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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

GUERRE DES 3 HENRI - ECHENAY 1587

23 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Histoire

Le pays d’Echenay fut de tout temps une terre de passage mais aussi, par conséquent, une terre de guerre. Aux confins du royaume, c’était une voie de passage obligée entre l’est et l’ouest, le sud et le nord. De la conquête de la Gaule par Rome à la dernière guerre, presque tous les conflits sont passés par la Haute-Marne.

Au moment des guerres de religion, la région d’Echenay est en première ligne. Coincée entre le Saint Empire Romain Germanique, que l’on peut considérer comme la terre natale du protestantisme et le royaume catholique de France, c’était aussi la terre des Guises de Joinville. Ultra catholiques, et avec quelques arrières pensées politiques, ils jouèrent un rôle primordial dans la Sainte Ligue.

Henri de Lorraine, 3educ de Guise, dit « le Balafré » (31 décembre 1549, Joinville - 23 décembre 1588, château de Blois) est un prince français issu d'une branche cadette de la Maison de Lorraine.

À la tête d'un puissant clan aristocratique, il devint populaire pendant les guerres de religion en se posant comme le défenseur de la foi catholique. Après avoir participé au massacre de la Saint-Barthélemy (1572), il s'illustra à plusieurs reprises sur le champ de bataille en combattant les protestants. D'abord prince de Joinville, puis duc de Guise (1563), il tint en tant que grand Maître et pair de France, une place d'importance à la cour.

Chef de la Sainte Union (1584), il ambitionna de gouverner la France. Son but avoué était de réduire l'influence politique du parti protestant en France, en vertu du principe de catholicité de la couronne, mais on ne peut exclure une ambition personnelle appuyée sur une logique de clan et une rivalité entre diverses factions proches du pouvoir et de la famille royale.

Source : Wikipédia

Cette période trouble de l’histoire de France fut entrecoupée de guerre, de trêves, d’accords puis désaccords entre  Catholiques et Protestants.

En 1587, Echenay vit arriver l’armée huguenote de renfort, forte de 30000 hommes et qui campa entre Echenay, Harméville et Germay.  En voici la relation :

A la suite de la signature du traité de Nemours conclu, au commencement du mois de juillet 1585, par Henri III et le duc de Guise, traité dans lequel le Roi déclarait avoir pour agréable ce que la Ligue avait fait dans l'intérêt de la religion, parut un édit interdisant, sous peine de la confiscation, l'exercice du culte prétendu réformé, et donnant quinze jours aux ministres protestants et à leurs adhérents pour vider le royaume.

Ce fut le signal d'une nouvelle prise d'armes de la part des huguenots, et l'origine de la huitième guerre civile, dite guerre des trois Henri (du nom des trois personnages qui y jouèrent les rôles les plus en vue: Henri III, roi de France, Henri, roi de Navarre et Henri, duc de Guise, le Balafré).

Le principal rassemblement des dissidents se trouvait en Guyenne. Leurs troupes étaient sous les ordres du roi de Navarre, le futur Henri IV. Celui-ci, jugeant ses forces insuffisantes, chercha à s'assurer le concours des huguenots d'Allemagne. Il négocia à cet effet, et conclut avec Jean-Casimir DE BAVIÈRE, par l'entremise de plénipotentiaires, une convention, aux termes de laquelle Jean-Casimir s'engageait à lui fournir une bonne armée, composée de reîtres, de gens de pied allemands, suisses et autres, et d'arquebusiers français.

Cette armée fut concentrée près de Strasbourg, le 15 août 1587. Elle fut grossie presque immédiatement par un corps d'un peu plus de deux mille hommes, qu'amena le duc de Bouillon, lequel, comme lieutenant-général du roi de Navarre, prit le commandement suprême, nominalement du moins, le commandement effectif étant exercé par le burgrave Fabien de Dohna, représentant de Jean-Casimir. Son effectif total pouvait être évalué à trente ou trente-cinq mille hommes.

reitre-allemand.jpg

                                                          

                                                            Reître Allemand

 

 

 

A la fin du mois d'août 1587, elle s'ébranla et passa d'Alsace en Lorraine, évitant, autant que possible, les engagements de quelque importance, et se bornant à dévaster le pays. Elle arriva ainsi à Pont-Saint-Vincent où elle franchit la Moselle; après quoi, ses chefs tinrent conseil pour savoir quelle direction il convenait de prendre. Les uns voulaient se diriger sur Sedan, pour porter, de là, la guerre en Picardie ; les autres opinaient pour gagner la Loire, en traversant la Champagne et la Bourgogne, et pour rallier ensuite le roi de Navarre. Ce fut ce dernier parti qui l'emporta, malgré l'avis contraire du duc de Bouillon.

