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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

Ce blog retrace la petite et la grande histoire d'Echenay Haute-Marne sous forme de petits articles, au fil de mes recherches et découvertes généalogiques.

le cimetiere d'echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE SEYDOUX

Publié le 17 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE SEYDOUX

                              Lucien Seydoux                1928 – 1988

Comme on l’a déjà vu, Echenay a accueilli quelques familles d’origine Suisse. Il est probable que la famille Seydoux en fasse partie.

Lucien Paul Gabriel Seydoux est né le 26 avril 1926 à Coublanc (52). Il décédera le 22 janvier 1988 à Vandoeuvre les Nancy.

On trouve effectivement la trace d’un foyer Seydoux à Coublanc en 1926, formé d’Alfred, sujet Suisse né à Blessens (canton de Fribourg - CH), cultivateur et époux de Berthe Vignetey qui habitent avec Paul Seydoux, frère de l’époux. En 1931, la famille a déserté le village.

Les parents de Lucien, Alfred et Berthe (+ 1 juillet 1977 à St Dizier), s’étaient mariés le 3 octobre 1925 à Coublanc. Lucien Paul Gabriel est donc vraisemblablement leur premier enfant.

Je n’ai pas pu dater précisément l’arrivée de la famille Seydoux à Echenay. Néanmoins, le Bottin d’Echenay de 1947 mentionne un « A. Seydoux », cultivateur au village.

Source :

AD52

LA TOMBE DE LA FAMILLE SEYDOUX
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LA TOMBE DE LA FAMILLE VINDAYER / MUSY

Publié le 14 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE VINDAYER / MUSY

                              Louis Vindayer                  1895 – 1952

                              Charles Vindayer              1926 – 1980

                              Marthe Musy                    1904 – 2001

 

La généalogie de Jean Pierre Soyer* trouvée sur Généanet nous apprend que Louis Vindayer est né le 15 mars 1895 à Cronay, village situé près d’Yverdon Les Bains, tout près du lac de Neuchâtel en Suisse.

Il épouse Marthe Louise Elisa Musy le 9 mai 1925. La mariée est la fille de Maxime Gustave Musy (tailleur de pierre) et de Marie Julie Tissot. Elle est née le 23 novembre 1904 à Sombacour dans le Doubs.

Le recensement de 1926 de Chalancey nous indique que Louis Vindayer y exerçait la profession de fromager pour le compte de Mr Germain Henri. Il semble qu’il soit spécialisé dans la production de Brie et de gruyère. L’étude « Les Suisses en Haute-Marne 1880-1939 de Stéphanie Leu » nous apprend effectivement que l’extrême paupérisation de la Suisse au milieu du XIXeme siècle amena nombre de Suisses à émigrer. Leur savoir-faire en matière fromagère amena un certain nombre d’entre eux à se fixer en Haute-Marne qui comptait alors deux grands bassins fromagers, le nord du département plutôt axé sur la production de Brie et le sud sur la fabrication de Gruyère. Venu sur Echenay à une date qui m’est inconnue, Il est possible que Louis Vindayer fût employé à la fromagerie de Pancey distante de 2 kms d’Echenay.

Louis décède le 17 juin 1952 à Echenay à l’âge de 57 ans et Marthe le 26 novembre 2001 à Joinville (52) à l’âge de 97 ans. Elle lui aura donc survécu 49 ans.

Charles ou Louis ?...

Charles ou Louis ?...

Charles (Charles Auguste Maxime) est probablement leur fils, né le 13 octobre 1926 à Chalancey et décédé le 2 mars 1980 à Chaumont.

La famille Vindayer habitait le centre du village, une petite maison faisant presque face au lavoir.

Sources :

AD52

* Jean Pierre Soyer, pseudo j1074 sur Généanet

 

LA TOMBE DE LA FAMILLE VINDAYER / MUSY
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LA TOMBE DE LA FAMILLE ROSSI

Publié le 12 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE ROSSI

Aucune indication sur cette sépulture ne permet d’en connaitre exactement ses occupants.

Toutefois, la tombe voisine (famille Belloni) laisse penser qu’il s’agit de Camille Henri Albert Rossi, né le 10 août 1892 à Bovée sur Barbours (55).  

