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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

LA GARÇONNIÈRE DE GABRIEL DE PIMODAN - 1904

26 Janvier 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Gabriel de Pimodan

« Garçonnière : Petit appartement de célibataire, de personne seule. »

 Source : Larousse

 

S’il arrive parfois que le mot prenne une coloration libertine, il n’en sera rien dans ce qui va suivre puisque nous parlerons littérature et poésie en compagnie « d’invités choisis ».

 

Les témoignages abondent dans la presse de l’époque pour nous montrer l’assiduité de Gabriel de Pimodan à ces salons littéraires que, bien souvent, il organise.

Héritiers des grands salons littéraires du XVIIème et XVIIIème siècle, ils sont encore aux goûts du moment en ce début de XXème.

 

Très intéressantes matinées littéraires chez Madame Jean Vacaresco, mère de Mademoiselle Hélène Vacaresco, le grand écrivain et poète roumain, et chez le marquis de Pimodan, duc de Rarécourt, dont les saisissantes poésies et les ouvrages historiques sont si hautement appréciés.

 

Dans la garçonnière de ce dernier se trouvèrent réunis Mademoiselle Hélène Vacaresco, M. et Madame Auguste Dorchain, Madame Marc Dupuy, MM. Léonce Depont, Jacques Normand, L. Pâté, L. de Joncières, J. Renouard, P. de Bouchaud, L. Riotor, Vernhes, O. de la Fayette, le baron Carra de Vaux, M. de Pomairols, qui, ainsi que le maître de la maison, récitèrent leurs plus belles poésies au milieu de chaleureux applaudissements.

Grand succès pour les pages touchantes sur saint Vincent-de-Paul écrites par la princesse de Faucigny-Lucinge et lues par le marquis de Choiseul-Beaupré.


Source : Magazine « LES MODES » - N°43 – Juillet 1904

 

 

Afin de mieux cerner cet aréopage de personnalités, essayons de retrouver les protagonistes :


Hélène Vacaresco ou Elena Văcărescu, née le 21 septembre 1864 à Bucarest et morte le 17 février 1947 à Paris, est une femme de lettres franco-roumaine, deux fois lauréate de l'Académie française.


Auguste Dorchain, né à Cambrai le 19 mars 1857 et mort à Paris le 8 février 1930, est un écrivain et un poète français. En 1894, il publie un recueil de poésies, Vers la lumière, qui lui vaut une récompense de l'Académie française et la Légion d'honneur. Il voue une vraie amitié à Pimodan et rédigera la préface des « Poèmes Choisis » de ce dernier (Albert Messein Editeur, Paris 1926). Il y écrit : « Je ne l’évoque point seulement en son studieux logis (NDR : la garçonnière !!) ou dans le mien : je crois aussi le revoir dans une de ces maisons qui, hélas ! ne sont plus toutes ouvertes, où l’on honorait et fêtait la Poésie ; ou encore aux séances de notre Salon des Poètes français, assises annuelles d’une société dont il était l’un des plus anciens, les plus assidus et les plus aimés. »

 

Léonce Depont (1862-1913), poète et ami de Heredia, il reçoit de nombreux prix de l’Académie française, dont un grand prix de Poésie pour son éloge à Victor Hugo (1903). Il collabore à beaucoup de revues littéraires et artistiques de son temps.


Jacques Clary Jean Normand, né à Paris le 25 novembre 1848 et mort le 28 mai 1931 à Paris, est un écrivain français (il publie aussi sous le pseudonyme de Jacques Madeleine). Avocat à 21 ans, puis étudiant à l’Ecole des Chartes, il devient ensuite prosateur, romancier, poète, journaliste, auteur pour le théâtre. En 1918, il est vice-président de la Société des Gens de Lettres où il crée le prix littéraire qui porte son nom.


P. de Bouchaud, poète, romancier et critique d’art ; docteur en droit et ès lettres (1862 -1925)


Léon Eugène Emmanuel Riotor, né à Lyon le 8 juillet 1865 et mort à Paris le 12 janvier 1946, est un homme de lettres et homme politique français. Il a publié plusieurs recueils de poésie, Le Pêcheur d'anguilles (1894) ; Poèmes et Récits de guerre(1918) ; Spicilège (1928) ; La Main de gloire (1929).


