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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

GEOFFROY I - 2eme seigneur connu d'Echenay- XIeme siècle

16 Octobre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Millénium - Les seigneurs d'Echenay- 1000 ans

Blason Joinville

 

La souveraineté de Geoffroy I dit le Vieux sur Joinville et Echenay ressemble beaucoup à celle de son père : Peu d’archives et des renseignements fragmentaires.


L’homme suit les traces de son géniteur : guerres, accaparements puis libéralités, en fonction de l’urgence du moment.


Mais pouvait-il en être autrement ? Comme beaucoup de seigneurs de son temps, il confond souvent biens temporels et biens religieux. Puisque c’est lui qui porte l’épée et protège les pauvres moines, alors, leurs biens sont aussi un peu les siens, non ? Se les accaparer, quoi de plus naturel pour un puissant seigneur du XIème siècle !


Il a la force, ils ont leur évêque et le pape ! Mais la peur du jugement dernier est si grande…


Marié avec Blanche de REYNEL vers 1045 (Parents de Blanche : Arnoul de REYNEL & N de FOUVENT ), Geoffroy, Gaufridus, fils d'Etienne de Joinville succéda à son père dans cette seigneurie, aussi bien que dans le comté de Joigny (toutefois voir fin d’article).


Il porta, suivant Alberic, la guerre dans le Boulonnais, et fit dans cette expédition des prodiges de valeur; néanmoins le sort ne lui fut pas favorable ; son fils Holdin resta sur le champ de bataille, et lui-même tomba prisonnier. Ayant recouvré sa liberté quelque temps après, il revint à Joinville et vécut encore vingt-six ans.

 

Il fit à l'abbaye de Vaucouleurs des donations nombreuses, et abandonna un fonds de terre qu'il possédait dans ce lieu pour y faire construire une abbaye.

 

Ce ne sont pas les seules libéralités que l'on connaisse de lui: il établit plusieurs fondations dans l'abbaye de Molème, avec le consentement de son fils et de son épouse Blanche de Mosellane.

 

Geoffroy Ier possédait entre autres églises, celle de Notre-Dame de Wassy ; menacé d'excommunication par le pape Léon IX, s'il ne la rendait à une maison religieuse, il alla trouver l'évêque de Châlons, Roger III, qui était alors à Thonnance, et remit l'église à l'abbaye de Montierender.

 

Ce seigneur eut quatre enfans:

 

Guy, comte de Joigny, qui fit en 1096 un voyage à la Terre-Sainte et mourut sans postérité;

 

Renaud, qui succéda à son frère, et ne laissa point d'enfant de sa femme Vindemode;

 

Geoffroy II qui suit ;

 

Et Holdin, mort à Bologne.

Ce dernier avait eu lui-même deux fils, Gauthier et Vithier, avec une fille Hesceline, dame de Neuilly, mariée à un seigneur d'Aigremont, frère de Tesselin, père lui-même du fameux saint Bernard.

 

Geoffroy Ier mourut en 1080.

 

Fériel, Jules. Notes historiques sur la ville et les seigneurs de Joinville

 

Voici une autre biographie :

 

GEOFROI  I DE NEUFCHATEAU, SEIGNEUR DE JOINVILLE ET COMTE DE JOIGNY

 

Geofroi devint sire de Joinville et comte de Joigny après la mort de son père. Nous ne connaissons de sa biographie que les faits rapportés par Albéric de Trois-Fontaines et ses relations avec les abbayes de Molesmes et de Montiérender. La bataille de Bologne, où périt son fils Hildoin et où lui-même fut fait prisonnier, en 1055, n'a laissé d'autres traces que les deux lignes du chroniqueur que nous avons transcrites ci-dessus. Albéric rappelle en même temps la bataille de Mortemer, en Normandie, où l'armée commandée par Eudes, frère du roi de France, fut complètement défaite par celle du duc Guillaume le Bâtard. Thibaut I, comte de Champagne, y combattit dans les rangs de l'armée royale, avec ses vassaux, au nombre desquels se trouvait vraisemblablement le sire de Joinville (1). Peut-être le combat de Bologne ou de Boulogne ne fut-il qu'un incident de cette campagne. Au temps de l'abbé Brunon (1049-1082), Geofroi céda à l'abbaye de Montierender l'église de Wassy que ses prédécesseurs tenaient de l'évêque de Châlons (2).