Sa fiche militaire nous apprend qu’il est le fils de Pierre (Piétro) Rossi et de feue Catherine (Catharina) Tédaldi, immigrés italiens ayant jetés l’ancre en Meuse. Il exerce alors la profession d’épicier & négociant en confection.

Une généalogie* trouvée sur Geneanet place la naissance de ses parents en Emilie Romagne.

Quoi qu’il en soit, notre meusien italien arrive sous les drapeaux le 9 octobre 1913. D’abord simple soldat de 2eme classe, il passe caporal le 8 octobre 1914. Le 1er novembre 1915, il part rejoindre le peloton des élèves sous-officiers.

De retour au front, il est gravement blessé au pied droit le 30 juin 1916 par un éclat d’obus au combat du Bois du Chênois (55). Il est évacué le lendemain et sera amputé de 2 orteils et demi. Fini le front ! Le 22 août 1916, il sera cité à l’ordre de la division pour « s’être installé dans un petit poste comme guetteur volontaire pendant un violent bombardement, donnant à ses hommes l’exemple du courage ».

Sa convalescence puis son détachement aux services auxiliaires l’emmèneront vers Montluçon (03), Revigny (lequel ?), St Ouen de Mimbré (72), Mamers (72), Evreux (27) avant sa libération en 1919 où Il se retire à Bovée. Une pension de 243 francs accordée en septembre 1921 sera le prix accordé pour ses orteils !

Mais enfin, la vie civile peut reprendre ses droits et peut-être les tournées du commerce puisque sa fiche matricule nous avait indiqué qu’il possédait le « permis de conduire les automobiles », fait assez peu courant en 1912 !

Sans doute par une forme d’endogamie nationale et/ou de profession, il se marie le 2 juin 1923 à Echenay avec Suzanne Germaine Georgette Belloni, fille de commerçants épiciers épincelois d’origine italienne déjà croisés sur ce blog (Simon Belloni et Léa Mogin).

Née le 12 mars 1900 à Echenay, Suzanne décédera le 16 mars 1980 à St Dizier et son mari le 8 janvier 1970 à Echenay.

A noter sur la présence d'une plaque déposée par les Sapeurs-pompiers d’Echenay sur la sépulture.

 

Sources :

AD52 & 88

*Généalogie de Patrick SECCHI (secchi) - Geneanet

LA TOMBE DE LA FAMILLE ROSSI
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LA DOUBLE TOMBE DES FAMILLES BELLONI-LABBE ET BELLONI-MOGIN

Publié le 10 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA DOUBLE TOMBE DES FAMILLES BELLONI-LABBE ET BELLONI-MOGIN

La tombe des familles Belloni-Labbé et Belloni-Mogin est une belle double sépulture dans le style fin XIXe, ceinte d’une petite grille qui a plutôt bien résisté au temps. La tombe de gauche accueille

                              François Belloni               1834 - 1885

                              Octavie Labbé                   1839 - 1917

C’est le 2 mai 1885 que s’éteint François Belloni, marchand mercier né le 19 février 1834 dans le Duché de Parme (Italie), fils de Simon Belloni (+ 1859) et de Jeanne Delanégre (nom incertain) *.

Si j’ignore comment, quand et pourquoi Francesco est venu en France, je sais qu’il se marie le 27 septembre 1861 à Thonnance les Joinville avec Octavie Labbé, née à Saulxure les Vannes (Meurthe) le 10 décembre 1839. Elle est la fille de Jean Labbé et de Jeanne Françoise Pergel.

Les recensements d’Echenay indiquent que Francesco exerça également la profession de marchand épicier et que le couple a eu au moins 9 enfants.

Octavie décède en 1917.

 

Tombe Famille Beloni – Mogin (à droite)

                              Simon Beloni     1865-1929

                              Léa Mogin          1872-1960

 

Simon est un fils du couple précédent, né le 28 novembre 1865 à Echenay et donc frère d’Emile Joseph déjà croisé dans ces pages.

En 1885, lors du conseil de révision, il est domicilié à Nettancourt (55) et exerce la profession de maréchal-ferrant. Il habite brièvement Magneux (52) en 89, revient à Echenay, puis repart quelques mois à Couvertpuis (55) avant de revenir à Echenay.