Charles de Pomairols, né le 23 janvier 1843 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) où il est mort en 1916, est un poète et romancier régionaliste français. Grand spécialiste de Lamartine, il tenait salon à Paris où il recevait les écrivains catholiques.


Le Baron Carra de Vaux (né le 5 février 1867 et décédé en 1953) était un orientaliste français qui a publié les comptes de ses voyages au Moyen-Orient.


La famille de Choiseul, d'extraction chevaleresque, n’est pas à présenter, ayant fourni à la France nombre d’hommes d’état, d’ecclésiastiques, militaires, … Précisons simplement qu’elle est originaire de Champagne, du village de Choiseul en Bassigny (Haute-Marne).


Source : Wikipédia et Net


Reste la Princesse de Faucigny-Lucinge :


faucigny lucingeNée Choiseul-Gouffier, mariée en premières noces au vicomte de Janzé, la princesse de
Faucigny-Lucinge aura occupé dans l'histoire littéraire et artistique de ces dernières années une place comparable à celle que tinrent au XVIIIème siècle certaines grandes dames célèbres, Mme de Choiseul, son aïeule, par exemple.

 

Elle a connu, reçu chez elle ou fréquenté à peu près tous les hommes supérieurs de son temps et exercé sur eux une discrète et réelle influence.

Royaliste et catholique, elle sut l'être avec une douceur exquise, laissant rayonner d'elle la persuasion et la sagesse. Ses écrits ressemblent à sa conversation : ils sont de la bonne marque et sentent la bonne compagnie, agréables à lire, émaillés de jolis mots et d'intéressants souvenirs, de véritables mémoires sur les hommes et les choses du XIXeme siècle, où les historiens futurs trouveront beaucoup à puiser. ( )

Signé : A .P


Source : LE MOIS LITTERAIRE ET PITTORESQUE – 6éme année – Tome XII- Juillet / Décembre 1904

 

 

Voici presque reconstituée l’une de ces assemblées que Gabriel de Pimodan aimait tant et qui donne un aperçu sur les personnalités dont il aimait s’entourer. Il est assez agréable d’imaginer ce genre de réunion sur le terre-plein devant la façade du château d’Echenay, lors d’une garden-party estivale.

Mais a-t-elle eu lieu ?... Je cherche encore ! 

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MME DE GOUFFIER, ABBESSE DE BOUXIERES -1760

4 Janvier 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #La famille PIMODAN

A six kilomètres environ et au nord de Nancy s'élève sur la rive droite de la Meurthe, le village de Bouxières aux Dames, dont la double dénomination vient des plantations de buis (buxus) qui s'y trouvaient autrefois en grand nombre, et de la célèbre abbaye qui subsista dans ce lieu durant une période de huit siècles et demi.

Cette abbaye a été détruite, et Bouxières a perdu avec elle ce qui lui avait valu son illustration ; mais il a encore pour lui, outre l'intérêt des souvenirs, une physionomie pittoresque qui mérite d'arrêter les regards.

 Vers 935, Gauzlin, évêque de Toul, faisant une tournée pastorale dans son diocèse, découvrit, sur le versant d'une montagne au pied de laquelle était situé un village nommé Bouxières (Buxerioe), une ancienne église (basilica) dédiée à la Sainte Vierge, mais négligée par indifférence; et comme il apprit que les affligés y étaient guéris par l'intercession de la Mère de Dieu, et que les peuples venaient en foule y déposer leurs vœux, il résolut de la rendre au culte divin en y établissant une congrégation de religieuses qui, sous la règle de saint Benoit, s'y dévoueraient au culte de Marie.

 Le Seigneur voulut que ce projet se réalisât, car le saint évêque ayant trouvé de pieuses filles qui, semblables à des brebis errantes, cherchaient la nourriture éternelle et désiraient se retirer dans quelque lieu solitaire pour y servir Dieu, il leur abandonna, sur leurs prières, la chapelle dont il a été parlé et mit à leur tête, pour diriger leur conduite, sous le titre d'abbesse, l'une d'entre elles nommée Rothilde.