 

(1) D'Arbois de Jubainville, t. 1. p. 386.

(2) M. l'abbé Bouillevaux interprète ce texte d'une manière, ce semble, bien défavorable, lorsqu'il suppose que Geofroi s'était indûment emparé de cette église (p. 238). La charte rappelle seulement que les canons défendaient aux laïques de posséder des édifices consacrés au culte.

 

Mû par le désir d'expier ses péchés et de mériter le salut éternel, dit le donateur, il prit la résolution de se dessaisir de cette église, afin que désormais, elle ne fût possédée par aucun laïque. Il se rendit à Thonnance, où se trouvait alors l'évêque Roger; l'acte de cession fut passé en présence de l'abbé de Saint-Urbain, avec le consentement de Blanche, épouse de Geofroi, et de leurs fils Geofroi et Renard. Il y est stipulé que l'abbé du Der devra établir des religieux à Wassy, et que dans le cas où quelque évêque de Châlons prétendrait revenir sur cette transaction, l'église ferait retour à la famille du donateur.

 

Brunon se montra reconnaissant de cette libéralité et fit à Geofroi l'abandon des églises qui avaient été usurpées par son père, ou plutôt, il confirma les droits d'avouerie qui appartenaient au sire de Joinville sur ces domaines dépendant de l'abbaye. Geofroi commença par réintégrer le monastère dans l'église de Dommartin qui lui fut aussitôt rendue : puis la charte rappelle celles que son père avait possédées, savoir : Lassicourt, St-Christophe, Trémilly. Dommartin, Ragecourt, le lieu appelé Villa de Gurgione (La villa de Gurgione et Dommartin (le saint-Père) ne sont pas mentionnés dans les chartes relatives aux possessions d'Etienne de Vaux ; en revanche elles citent Vaux-s-Blaise et Ville-sur-Terre qu'on ne retrouve pas dans celle-ci).

 

Il est dit que Trémilly, Ragecourt, Fays et Gurgy sont cédés à Geofroi pour être conservés par lui et ses descendants jusqu'au deuxième degré.

A défaut de postérité directe, ces domaines devront revenir à son frère ; après ce dernier, à son plus proche parent, de telle sorte que ces domaines devront faire retour à l'abbaye après la deuxième dévolution.

 

Ce titre offre cette particularité à laquelle nous avons déjà fait allusion, que le seigneur de

Joinville y est appelé G. de Neufchâteau.

 

On lit dans le Gallia Christiana (XII, col. 404) que, en 1080, Geofroi, c. de Joigny, donna à l'abbaye de la Charité-sur-Loire les églises de Notre-Dame et de St-Jean de Joigny, ainsi que les chapelles de St-Martin et de St-Thibaut.

 

Geofroi fut un des premiers bienfaiteurs de l'abbaye de Molesme (près de Châtillon-sur-Seine). Saint Robert venait d'envoyer à Vaucouleurs des religieux qui y fondèrent le prieuré de St-Thibaut. Le sire de Joinville leur fit don du champ où fut bâti le sanctuaire, avec le pré attenant.

Il y ajouta un champ à Bure, la chapelle du château, les prieurés de Thusey et de Chalaines. Il prit en outre l'engagement de racheter, pour les donner aux religieux, les possessions qui avaient appartenu à ses ancêtres dans les domaines dépendant de ces églises (1).

 

La chronique d'Albéric fixe la date de la mort de Geofroi I à l'année 1081, (le 25 janvier d'après Ducange).

 

(1) Mabillon. Ann. Bénédict. T. III, p. 478. Ces donations sont rapportées dans une notice insérée au Cartulaire de Molesme.

 

Simonnet, Jules (1824-1875). Essai sur l'histoire et la généalogie des sires de Joinville. (1008-1386.)... par J. Simonnet,.... 1875

 

Avec Geoffroy I se pose encore la question de la possession ou non du Comté de Joigny. Henri-François Delaborde réfute fermement cette hypothèse en y apportant ce qu’il considère comme des preuves tangibles. (persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1890_num_51_1_447617)

 

 

Mais après tout, quelle différence pour les Epincellois* ! (*habitants d’Echenay; voir :  QUAND ECHENAY N’ETAIT PAS ENCORE ECHENAY)

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