Reconnu « fils ainé de veuve », il est dispensé de service militaire. L’administration militaire ajoute qu’il a fait la déclaration prescrite par l’article 9 du code civil qui dit :

« Tout individu né en France d’un étranger, pourra, dans l’année qui suivra l’époque de sa majorité, réclamer la qualité de Français ; pourvu que, dans le cas où il résiderait en France, il déclare que son intention est d’y fixer son domicile, et que, dans le cas où il résiderait en pays étranger, il fasse sa soumission de fixer en France son domicile et qu’il s’y établisse dans l’année à compter de sa soumission. »

Suivant la loi qui veut qu’un naturalisé soit appelé l’année suivant sa naturalisation, on trouve sa fiche militaire en 1886 bien qu'il soit de la classe 85. Si Simon n’exerce pas son service militaire, il accomplira néanmoins plusieurs périodes d’instruction militaire.

  • Du 1er au 29 février 1888 au 109 RI
  • Du 14 mars au 12 avril 1892 au 109 RI
  • Puis du 11 au 31 octobre 1897, toujours au même régiment.

Il épouse le 14 septembre 1895 à Guindrecourt aux Ormes (52) Marie Eugénie Léa Mogin, née le 10 août 1872 au même village qui lui survivra 31 ans.

Sources :

AD 52 & 88

*Généalogie de Michel Laserre et Lydie Fabulet sur Généanet

 

LA DOUBLE TOMBE DES FAMILLES BELLONI-LABBE ET BELLONI-MOGIN
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LA TOMBE DE LA FAMILLE ARNOULD - LEGER - CARET

Publié le 9 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE ARNOULD - LEGER - CARET

En l’absence d’autres inscriptions, il est bien difficile d’affirmer quelles sont les personnes enterrées ici. On trouve toutefois mention sur les recensements d’Echenay d’un couple formé d’Emile Arnould, jardinier au château des Pimodan et son épouse Berthe Lucienne Léger.

Jacques Emile Arnould était né le 23 octobre 1856 à Fays (52). Marie Berthe Lucienne naquit, elle, le 25 juillet 1862 à Flornoy (52).

Le conseil de révision déclare notre jardinier bon pour le service. Il intègre le 21eme bataillon de chasseurs à pied le 14 décembre 1877 puis est mis en congé le 5 octobre 1881. Passé dans la réserve le 1er juillet 1882, il accomplit une période d’exercice au même régiment du 25 août au 21 septembre 1883. Il sera réformé le 7 avril 1885 par la commission de réforme de Chaumont pour fracture de la rotule en 2 morceaux.

Le couple Arnould / Léger s’installe à Echenay où Emile sera employé par le Marquis de Pimodan au château.

Le recensement de 1901 les voit vivre au lieu-dit le Fourneau à Echenay en compagnie de leurs 5 enfants, Albert, Fernand, Hermance, Jeanne et Henri (°1897 Echenay, + 1972 Poissons).

Gageons qu’il s’agisse des bonnes personnes !

Sources :

AD52 et AD88

LA TOMBE DE LA FAMILLE ARNOULD - LEGER - CARET
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TOMBE DE LA FAMILLE GUILLAUME - BERTSCHI

Publié le 8 Mai 2020 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

TOMBE DE LA FAMILLE GUILLAUME - BERTSCHI

                              Lucien                  1896-1966

Lucien Emile Paul Guillaume est le fils de Joseph Jean Baptiste et de Marie Massonnet. Il naquit le 31 mai 1896 à Echenay.

 

Arrive le conseil de révision... Il mesure 1,63 m, a les cheveux blonds et les yeux gris dans un visage ovale. Noté comme exerçant le métier de cultivateur, il est ajourné pour faiblesse en 1915 mais passe au service armé le 1 septembre 1916. Soldat au 9e bataillon du 172e RI, il est évacué et entre à l’hôpital temporaire de Nevers (58) le 7 février 1917, vraisemblablement pour une bacillose pulmonaire contractée en service commandé, accompagnée d’une grande fatigue générale et d’amaigrissement. Le 11 juillet, il est de retour au front…

En 1918, Il participe aux combats de l’Aisne et aux combats offensifs entre Aisne et Oise. Il est démobilisé le 7 septembre 1919 et rejoint Echenay.