 Afin de leur fournir les moyens de s'adonner librement aux exercices spirituels , le prélat songea à les pourvoir des choses temporelles : en conséquence, il leur donna, des biens de son évêché, l'église de Bouxières, placée sous l'invocation de saint Martin , avec les dîmes, les vignes et tout ce qui en dépendait, ainsî que ce qui appartenait dans ce lieu à l'église de Toul, tant en serfs des deux sexes qu'en terres, en vignes, en prés et en cens de la terre. Il leur donna également un alleu situé sur la Meurthe, au village de Champigneules (in villa Campiniola), et Pixerécourt (Porchercia), dont une dame noble, appelée Hérisinde, avait fait présent à son église, plus, dans le Chaumontois, au lieu d'Anthetviller, ce que lui avait abandonné Gundelinde, femme de Teutmarus.

 

Dès lors, les abbesses de Bouxières se succédèrent au fil des siècles jusqu’à la Révolution. La 28éme abbesse fut Anne-Marie baronne d'Eltz-d'Ottange. Elue le 8 février 1716, elle obtint ses bulles le 13 mars et prit possession le 25 avril. Elle mourut à Bouxières, le 3 avril 1760, âgée de 95 ans.

Elle se choisit pour coadjutrice, en 1753, Béatrix de Choiseuil-Stainville, qui fut agréée la même année par le chapitre, exerça ces fonctions jusqu'en 1759, qu'elle changea d'état et fut remplacée par Mme de Gouffier.

 C’est donc à la 29éme abbesse, née le 13 avril 1733, que nous allons nous intéresser puisqu’elle allait entrer peu de temps après dans la famille de Pimodan, en épousant Charles Jean de Rarécourt de la Vallée, marquis de Pimodan, mousquetaire du Roi et grand Bailly du Toulois.

 

Le 28 du mois dernier, fut élue Abbesse de l’insigne Eglise Collégiale & séculière de Notre Dame de Bouxieres  près de Maney en Lorraine, Madame Charlotte Sidonie Rose, Comtesse de Gouffier-Thois, Dame & Chanoinesse dudit Chapitre ; fille de feu Messire François-Louis, Marquis de Gouffier-Thois, Baron des Baronnies de Catheux  & Doué, & de Madame Armande-Louise de Gouffier-Caravas, Comtesse de Passavant, Baronne de la Chassée, &  Desaubier en Poitou.

Cette Election a été faite d’une voix unanime par la voie du scrutin, ainsi que l’avoit été, en 1716, celle de feue Madame Anne-Marie, Comtesse d’Eltz d’Ottange, & de même les précédentes, conformément aux droits & Priviléges du Chapitre de Bouxières, depuis près de neuf siècles sans trouble & sans interruption.

Il est à remarquer que la défunte Dame Abbesse avoit été apprébendée à l’âge de 3 ans, & qu’elle a vêcu  95 ans 6 mois ; elle étoit depuis longtems la plus ancienne Chanoinesse du Monde, & elle en a toujours été la plus respectée & aimée par les rares qualités  de son âme & de son esprit.

Source :    MERCURE DE FRANCE  - DEDIE AU ROI – JUILLET 1760 – SECOND VOLUME

( CHAUBERT, Rue de Hurepoix

( JORRY, vis-à-vis la Comédie Francaise

CHEZ      ( PRAULT , quai de Conti

( DUCHESNE, rue Saint Jacques

( CAILLEAU, Quai de Augustins

( CELLOT, grande Salle du Palais

 

Charlotte-Sidonie-Rose,  comtesse de Gouffier-Thois, fut nommée abbesse le 28 mai 1760. Elle prit possession le 12 mars 1761 et fut apprébendée  le 25 octobre 1761, par Mme de Choiseul-Stainville, dame de Remiremont, ensuite des lettres de cachet du roi.

