme semble le démontrer le recensement de cette même année. On peut noter qu’il n’y a pas de domestique à leur service.

Fidèle à son engagement, notre conseiller général du canton de Poissons dépose en août 1888, la requête qui suit lors de l’assemblée du CG et qui illustre bien la misère des campagnes de Haute-Marne pourtant alors assez riche comparée à d’autres régions françaises.

 

Source: Rapports et procès-verbaux des séances du Conseil général de la Haute-Marne - Août 1888

Source: Rapports et procès-verbaux des séances du Conseil général de la Haute-Marne - Août 1888

Joseph poursuit donc en Haute-Marne son projet d’aider et de soulager les plus démunis de ses concitoyens.  

Mais le 24 février 1890, en pleine fleur de l’âge, Joseph s’éteint… Il n’est âgé que de 48 ans. Voici ce qu’en disent les journaux.

FAMILLE BRULFERT - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Il laisse donc une veuve et une orpheline de 14 ans. Les lois de l’époque obligeront à un conseil de famille où le père de Joseph (donc le grand-père de Marthe) sera nommé subrogé-tuteur de Marthe-Thérèse.

Cette succession est pour nous l’occasion de connaitre le patrimoine du couple sur Echenay et les communes avoisinantes.  Ce ne sont pas moins de 218 hectares environ, dont 177 de forêts et une maison et ses dépendances, qui seront vendus aux enchères en 7 lots (la vente en comprenant 8, le 8eme se situant en Seine & Marne) ! Cela place certainement Joseph Brulfert parmi les 2 ou 3 plus grands propriétaires terriens de la commune avec Gabriel de Pimodan, châtelain du village. Mise à prix du total : 155 000 francs, somme considérable pour l’époque. Et combien a-t-elle rapporté ?... (Source : Journal « L’Eclaireur de l’arrondissement de Coulommiers » du 11 mars 1891)

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Je dois dire que je me suis posé une question à son sujet, question qui restera sans réponse :

Et si cet engagement au service des plus démunis en France n’était que le résultat d’une prise de conscience faite lors de son séjour à Taïti, cet éden terrestre corrompu par l’homme blanc sous prétexte de progrès comme il le dit à demi-mots ?...

Mais après tout, peu importe les motivations profondes, l’œuvre qu’il a réalisée reste et ces quelques mots !...

« J’ai vécu dans ces pays de soleil et de lumière, j’ai causé à l’ombre des orangers avec leurs habitants, j’ai couru dans ces vallées semées de pommes d’or, citrons, limons, goyaves, évis, oranges, j’ai entendu le bruit de ces cascades, tantôt pluie douce et fine dont les eaux s’émiettent en mille et mille prismes étincelants, tantôt roulent avec fracas des éclats de rochers, des colonnes de granit, des arbres (vai mato), eaux terribles ! J’ai vu l’Indien, chargé de poids énormes courir en riant, sur ces montagnes à pic, dont chaque flanc domine un abyme. J’ai vu la jeunesse insouciante, couronnée de miri [basilic) et de tiare [gardénia), danser et chanter, folle et légère, devant nous, les maîtres ; je l'ai vue aussi, hélas ! chercher dans nos liqueurs, absinthe et bière surtout, une ivresse dégoutante que l'eau-de-vie d’orange ne procure pas assez vite. J’ai vu, les jours de payement des contributions, les hommes et les femmes venir là, au grand marché, chercher l’argent que notre sottise leur demande.

J’ai vu le mari exposer sa femme, j’ai vu ce peuple tombé avant d’avoir été élevé, cet enfant qui ne sera jamais homme ! Pensif sur le chemin, j’ai vu la race polynésienne descendre, vêtue de fleurs, dans la tombe, et je me suis dit : à ce pauvre peuple, j’apporterai un souvenir, à ces nations condamnées, un serrement de main, à ce pauvre moribond, une larme... » [ ]

« On prétend avoir amené des habitudes hygiéniques dans ces pays. Je demande lesquelles ? [ ] Le Polynésien est chez lui. Il a toujours le même ciel, le même soleil, la même nourriture, les mêmes usages, et il meurt. Laissez le nègre au Sénégal, au Congo, au Mozambique et il vivra ; laissez l’indien (d’Amérique) dans ses territoires de chasse et il vivra ; laissez le Polynésien chez lui, avec ses arbres, sa pêche, sa case, sa femme, ses fetii, il meurt et il mourra. »  

 

Triste constat d’impuissance et de rage à peine voilée qui induira peut-être encore plus son dévouement en France !...