—

TOMBE DE LA FAMILLE GUILLAUME - BERTSCHI

                              Lucie                    1905-1978

Lucie Bertschi s’est mariée à Lucien Guillaume le 20 octobre 1921 à Echenay où elle était née le 18 février 1905 de Rudolf Bertschi, domestique âgé de 36 ans et de Maria Madeleine Scharz, 33 ans, domestique également. Le recensement de 1906 nous apprend qu’il s’agit d’une petite Suissesse mise en nourrice chez Henri Oudin et Marie Bourotte.

D’après une généalogie trouvée sur Généanet (Ernst TEISMANN (eteismann)), Rudolf Bertschi était originaire de Aarau (Suisse) et né le 7 mars 1868. Il décède le 16 novembre 1925 à Nancy. Il avait épousé Maria Magdalena Schwarz à Aarau le 27 novembre 1894. Il est donc probable que les parents de Lucie, vraisemblablement domestiques agricoles et en partance pour travailler en un autre lieu, aient laissé celle-ci en nourrice à Echenay où elle passera en fin de compte sa vie.

Je me souviens de Lucie, assise à sa fenêtre, m’interpellant d’un tonitruant « Hey Jo !...» quand je passais devant chez elle. Elle décédera le 27 septembre 1978 à Chaumont (52).
 

Sources :

AD 52 et 88

TOMBE DE LA FAMILLE GUILLAUME - BERTSCHI
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TOMBES DES SŒURS DE LA PROVIDENCE

Publié le 17 Juillet 2019 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

TOMBES DES SŒURS DE LA PROVIDENCE

A l’heure de l’école « sexée », Echenay avait son école primaire de jeunes filles. Elle était tenue par les Sœurs de la Providence de Langres. Cet établissement avait été fondé par les libéralités de l’Abbé Garnier (que l’on croise dans ces lignes), de Melle de Saint-Amand, de Mme Blanchard veuve Lemoine, et de Mme Alexandrine de Frénilly, veuve Rarécourt de la Vallée-Pimodan (que l’on croise également sur ce blog).

TOMBES DES SŒURS DE LA PROVIDENCE

 

 

 

Ces deux tombes semblent bien être celles de religieuses mais l’une a perdu sa plaque et l’autre est quasi illisible. Afin de tenter d’identifier celles-ci par déduction, je me suis donc « attelé » aux recensements du village, croisés aux tables décennales…

Si l’on en croit les recensements successifs, l’école fut créée entre 1851 et 1856. Ce dernier recensement fait apparaître Marie Anne Serin, religieuse âgée de 38 ans, directrice, et Amélie Lemoine, 38 ans également qualifiée de célibataire. On retrouve les mêmes en 1861.

En 1866, Catherine Ménétriel, 49 ans et Clémence Goetch, 30 ans les ont remplacées et sont qualifiées de sœurs enseignantes. Mais le 11 janvier 1872, Rose Goek (alias Clémence Goetch) décède à l’âge de 36 ans. Elle était fille de Jean Baptiste Goek et d’Anne Mansiot, tous les 2 décédés, habitant St Urbain (52) de leur vivant. Saint Urbain fut la première étape de Jeanne d’Arc sur son chemin de Vaucouleurs à Chinon où elle arriva après avoir soigneusement évité Echenay, alors tenu par les Dinteville, du parti Anglo-Bourguignon. A l’époque de Jeanne d’Arc, il y avait à St Urbain une abbaye bénédictine qui fut détruite à la révolution. Tout cela joua-t-il un rôle dans la vocation de Rose ?... Toujours est-il que Marie Rose naquit le 16 févier 1835. Son père était bourrelier et sa maman sans profession.

La guerre de 1870 passée, les recensements reprennent en 1876. Joséphine Sonnet 52 ans, née à Cuves (52) est la directrice. Née le 27 février 1824, elle est la fille de Joseph Sonnet, charpentier, et de Marie Anne Renard son épouse.

Elle est assistée d’Alix Degoy, institutrice née à Précy sous Thil (21) le 8 juin 1851, de Daniel Degoy, brigadier de gendarmerie et de Victorine Antoinette Brivé.