 

L'armée pénétra donc en Champagne, parvint aux environs d'Echenay (aujourd'hui arrondissement de Vassy, Haute-Marne), où elle campa, le mardi 15 septembre. Le lendemain, 16 , au moment où elle quittait son campement pour s'acheminer vers Vaux-sur-Saint- Urbain, le seigneur de Clervant, colonel-général des Suisses, reçut une lettre de François de Chastillon, fils de l'amiral de Coligny, par laquelle il l'informait de son arrivée au château de Grézilles, avec quelques troupes de renfort, et il demandait qu'on vînt le recueillir.

 

La marche de Chastillon avait été des plus hardies. Parti du Languedoc, avec quelques milliers d'hommes, dans l'intention de rejoindre l'armée allemande, il avait franchi le Rhône, traversé le Dauphiné et la Savoie, la première de ces provinces, avec l'aide de Lesdiguières, et avait gagné Genève. De là, il s'était acheminé à travers les terres de l'évêque de Bâle, le comté de Montbéliard et la Franche-Comté, vers la Lorraine, où il comptait rencontrer le duc de Bouillon.

 

Près de Luxeuil, il eut un engagement heureux au pont dit: de Chabottes. Le jour même du combat, il fit quatre lieues et entra en Lorraine, où, après avoir cheminé, l'espace de deux jours, à la recherche de l'armée qu'il allait rejoindre, il s'empara par surprise du château de Grézilles (ou Grésil), où il se mit en sûreté. En même temps, il cantonna ses soldats dans le village voisin, de Valleroy-le-Sec, qu'il mit en état de défense. Il avait, du reste, prévenu Clervant  de son arrivée comme on l'a vu ci-dessus.

 

Le duc de Guise devait redouter l'entrée en ligne de François de Chastillon, car ce jeune capitaine avait la réputation d'un homme de guerre de haute valeur. Aussi le duc de Lorraine, avisé de sa présence à Valleroy, donna-t-il au marquis de Varambon l'ordre de faire une tentative pour l'enlever. Varambon partit de Toul (ou plutôt, peut-être, de Vitrey), le 18 septembre 1587, avec quatorze cents arquebusiers et huit cents chevaux. Arrivé devant Valleroy, il attaqua les retranchements ennemis avec une telle impétuosité que les huguenots furent refoulés jusque dans les fossés du château de Grésil, où ils tinrent bon; dans cette affaire, assaillants et assaillis s'étaient tellement mêlés ensemble qu'on ne put, de part et d'autre, combattre qu'à l'arme blanche.

 

Si le marquis de Varambon eût eu à sa disposition quelques pièces de canon, nul doute que Chastillon eût été complètement détruit  ou obligé de se rendre. Pendant que cette expédition était tentée par les Lorrains, un conseil avait été tenu à Vaux, par les chefs de l'armée d'invasion. Les avis, comme de coutume, s'étaient partagés ; les uns proposaient de ramener l'armée en arrière pour donner la main à  Chastillon : les autres conseillaient de détacher seulement quelque troupe, pour lui prêter main-forte et le ramener. Cette dernière opinion prévalut. On expédia le seigneur de Dommartin et Frédéric de Verren avec leurs régiments; on leur adjoignit les cornettes de chevau-légers du baron de Lanque et du sieur de Beaujeu, ainsi que deux cents arquebusiers à cheval. Le détachement fut placé sous les ordres du comte Jean de La Marck, frère du duc de Bouillon, qui, jusque-là, avait commandé l'avant garde. Pendant qu'on allait au secours de Chastillon, celui-ci se maintenait dans le château de Grésil. Trois jours après son investissement, Varambon ayant été averti par des coups de canon tirés de la place forte de La mothe, qu'un secours important allait arriver à l'ennemi, prévenu, en outre, par un message de M. de Melay que près de trois mille huguenots étaient passés à proximité de la forteresse, se dirigeant vers Valleroy, il abandonna l'entreprise et battit en retraite.

 

Le détachement du comte de La Marck survint dans les entrefaites. Chastillon, délivré, se joignit à lui, et tous deux ensemble se mirent en marche pour rallier le gros de l'armée, qu'ils rejoignirent à Préz-sous-Lafauche.