Il est possible de se faire une idée précise de la cérémonie d’intronisation puisque nous disposons des détails de l’entrée de Mme la comtesse d’Eltz qui remplaça Sidonie Rose de Gouffier  à son départ, deux ans plus tard.

Quand le siège abbatial devenait vacant et qu'il s'agissait de procéder à une élection, toutes les dames capitulantes absentes en étaient informées par un avis qui leur était adressé et qu'on affichait, à trois reprises, à la porte de leur maison et à celles de l'église et du chapitre.

L'élection faite, à la pluralité des voix, la nouvelle dignitaire était mise en possession du spirituel, puis du temporel de son abbaye, par deux actes séparés, que l'on consignait dans les registres capitulaires.

 

Voici des extraits de ceux qui furent rédigés pour la prise de possession de Mme d'Eltz, en 1762.

«...Ladite dame s'étant rendue en la salle ordinaire du chapitre, en habits de chœur, ornements et ajustements appartenant à ladite dignité d'abbesse, y a été reçue par la doyenne, et conduite à l'église par ladite dame et par les cavaliers servant de témoins, à l'assistance du notaire chargé de dresser l'acte où le chanoine de semaine de ladite église a présenté l'eau bénite à ladite dame abbesse, laquelle étant parvenue au bas du sanctuaire, s'est mise à genoux sur le carreau préparé à cet effet, y a fait sa prière, puis ladite dame doyenne étant entrée au chœur et y ayant pris sa place, ladite dame abbesse, assistée desdits notaire et témoins et du chanoine de semaine, après avoir fait la révérence aux dames, conduite par l'un desdits cavaliers au pied du maître autel, elle s'y est mise à genoux sur le carreau y préparé et a touché, en signe de possession, le pupitre et le livre des saints Evangiles à elle présenté par le chanoine ; et de suite ladite abbesse revenue au chœur, la doyenne l'a reçue à l'entrée d'icelui et l'a conduite dans le siège abbatial où elle a pris sa place, et après y avoir reçu la crosse des mains de la doyenne et ensuite les honneurs du chœur de la part de toutes les dames présentes, il lui a été présenté de nouveau, par le chanoine, le livre des Evangiles, sur lequel, ayant la main droite étendue, elle a dit :

« Je jure et promets, par les saintes Evangiles de  Dieu, de faire garder et observer les statuts, usages et coutumes de cette église, de n'y faire ni souffrir qu'il y soit fait aucun changement que pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de ladite église, et par le consentement unanime du chapitre, et de défendre de tout mon pouvoir ses droits, privilèges et prérogatives, tant au spirituel qu'au temporel; et ceci je le jure par mon serment, par les saintes Evangiles susdites et au péril de mon âme. »

Ce qui étant fait, le chœur a entonné le Te Deum, chanté au son des cloches et de l'orgue;

Ensuite ladite dame, conduite par l'un desdits cavaliers, accompagnée et suivie des dames doyenne et chanoinesses, dudit chanoine et du prévôt-receveur du chapitre, des notaire

et témoins, s'est rendue en la salle ordinaire dudit chapitre, où elle a pris séance dans le fauteuil et à la place destinée à sa dignité, où étant, les clés des Archives et du trésor de ladite église lui ont été présentées par ladite dame doyenne, et toutes les autres formalités et solennités voulues, requises et observées pour ladite prise de possession.»

 

Voici maintenant l'acte dressé à l'occasion de la prise de possession du temporel :

 

« L’an 1762, le 25 novembre, avant midi, en vertu d'un arrêt émané de Nos seigneurs de la Cour Souveraine de Lorraine et Barrois, par lequel il est permis à la dame impétrante

de prendre possession du temporel dépendant de la dignité d'abbesse de l'insigne église de Bouxières, et à la requête de Mme…….., comtesse d'Eltz, qui fait élection de domicile en l'étude de Me Charles, procureur à la Cour, me suis transporté à Bouxières, ou étant parvenu au-devant de la porte et principale entrée de l'hôtel abbatial, j'ai, à la réquisition de ladite dame, donné lecture à haute et intelligible voix de l'arrêt de l'exécution duquel il s'agit, et déclaré que j'allais mettre en possession du temporel de ladite abbaye ladite dame comtesse d'Eltz; et pour premier signe de sa prise de possession, je lui ai mis en main les clés de la porte d'entrée de ladite abbaye pour l'ouvrir, la fermer et la rouvrir; ce qu'elle a fait en présence des témoins ci-après nommés.