Cette même année, le 22 mars 1876, Marie Justine Voilleque âgée de 62 ans s’éteint à Echenay sans jamais apparaitre sur les recensements. Son acte de décès la qualifie d’institutrice née à Esnouveaux (52) de François Voilleque et de Marie Demougeot. Son acte de naissance nous informe que Marie était née le 1 février 1814, que son père était carrier et âgé de 28 ans au moment de sa naissance

En 1881, le recensement annonce que Agathe Guillemin, 76 ans, est la responsable de l’école, assistée par Marie Soleil, 34 ans, et Anne Ragonneau, 45 ans.

Sœur Agathe décédera le 18 mars 1884 à Echenay et il semble probable que ce soit elle qui est enterrée dans la sépulture de droite. Née à Damrémont (52), elle était la fille de Nicolas Guillemin et de Thérèse Bougard. Le mauvais état de la gravure ne permet pas d’être affirmatif à 100 % mais je crois distinguer 79 ans ce qui correspond.

En 1886, l’équipe est constituée comme suit : Eugénie Soleil (la même que précédemment ?) est dite âgée de 38 ans, de nationalité française et « chef de ménage » ce qui semble indiquer qu’elle est directrice. Sœur Ragonneau est toujours présente mais est notée sous le prénom d’Annette. Il y a aussi Sophie Lebeau, 72 ans, française et qualifiée de religieuse.

Puis le comptage de 1891 nous présente Mélanie Mille, 57 ans, française et directrice, Elise Girardot 43 ans, Aline Depardieu 15 ans et Elise Deveau 14 ans, ces dernières présentées comme religieuses mais qui n’étaient peut-être que novices, voire domestiques.

En 1896, l’école est animée par Marie Soleil, 47 ans qualifiée d’institutrice privée et chef, de Mélanie Mille, 62 ans, présentée comme religieuse de la communauté et Eugénie Vallant, 23 ans domestique.

1901 accueille Pauline Dossert, 63 ans, et Marie Cudel, 33 ans, « institutrice libre » de la communauté.

En 1905, la séparation de l’église est passée par là et le recensement de 1906 cite :

- Anna Dellory, infirmière née en 1846 à Villotte (Villotte Saint Seine (21)). Du 22 septembre 1846, elle est la fille de Pierre Délery, tailleur de pierre et de Mélanie Dumont

- Adélaïde Perrey, institutrice libre, née à Corre, en Haute Saône, en 1878. Berthe Adélaïde Perrey était née le 5 décembre 1878, fille d’Alexandre Jean Baptiste et de Catherine Elisabeth Noel. Elle se mariera à Paris (15 arr) le 18 septembre 1917 avec Jean Pierre Bayle. C'esn est bien fini des religieuses !

Enfin, le recensement de 1911 mentionne Marie Lorinet, institutrice privée née à Moncetz (aujourd’hui Moncetz Longevas (51)) en 1874. Fille d’Armand Ulysse Lorinet, instituteur qui lui transmit sans doute sa vocation, et de Marie Laure Aubriet, elle naquit le 3 février 1874 et décéda le 8 janvier 1956 à Langres.

La guerre de 14 arrive et, si l’école des filles y survivra, l’heure des sœurs de la Providence est révolue. Il est frustrant de ne pas avoir pu identifier formellement les sœurs de La Providence enterrées à Echenay mais c’est le jeu ! En ai-je oublié certaines ?... C’est possible ! Mais au moins ce billet leur rend-t-il hommage ! Pendant 50 ans environ, elles animèrent l’école des filles d’Echenay et leur souvenir est encore bien présent au village. Implantée rue des ponts, l’école accueillit plusieurs générations  de petites filles d’Echenay. C’est aujourd’hui une dépendance d’une exploitation agricole.

TOMBES DES SŒURS DE LA PROVIDENCE

Dans ma quête inlassable de documents divers concernant Echenay, j’ai acquis il y a quelques années cette photographie datée de 1925. Il faudra bien un jour que je me « colle » à l’identification des jeunes épinceloises !