 

De fait, après que François de Chastillon et le comte de La Marck eurent opéré leur jonction avec le gros de l'armée, celle-ci quitta Pré-sous-Lafauche et se dirigea sur Châtillon-sur-Seine, par Châteauvillain, où elle s'arrêta pendant quelques jours pour se refaire. Elle passa la Seine à une lieue et demie au-dessus de Châtillon. La Chastre, qui s'était rendu dans cette ville sur l'ordre du duc de Guise, l'occupait avec trois cents chevaux qu'il avait amenés et trois mille arquebusiers qui lui avaient été envoyés par Mayenne. Pensant que les Allemands chercheraient un passage à Etrochey, en aval, comme ils l'avaient fait dans une invasion précédente, il avait disposé ses forces de manière à leur disputer le pont de ce village. Mais ses prévisions furent trompées.

 

Le 4 octobre, l'ennemi, après avoir débouché par les Jumeaux, opéra une conversion à gauche, défila sur le plateau de Marigny et alla traverser le fleuve entre Buncey et Chamesson. La Chastre n'eut pas le temps de faire passer son monde de sa gauche à sa droite. Il n'y eut, par suite, que deux escarmouches, peu meurtrières, l'une sur la rive droite de la Seine, avant le passage, l'autre sur la rive gauche, après qu'il eut été effectué. Le burgrave de Dohna prit ses quartiers, le soir, à Ampilly-le-Sec, Cérilly et Laignes; l'artillerie, gardée par le régiment de Berne, occupa le premier de ces villages, l'infanterie fut cantonnée dans le second, et la cavalerie dans le troisième, c'est-à-dire, cette fois, à proximité de Griselles.

 

On connaît l'issue de cette campagne. L'armée protestante, après avoir franchi l'Yonne, chercha à gagner La Charité pour y passer la Loire, dans l'espoir de rejoindre ensuite le roi de Navarre; mais les gués et les ponts étaient gardés par les catholiques. Décimée par la maladie, épuisée par les fatigues et le mauvais temps, fort maltraitée aux combats de Vimory et d'Auneau, elle fut tout heureuse d'entrer en composition avec le roi de France. En vertu d'une capitulation qui leur assurait une forte indemnité, les Suisses consentirent à regagner leur pays. Les reîtres, de leur côté, battirent en retraite, probablement à la suite d'un accord intervenu entre eux et Henri III, au grand désespoir du Balafré, qui comptait les exterminer. Suisses et Allemands quittèrent donc la France, laissant en Lorraine, en Champagne et en Bourgogne, provinces qu'ils avaient dévastées, un souvenir exécré.

 

Source : Une erreur géographique. Note sur la campagne de 1587. La véritable situation du château de Grésil , par Fernand Daguin

 

 NDR :   La localisation du château de Gresilles est source de controverses, d’où le titre de l’ouvrage de référence que je cite.

 

 Pour approfondir cette page d’histoire, voir également :

 

 ÉPHÉMÉRIDE DE L'EXPÉDITION DES ALLEMANDS EN FRANCE

 

 (AOÛT-DECEMBRE1587) PAR MICHEL DE LA HUGUERYE

 

A PARIS LIBRAIRIE RENOUARD H. LAUERENS, SUCCESSEUR  LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE L'HISTOIRE DE FRANCE  RUE DE TOURNON, N° 6

 

 

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SAUREZ-VOUS TROUVER ECHENAY? - XVIIIe SIECLE

23 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

Voyager a toujours été une nécessité pour l’homme. Mais s’il est facile maintenant de trouver son chemin à l’aide de cartes, GPS et autres outils, il n’en a pas toujours été ainsi.

Aux temps anciens, le voyage reste une aventure pour la plupart des gens. On ne dispose que d’éléments épars (souvent incomplets et faux) pour se déplacer ce qui ne va pas sans poser de nombreux problèmes.

Louis XV décide donc de  doter le pouvoir royal d’un « outil » nouveau et extraordinairement novateur.

La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale et particulière du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au XVIII e siècle.

L'échelle adoptée est d'une ligne pour cent toises, soit une échelle de 1/86 400 (une toise vaut 864 lignes).

Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. Les trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail. La carte ne localise pas précisément les habitations ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de précision du réseau routier ancien est tel qu'en superposant des photos satellite orthorectifiées aux feuilles de la carte de la France, on obtient de spectaculaires résultats.

