Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

Ce blog retrace la petite et la grande histoire d'Echenay Haute-Marne sous forme de petits articles, au fil de mes recherches et découvertes généalogiques.

faits divers a echenay

MEFIEZ VOUS DES CHEVAUX DE TRAIT - ECHENAY 1903 & 1929

Publié le 27 Juillet 2021 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Journal Le Petit Troyen - 14 septembre 1903

Journal Le Petit Troyen - 14 septembre 1903

Je prends toujours un certain plaisir à « habiller » les personnages plus ou moins anonymes découverts au gré d’anciens articles de presse.

Ce Monsieur Bouton Fils, Marie Eugène Herman de son prénom, naquit le 13 janvier 1883 à Aingoulaincourt (52).

Fils de Vital Bouton (° Ribeaucourt (55)) et de Julie Hortense Massonnet (° Echenay), c’est donc par sa mère qu’il était le neveu de Bernard Guilllaume qui avait épousé une autre des filles Massonnet et à qui il va donner un coup de main à Echenay.

En 1901, Herman s’engage à la mairie de Poissons (52) pour 4 ans au 39eme régiment d’artillerie basé à Toul où, de 2eme canonnier conducteur, il est promu ensuite 1er canonnier conducteur puis brigadier, ce qui lui vaut certainement le qualificatif de « sous-officier » que lui attribue « le Petit Troyen » dans cet article.

Il est donc clair que malgré l’habitude des chevaux de traction acquise au 39eme RA, un moment d’inattention aura suffi pour qu’il se fasse happer le pied assez violemment. Fort heureusement, il sera bien soigné par le Docteur Plique de Poissons et le Docteur Pertat de Joinville.

Quelques années plus tard, devenu cultivateur, il se mariera avec Marie Blanche Laurent au village voisin de Sailly (52) le 8 juin 1912 où il s’était installé.

La déclaration de guerre d’Aout 1914 le verra rappelé au même régiment et sans doute peut-on y voir la preuve qu’il n’avait gardé aucune séquelle de cet accident. Parti au front jeune marié, la guerre l’épargnera et il y gagnera même un galon puisqu’il sera promu maréchal des logis le 15 avril 1916.

Si l’on en croit un arbre de Généanet, il décédera le 18 décembre 1990 à Sailly à l’âge de 107 ans.

Journal Le Bien du peuple de Bourgogne - 21 juillet 1929

Journal Le Bien du peuple de Bourgogne - 21 juillet 1929

26 ans plus tard, c’est encore un cheval utilisé aux travaux agricoles qui sera à l’origine du drame qui frappera la famille Guillaume. Parti chercher une voiture de foin, c’est cette fois-ci le tonton Guillaume qui sera victime d’un accident bien plus lourd de conséquences…

J’ai déjà eu l’occasion par le passé de m’intéresser à cette famille d’Echenay puisque l’union Guillaume – Massonnet sera à l’origine de nombreux descendants comme l’indique l’article de presse.
Pour en savoir plus, cliquez sur les liens joints ci-dessous.

A l’heure de la mécanisation à outrance et des multiples systèmes de sécurité équipant nos appareils, ces deux faits divers nous rappellent combien l’usage des chevaux pouvait être dangereux au quotidien…

 

Sources :

Retronews

AD 52 et 88

Geneanet Rose Marie Begel

commentaires

JEAN NICOLAS DUVAL, LE MORT DU CHEMIN - ECHENAY ET AINGOULAINCOURT 1853

Publié le 1 Mars 2021 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Il fait frais ce lundi 21 mars 1853 alors que Jean Pierre Fedich, garçon berger âgé de 18 ans, surveille son troupeau au lieu-dit « Le caillot » sur le chemin menant de Montreuil à Aingoulaincourt.

Pour se mettre à l’abri du froid et du vent, il pénètre un peu dans le bois proche et découvre, couché au pied d’un arbre, le corps d’un homme inanimé. Ce dernier ne présente plus aucun signe de vie.

Le maire d'Aingoulaincourt, prévenu, informe immédiatement la gendarmerie et deux gendarmes viennent faire les constatations d’usage.

Journal "Le Spectateur" - 5 avril 1853

Journal "Le Spectateur" - 5 avril 1853

L’inconnu est reconnu comme étant Jean Nicolas Duval, âgé de 68 ans et demeurant à Echenay, fils de Jean Etienne Duval et de Marie Marguerite Gillet, demeurants en leur vivant à St Etienne près Remiremont (88).