Si vous reconnaissez une personne, merci de me contacter! wink

Sources :

AD52

Delcampe

Google Map

Ecole libre d'Echenay 1925

Ecole libre d'Echenay 1925

TOMBES DES SŒURS DE LA PROVIDENCE
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LA TOMBE DE LA FAMILLE GERARD JAQUOT - CIMETIERE D'ECHENAY

Publié le 13 Juillet 2019 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LA TOMBE DE LA FAMILLE GERARD JAQUOT - CIMETIERE D'ECHENAY

                               Mélanie Gérard

                               Gaspard Gérard              

Rien ne laisse présager que cette pierre tombale résulte d’une terrible tragédie familiale.

A la lecture de la gravure, on imagine un couple enterré au terme de leurs vies mais la réalité est bien plus cruelle.

Le 8 nivôse An IV (29 décembre 1795), un nommé Gaspard Gérard âgé de 28 ans, fils de François Gérard et d’Elisabeth Collas, épouse à Echenay Marie Magdeleine Jaquot, fille de Nicolas Jaquot et de Marie George.

La vie s’écoule au village… Mais en juin 1832, le choléra s’arrête à Echenay et frappe à la porte de la famille Gérard.

Marie Magdeleine Jaquot décède le 27 juin 1832 au terme d’une maladie fulgurante lui provoquant diarrhées, vomissements et nausées interminables.

Maintenant que la mort s’est installée dans la maison, elle entend bien prendre tout son dû !

Deux jours plus tard, le 29 juin à 6 heures de l’après-midi, leur fille Marie Mélanie, épouse de Dominique Louviot, rejoint sa mère dans la terre fraîchement remuée du cimetière.

Maladie hautement contagieuse, le choléra a emporté la mère et la fille à 48 heures d’intervalle. Les femmes étant "prises", il va pouvoir s’attaquer aux hommes !

Aussi le lendemain, 30 juin 1832, Dominique Louviot, le gendre, rejoint sa femme et sa belle-mère.

Puis le 3 juillet soit 3 jours plus tard, le patriarche Gaspard Gérard, décède à son tour.

La « faucheuse » exulte. En une petite semaine elle a décimé la famille, mission accomplie ! Elle peut dorénavant frapper chez les voisins, ce qu’elle ne manquera pas de faire…

—

Gaspard Gérard était né le 26 octobre 1767 à Echenay, fils de François et d’Elisabeth Colas.

Son épouse Marie Magdeleine, née le 28 mars 1764 à Echenay, était la fille de Nicolas et de Marie GEORGE.

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L’été 1832 sera terrible à Echenay. Comme toute période « troublée », les événements catalyseront bassesse et héroïsme de la part des populations.

A Echenay, une nommée Louise Rémy servira avec abnégation la cause des malades que plus personne n’osait toucher, ne voulait approcher ni même enterrer de peur de contracter la maladie.

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LES TOMBES ANONYMES DU CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 12 Juillet 2019 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

LES TOMBES ANONYMES DU CIMETIÈRE D'ECHENAY

Certaines tombes refusent de livrer leurs secrets.

Anonymes volontaires, gravures effacées par le temps qui passe et ronge la pierre ou sépultures trop récentes, leurs occupants resteront mystérieux, certains pour un temps, d’autres pour toujours.

Mystérieuses ou pas, toutes finiront par être relevées passées 2 ou 3 générations, tout étant question de places disponibles et d’entretien par les familles. Pourtant, il arrive qu’une tombe disparue réapparaisse grâce à une publication ancienne !

C’est le cas de celle-ci que j'avais redécouverte il y a quelques années déjà…

LES TOMBES ANONYMES DU CIMETIÈRE D'ECHENAY
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TOMBE DE LA FAMILLE LANDEVILLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Publié le 12 Juillet 2019 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Le cimetière d'Echenay

TOMBE DE LA FAMILLE LANDEVILLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY
TOMBE DE LA FAMILLE LANDEVILLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

En l’absence de toute inscription précise, il est difficile d’être affirmatif mais il semble plus que probable qu’il s’agisse de la sépulture du couple Landéville dont l’époux Edmond Joseph fut instituteur à Echenay et croisé à de nombreuses reprises dans ces lignes comme témoin de naissance ou de décès.

Edmond Joseph était né à Poissons (52) le 24 janvier 1838, fils de Pierre Nicolas Landéville, tailleur d’habits, et de Christine Collin, mariés à Poissons (52) le 8 mai 1837.