 » De là je l'ai conduite dans la principale chambre à cheminée de ladite abbaye, où étant, ladite dame a fait feu, flamme et fumée sous la cheminée, pour la seconde marque de prise de possession.

 » Enfin, je l'ai conduite sur une des pièces de terre et sur un jardin dépendant de ladite abbaye, en présence des mêmes témoins, où étant, lui ai mis une motte de terre et une branche d'un des arbres dudit jardin dans la main, pour troisième et quatrième marques de prise de possession... »

De même que l'abbaye de Remiremont, celle de Bouxières avait été, comme on l'a vu, placée par son fondateur sous la règle de saint Benoît. Ses religieuses, éloignées du monde, passaient leur vie dans les austérités du cloître, entièrement occupées à conquérir les palmes immortelles : c'est ainsi que vécurent Rothilde et ses pieuses compagnes. Mais, suivant un historien, cet état de choses ne subsista pas longtemps…

 Ce fut, dit-on, René d'Anjou qui, en 1452, obtint de convertir l'abbaye de Bouxières en maison d'éducation et d'état pour les filles de ses preux, obérés par les guerres de Lorraine et de Sicile.

 » Selon l'usage gardé de tout temps, on ne doit recevoir des filles qui ne soient bien reconnues d'ancienne maison et ne fassent apparoir de leurs lignes, lesquelles seront affirmées par paroles de gentilshommes de l'ancienne chevalerie.

» Les quatre lignes paternelles et les quatre maternelles seront de noblesse ancienne et militaire, et les huit noms qu'elles portent prouvés jusqu'à deux cents ans sans dérogeance

ni mésalliance.

» Les preuves pour la légitimité et la filiation se tirent des contrats de mariage, extraits de baptême, partages et autres actes de famille. Les preuves pour la noblesse s'établissent

par des aveux et dénombrements, des reprises de fief, des partages nobles, des patentes d'emplois militaires, des arrêts des Chambres des Comptes et autres Cours souveraines, rendus contradictoirement avec les procureurs généraux.

» Les attestations et certificats des hauts chapitres d'Allemagne sont reçus pour preuve , en justifiant , par contrats de mariage et extraits de baptême, que la demoiselle présentée est issue des maisons mentionnées dans lesdits certificats, ou en prouvant qu'elle a dans lesdits chapitres soit un frère germain , soit un oncle paternel et un oncle maternel.

» Tous les autres certificats, de quelle que part qu'ils viennent et de quelle que manière qu'ils soient conçus, étant seuls, sont insuffisants pour l'établissement de la filiation et de la noblesse.

 Charlotte Sidonie Rose ne restera pas longtemps à Bouxières. Elle se maria le 11 mai 1762 avec Charles-Jean de La Vallée, Marquis de Pimodan et fut remplacée par Françoise, baronne d'Eltz, élue le 2 août 1762 et morte à Nancy le 7 mai 1773 

Chose curieuse, le 20 mars 1799, on a retrouvé le corps de cette dernière; la chair, dont des morceaux ont été conservés, n'était pas corrompue.

 

Source :   MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D'ARCHÉOLOGIE LORRAINE. - SECONDE SÉRIE. — 1er  VOLUME - NANCY ,

IMPRIMERIE  DE A. LEPAGE, GRANDE RUE, 14 - 1859.

 

 L'abbaye a persisté jusqu'en 1787 où les chanoinesses qui s'ennuyaient à Bouxières-aux-Dames voulurent bénéficier des avantages de la vie citadine et s'installèrent à Nancy près de Bonsecours. L'abbaye a servi de carrière de pierres et a été détruite après la Révolution.

 

Charlotte Sidonie Rose est inhumée dans l’église d’Echenay.

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