 

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FAMILLE BOUSSEL - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 15 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

FAMILLE BOUSSEL - CIMETIÈRE D'ECHENAY

                                Jean Boussel                      1781 - 1864

Le 3 septembre 1864 est décédé Jean Boussel (Né le 24 novembre 1781 - Pancey, (52)), fils de Brice Boussel et d’Hélène Demassey.

Il était veuf de Marie Pierrette Louviot qui suit et qu’il avait épousé le 2 février 1820. Il lui aura survécu 11 ans. C’est Nicolas Boussel, son fils manouvrier, qui déclare son décès, accompagné de Joseph Edmond Landéville, instituteur non parent.

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                                Marie Pierrette Louviot                 1793 - 1853

L’an 1793, le 28 janvier, Nicolas Louviot, laboureur, assisté de Pierre Gérard, Jean Pierre Charoy et de Pierre Burton, déclare la naissance de Pierrette, fille de Jeanne Gérard son épouse.

Comme pour Eloi Guillaume, le maire croit nécessaire d’ajouter en marge que l’enfant a été baptisé ce jour par Jacques Augustin Longalaine, curé d’Echenay ayant prêté serment* et qu’elle a eu pour parrain Pierre Gérard et pour marraine Marie Collin.

Le 13 septembre 1853, Jean Nicolas, époux de 71 ans, et Charles Boussel, fils de 24 ans, déclarent son décès à l’âge de 59 ans dans leur maison sise grande rue.

 

*Il avait en effet prêté serment à la constitution civile du clergé le 4 décembre 1791 à Echenay.

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Illustration d'uniforme de gendarmes en 1890 (Source: force-publique.net)

Illustration d'uniforme de gendarmes en 1890 (Source: force-publique.net)

                                Emile Boussel                    02/02/1897

Neuf ans plus tard, Charles, 34 ans et fils des précédents, déclare la naissance de Joseph Pierre Emile, né le 4 avril 1862 de son épouse Eugénie Larcher âgée de 24 ans, en présence de Nicolas Boussel et de Dominique Isidore Louviot.

Les années passent... Emile, grand brun aux yeux noirs, rejoint le 4eme régiment d’artillerie le 6 décembre 1883 et devient canonnier conducteur le 1er janvier suivant. Il prend ensuite un peu de galon, est promu brigadier le 26 janvier 1885 puis maréchal des logis le 30 novembre 1886.

Ayant sans doute pris gout à la rigueur militaire, il intègre la gendarmerie le 3 juillet 1888 où il devient brigadier à cheval le 2 octobre 95.

Le 7 avril 1894, il avait épousé à Han sur Meuse (55) Marie Adèle Verrier, âgée de 22 ans et née à Beauzée (55), fille de feu Alfred Verrier et d’Alexandrine Claude. Il était alors en poste à la gendarmerie de Saint Mihiel. Comme le veut la loi, il avait bien sûr obtenu l’autorisation de son Lieutenant-Colonel.

Il prend ensuite en charge comme Brigadier la gendarmerie de Stainville (55).

FAMILLE BOUSSEL - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Mais l’union ne sera pas très longue puisque il décède le 2 février 1897 à Stainville (55), laissant son épouse veuve à l’âge de 25 ans et un orphelin, Achille Charles André né l’année précédente. Il avait alors sous ses ordres 4 gendarmes, Constant Maire, Emile Bercq, Joseph Edmond Lereboullet et Eugène Vuillet.

Sa dépouille est ramenée à Echenay où il est enterré.

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LES TROIS CROIX DU CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 14 Juillet 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LES TROIS CROIX DU CIMETIÈRE D'ECHENAY

Difficile d’évoquer la Haute-Marne sans penser à une célèbre croix du département. Si elle focalise l’attention, elle n’est pourtant pas la seule à présenter un intérêt.

Croix de carrefour, calvaires, croix de mission ou encore de cimetière fleurissent un peu partout en Haute Marne. En pierre, quelques fois en fonte, elles marquent le paysage et témoignent de la ferveur passée.

LES TROIS CROIX DU CIMETIÈRE D'ECHENAY

Trois croix se dressent vers le ciel au cimetière d’Echenay. Alignées dans un axe NE-SO, elles forment une diagonale qui n’est sans doute due qu’au hasard.

Elles sont d’un genre très simple qui rejoint un peu le style dorique par les cannelures qui ornent deux d’entre elles.

N’étant pas spécialiste du genre, je me contenterai de vous les montrer. Depuis combien de temps veillent-elles sur les « locataires » du lieu et surtout combien en ont-elles vus passer ?...

Et pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient découvrir les calvaires de la commune, cliquez ci-dessous.

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