Quelques années plus tard, sa qualité d’instituteur lui vaudra d’être dispensé de service militaire. Il réside alors à Sommancourt (52), petit village entre Wassy et Rachecourt sur Marne.

C’est vraisemblablement dans ce village qu’il fut nommé pour sa première affectation en 1858. Il prit alors la succession de Nicolas Anthoine PHILIPPE.

AD52 - Cote FRAD052_244T28

AD52 - Cote FRAD052_244T28

Cette même année, l’Inspection académique demande une notice détaillée sur l’évolution de l’enseignement à chaque instituteur en charge d’une école de village et Edmond Joseph rédige donc celle de Sommancourt.

Je ne résiste pas au plaisir de la transcrire bien qu’il ne s’agisse pas du village d’Echenay tant elle est riche de détails…

Il commence par dresser un tableau des 28 instituteurs qui l’ont précédé depuis 1668.

Puis il développe ensuite différents chapitres :

Locaux mis à leur disposition :

« Primitivement, l’instituteur se logeait à ses frais et faisait la classe dans une chambre louée par la commune. Vers l’année 1800, la commune de Sommercourt forma le projet de faire construire une maison d’école et ce projet fut réalisé en 1802 ; Dès ce moment, l’instituteur habita la maison commune telle qu’elle est encore aujourd’hui, excepté une petite grange construite en 1847.

Ressources qui servaient à les rémunérer :

Outre la rémunération mensuelle, l’instituteur allait percevoir lui-même dans chaque ménage un boisseau de blé (21 litres environ). En 1840, la commune alloua à ‘instituteur un traitement fixe et annuel de 300 francs et la rétribution mensuelle dont le taux fut fixé à 0f90 sans distinction d’âge des élèves. Par suite de la loi de 1850, le traitement fixe de l’instituteur fut porté à 600 francs, mais alors le produit de la rétribution scolaire resta à la charge de la commune.

Taux de rétribution scolaire :

La rétribution scolaire était une somme proportionnée à l’âge des élèves qui fréquentaient l’école : les plus jeunes payaient 25 centimes, les plus âgés 60 et ceux qu’on pourrait appeler du moyen âge 40. Depuis 1840, le taux de la rétribution est de 0f90

Origines de ces ressources et de ces locaux :

Les locaux pour le service de l’instruction primaire ont été loués ou construits par la commune. Il n’y a jamais eu de fondation ni de donation en faveur de l’instruction.

Nombre des élèves qui fréquentaient l’école :

Depuis 1800, le nombre des élèves a peu varié, il a presque toujours été de 25 à 30, si ce n’est de 1851 à 1854. Durant cette courte période, l’école n’a guère été fréquenté que par 18 ou 20 enfants ceci ne peut tenir qu’à la diminution des familles, peut-être aussi au peu d’importance que les parents attachaient à l’éducation de leurs enfants ; enfin on peut dire encore que dans ces derniers temps, beaucoup de familles envoyaient leurs enfants dans des écoles alentours immédiatement après leur première communion.

Matières qui y étaient enseignées

Les matières de l’enseignement comprenaient jusqu’en 1854 la lecture, l’écriture, la lettre du catéchisme et de l’évangile, les opérations fondamentales de l’arithmétique et quelques notions de calcul pratique. Il n’est pas question qu’il y ait eu introduction de livres nouveaux dans l’école pendant la révolution.

Durée annuelle de la tenue de l’école :

Avant 1800, la classe était ouverte durant 4 mois de l’année environ, depuis le 1er novembre jusqu’au 1er et quelquefois 15 mars. Jusqu’en 1840, l’ouverture de l’école était de 8 mois et jusqu’en 1850 de 10 mois. A partir de cette époque, la classe a été tenue régulièrement 11 mois par année.

Nombre d’années pendant lesquelles les mêmes enfants la fréquentaient :

Le plus grand nombre des enfants fréquentaient l’école » à 8 années, depuis l’âge de 7 ans jusqu’à 14 à peu près et quelques-uns jusqu’à 15 ou 16 ans mais seulement pendant les mois d’hiver.