De nos jours, les chercheurs consultent fréquemment les feuilles de la carte des Cassini, soit sa forme papier en salle de lecture du département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France, soit sa forme numérique en ligne. Elle intéresse tout particulièrement les archéologues, les historiens, les géographes, les généalogistes, les chasseurs de trésors et les écologues qui ont besoin de faire de l'écologie rétrospective ou de comprendre l'histoire du paysage.

Source : Wikipédia

Voici la carte de notre « petit coin ». On y trouve la trace du fourneau « du bas » et de la tuilerie (emplacement encore facilement décelable aujourd’hui par la couleur très rouge de la terre), de la canardière et d’un certain nombre d’étangs aujourd’hui disparus.

 

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D'ECHENAY AU LOUVRE - 1539

11 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Seigneurs de Dinteville - Echenay

En 1538, les gentilshommes de l’entourage de François 1er ont « le sang chaud ».

Laissez-moi vous présenter les acteurs !

Les Dinteville, dont Gaucher, étaient tous seigneurs d'Échenay et vivaient tous à la cour comme écuyers d'écurie ou chambellans du roi.

Source : Notre première tentative de colonisation au Canada -  Bibliothèque de l'école des chartes. 1912, tome 73.

              pp. 283-  300. Charles de La Roncière

Pierre Du Plessis, sieur de Savonnières, de Liancourt et de Rouvray, était le fils d'un maître d'hôtel du roi, général des finances en Languedoc 

Source : Catalogue des actes de François 1", t. II, p. 195; III, p. 495; IV, p. 44, etc.)

 

Et maintenant, voici l’histoire: 

Quelques-fois, il y a des injures d’une telle nature, que difficilement peuvent-elles estre réparées que par le combat. Celle que je vais décrire est de cette nature. Sous le [règne du] Roy François premier, le jeune Savonnières, autrement nommé le sieur de la Perrine, demanda combat à sa majesté, contre le sieur de Vanlay (Gaucher de Dinteville) qui étoit son parent (son cousin germain). Le sujet fut tel : La Perrine avoit tenu quelques propos scandaleux de Vanlay, l’accusant d’un vice infâme que l’histoire ne dit point (il l’accusait d’être sodomite). Sur quoi Vanlay sentant son honneur intéressé, s’avisa d’un moyen plus artificieux qu’honorable, pour tâcher de se mettre à couvert de ce reproche ; qui fut de faire un écrit au nom de la Perrine, par lequel il se dédisoit des discours injurieux qu’il avoit tenu et confessoit avoir faussement parlé dudit Vanlay son parent.

Cet écrit étant dressé, il prend avec luy cinq ou six hommes armez et vient un matin trouver la Perrine en la maison de son père prés de Blois, comme il s’habilloit en sa chambre et d’abord qu’il fut entré, il luy dit brusquement :

« Mon cousin, il vous faut signer cet écrit, autrement vous estes mort ».

La Perrine, surpris, prend les premières armes qu’il trouva sur la table et se mit en devoir de se défendre ; mais enfin pressé, il signa malgré luy ce qui estoit écrit au billet.

Après que Vanlay fut party et qu’il luy eut dit qu’il ne demandoit que cela, il demeura en grande détresse, ne sachant à l’abord que devenir, ny à quoi se résoudre. Mais enfin ayant pris conseil de son père, ils trouvèrent bon qu’il s’en allast à Villiers-Costerets, ou pour lors le Roy estoit.[ ]

La Perrine ayant esté introduit, il fit trois grandes révérences, à la dernière desquelles, il mit un genou à terre et ne se leva que par le commandement du Roy devant lequel il raconta bien au long la façon dont Vanlay estoit entré chez son père, qui estoit l’un des Maistres d’Hotel ordinaires de sa Majesté, sous la protection de laquelle il pensoit estre en sureté, vivant sous les lois établies en son Royaume.

Il se plaignit ensuite et demanda justice de l’injure et du tort qu’il disait estre fait à son honneur par Vanlay qui l’avoit forcé à se dédire par un écrit signé de sa main d’un discours qu’il avait tenu et qu’il vouloit soustenir estre vray, suppliant le Roy de luy octroyer le combat à tel lieu ou place qu’il plairait à sa Majesté d’ordonner [ ].

Le Roy se sentit tellement offensé (qui d’ailleurs ne vouloit guère de bien à Vanlay) [ ],  et de l’advis de tous les Princes et Seigneurs qui l’assistoient, il accorda le combat à la Perrine dans un mois qui estoit justement au premier jour de l’année prochaine, et le camp de Paris au devant du Louvre.