Autorités préposées à la surveillance de l’école qui nommaient ou révoquaient l’intituteur :

Les autorités préposées à la surveillance de l’école étaient le maire et le conseil qui choisissaient un instituteur et qui le révoquaient à leur gré. Cet état de choses a duré jusqu’en 1833 quant à la surveillance de l’école, car à cette époque fut établi le comité local de surveillance.

Noms de familles ou des personnes qui par leurs dons ou leurs legs ont contribué à l’établissement ou à la prospérité de l’école :

L’école est et a toujours été à la charge des familles et de la commune. La révolution n’a détruit aucune fondation, soit pour la rétribution des instituteurs, soit pour les locaux mis à leur disposition.

Enfin, faits paroissiaux de nature à mettre en lumière la situation de l’instruction primaire dans le passé ou à donner ainsi l’explication de la situation actuelle :

En examinant ce qui précède, on voit que l’école a toujours été en progressant. L’instituteur qui d’abord n’était pas logé par la commune et ne recevait qu’une faible rétribution a été logé par elle en 1802.Sa rétribution lui été assurée depuis l’année 1840 par un traitement fixe porté au budget jusqu’en 1851 ou, par une sage prévoyance de l’administration supérieure, ce traitement a été élevé au minimum de 600 francs. L’instruction a fait des progrès en rapport avec les sacrifices faits par la commune et les familles comme il est constaté par le nombre toujours croissant des personnes qui ont signé les actes de de baptêmes et de mariages portés au tableau suivant [suit un tableau sue les chiffres de l’état civil] (Sources : AD52 - Instruction publique, Sciences et Arts.  Fonds de l'Inspection académique - Notices historiques Arrondissement de Wassy - Canton de Wassy. • 1855-1858 - 244 T 28)

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TOMBE DE LA FAMILLE LANDEVILLE - CIMETIÈRE D'ECHENAY

Aux environs de 1862 certainement, Edmond Joseph est muté à Echenay. C’est là qu’il rencontre sa future épouse.

Il se marie à Echenay le 15 juillet 1863 avec Marie Adeline Marangé, née au même lieu le 15 mars 1841, fille de Claude Marangé et de Joséphine Commun, sans qu’il soit fait de contrat de mariage.

En dehors de sa classe, Edmond Joseph sera très sollicité par la population épinceloise comme témoin de naissance, de mariage ou de décès. A lui seul, il devait être la mémoire du village pour la seconde moitié du XIXe. Combien d’anecdotes aurait-il pu nous raconter ?...

En 1894, il prend sa retraite après 33 ans et 27 jours comme instituteur public et touche 1083 frs de pension à compter du 1er novembre (Source JO du 17 mai 1895).

En 1897, le chemin n°51 (qui va de Soulaincourt à Pancey et qui traverse Echenay en en  formant l'axe principal) est rénové et doit être retouché. Edmond demande que l’alignement qui doit frapper un mur de clôture qu’il a reconstruit avec autorisation municipale deux ans avant soit modifié de façon à maintenir son alignement avec un autre mur mais il n’obtiendra pas satisfaction (Source : Rapports et procès-verbaux du Conseil Général de la Haute-Marne – Avril 1897).  

Sera-t-il également partie prenante dans la décision communale de construire une nouvelle école en 1909 ? C’est tout à fait possible et sans doute a-t-il été consulté.

Il décède à Echenay le vendredi 31 mars 1911, laissant une veuve, Marie Adeline Marangé, âgée de 70 ans. C’est son fils Claude Pierre Nicolas Camille, receveur des finances à Prades (66) et Emile Bertrand, qui lui a succédé comme instituteur en fonction à Echenay qui déclarent son décès.

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Le flambeau de l’instruction publique à Echenay est passé ! Quelques années plus tard, son successeur Emile Bertrand aura lui aussi à rédiger une notice. Elle décriera les événements survenus à Echenay du 2 août 1914 à fin 1918 mais c’est une autre histoire…

Témoins de leurs époques, souvent sollicités (comme témoins) lors de la rédaction des actes d’état civil, les instituteurs furent, à l’image des notaires (et peut-être avec moins de retenue de la part des villageois car plus "proches"), les confidents des familles et des enfants, sorte d’autorité tacite reconnue dans la vie de nos villages.

Joseph Edmond Landeville mérite bien sa place dans ces pages !

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