Il luy permit cependant d’envoyer ses Cartels à son ennemy, par un Herauts d’armes de sa Majesté, en quelle part qu’il fust et luy signifier le camp et le jour assigné. [ ]

Le Cartel de la Perrine estoit en ces termes

 

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Mais, prudemment, Gaucher de Dinteville avait pris la fuite et on ne le trouva pas pour lui signifier le combat prévu. Et pour cause : il s’était retiré à Venise et attendit l’avènement de Henri II qui le rétablit en ses biens et charges.

Le jour du combat estant venu, le Roy se trouva dés le Soleil levant sur les eschaffauts, accompagné de plusieurs princes et Seigneurs de la Cour, Madame sa mère s’y trouva aussi avec plusieurs Princesses, Dames et Damoiselles des plus signalées du Royaume.

Au mesme instant, la Perrine accompagné de son parrain et de deux ou trois gentilshommes, dont l’un portoit sa lance, l’autre son armet et l’autre ses gantellets, entra à cheval dans le camp, armé au reste de toutes pièces ; ne scachant pourtant pas encore quelles armes son ennemy voudroit combattre. Mais apres s’estre promené tout le long du jour dans le camp (ou deux pavillons estaient tendus à l’opposite l’un de l’autre) son ennemy ne comparut point.

Ainsi le Soleil estant prest à se coucher, la Perrine mettant un genou à terre, demanda tout haut au Roy s’il avoist satisfait à son honneur. Le Roy lui ayant respondu qu’ouy, la Perrine repart :

« Sire, il se peut que mon ennemy craignant vostre colère n’a osé comparoistre ; je supplie vostre Majesté de me permettre de l’aller chercher hors du royaume pour le combattre en quelque lieu que ce soit »

A quoy le Roy respondit qu’il en avaoit assez fait et sur lechamp ordonna, de l’advis des Princes et Seigneurs, que les Armoiries de Vanlay seroient arrachées de dessus le pavillon qu’on luy avoit dressé et baillées à l’exécuteur de Justice, pour estre traisnées par les boues de la ville et estre rompues et brisées ignominieusement, en prononçant ces mots :

« Armes du Sieur de Vanlay, qui est atteint et convaincu des cas à luy imposéz par le sieur de la Perrine »

Quelques-uns pour sauver l’honneur de Vanlay, disent que s’il ne comparut pas, ce ne fut à faute de courage ; mais parce qu’il avait ésté adverty que le Roy luy en voulait d’ailleurs, à l’occasion de Madame la régente, pour quelque sujet que l’on ne sçauoit pas et qu’il l’eust fait  plustost combattre par un bourreau que par son ennemy.

D’autres disent qu’il y fut déguisé et qu’il se mesla parmy la foule de ceux qui estoient là pour voir le combat. Si cela est et qu’il eut du courage, je crois qu’il devait crever de douleur de n’oser aller combattre son ennemy et de voir sa renommée tachée et noircie peut estre par ceux qui estoient le plus près de sa personne, sans leur oser répartir.

Tout cela doit servir d’instruction à la jeune noblesse de bien vivre et de bien faire ; et l’exemple de ce mal-heureux gentilhomme doit porter un chacun à fuir les vices infâmes, et s’adonner entièrement à la vertu.

Source : Le vray théâtre d’honneur et de chevalerie ou le miroir héroïque de la noblesse -Paris- chez Augustin courbe, dans la petite salle du palais, à la palme – MDCXXXXVIII – Avec Privilége du Roi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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EGLISE D'ECHENAY - XXI SIECLE

9 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Les monuments remarquables d'Echenay

« Enfin !!...»doit se dire Gabriel de Pimodan.

Ca y est, les travaux de rénovation de l’église d’Echenay ont débuté.

Quelques photos pour se faire une idée avant un reportage complet.

 

 

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CROIX ET CALVAIRES D'ECHENAY - SUITE

9 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Les monuments remarquables d'Echenay

Errare humanum est …

Je m’aperçois avoir oublié deux croix et il convient donc de réparer l’erreur.

 

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Prenant la rue des Ponts en direction du Sud, se trouve au carrefour de Soulaincourt ou d’Aingoulaicourt une belle croix de pierre. Un banc de bois, un peu de guingois, permet au promeneur de se reposer quelques instants avant de reprendre sa marche.

S’il continue tout droit, il croisera sur sa route une autre croix. Mais peut-être se trouve-t-elle déjà sur la commune d’Aingoulaincourt ?

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Décidemment, et peut être l’aurez-vous remarqué, le thuya a la préférence sur le buis à Echenay !!!

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