On prévient son épouse Marguerite Monose et, la position du corps ayant été relevée, on le fait transporter à la maison commune où un médecin mandaté procède à l’autopsie.

Aucune trace de violence n’ayant été relevée, ce dernier conclut à un décès par attaque d’apoplexie et la mort sera estimée à la date du 19 mars. Curieusement, c'est le journal « Le Spectateur » de Dijon en date du 5 avril qui relaiera l’information par un court entrefilet.

Le recensement d’Echenay de 1851 nous indique qu’il exerçait la profession de manouvrier, qu’il vivait effectivement à Echenay (il a alors 66 ans) avec sa femme (58 ans) et leur fille Marie (18 ans) au sein d’un foyer dont le chef de ménage semble être une certaine Jeanne Monose (68 ans).

Un rapide regard sur Généanet nous indique que le couple Duval / Monose avait également eu un fils, Etienne, né à Echenay le 27 juillet 1817, marié le 30 avril 1844 avec Françoise Marie Louise Baudin à Brauvilliers (55).

 

Sources :

Rétronews

AD52 (recensement et état civil)

commentaires

LA GRUOTTE - ECHENAY 1933

Publié le 7 Novembre 2019 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Toujours friand de faits divers épincelois, j’ai déniché ce petit article de presse.

Au-delà de « l’exploit » cynégétique, je me suis intéressé à la « gruotte » que dégustent ces fins nemrods.

Qu’est ce donc que la gruotte ?...

Délicats de la papille, réfractaires aux abats et autres nareux, abstenez vous de lire la suite…

Source: La tribune de l'Aube - 25 novembre 1933

Source: La tribune de l'Aube - 25 novembre 1933

—

C’est dans le livre « Le Colporteur bandit » d’Henri-Émile Chevalier (1828-1879) édité en 1878 que j’en trouve une première description.

Dix minutes après cet incident, la mère Patois était fort affairée à dresser le couvert sur la table, tandis que, pendue à la crémaillère et sur un feu ardent, chantait, en bouillant à gros bouillons, une marmite aux appétissants parfums. On préparait la gruotte quoi donc ! La gruotte, vous savez bien ce que c'est : le foie, le mou, le cœur, les entrailles, les mésenthères (sic) d'un sanglier ou d'un chevreuil, coupés en menus morceaux et qu'on fait cuire avec de la graisse, des épices et du vin. Ça vous donne un plat, quand c'est convenablement accommodé par nos ménagères bourguignonnes !

—

De la Bourgogne à la Champagne toute proche, il n’y avait qu’un pas, vite franchi…

L’ouvrage « Récits rustiques historiques et légendaires de Haute-Marne » de Yvon Lallemand (1999) nous apporte quelques précisions en évoquant la* Nanette, célèbre cuisinière locale des environs de Ninville (52) :

* T’es pas Haut-Marnais si tu ne rajoute pas un « le » ou un « la » devant un prénom !

« Celui qui pouvait avoir la Nanette était connu dans toute la région. Elle partait de bon matin, avec son cabas contenant le tablier, la grande fourchette, les couteaux, et tout le matériel nécessaire à sa magie culinaire.

Elle savait y faire, la Nanette ! Les andouilles aux pois, le lapin aux pruneaux, les haricots aux pieds de porc salés, les fricassées, le bœuf à l’étouffée, les rissoles, le pâté de lapin à la champenoise, la salade à l’oignon frit, la salade cuite aux choux rouges au lard, la coqueluche à la façon de Sommevoire, la burutte en pot au feu, et puis les beignets, les grumelets, les gomichons… Elle en avait des recettes !

C’est bien simple, allez ! Quand on tuait le cochon, pour manger la gruette (gruotte) ou la fricandelle, c’est elle qu’on faisait venir. C’était un bon ragout de foie de porc ou de sanglier, avec des pommes de terre. Et tous les enfants du village rendaient service aux « tueux de cochon » pour avoir la queue ou les oreilles. »

—

Vous voulez tenter la Gruotte ?...

Après avoir fait revenir les ingrédients dans du beurre, on singe le tout (saupoudrage de farine), on mouille avec un peu d’eau, puis on ajoute le vin (un Coiffy par exemple pour rester Haut-Marnais !), épices, et on laisse mijoter doucement sans faire bouillir.

De quoi fêter la « Saint Cochon » pendant les repas de fin d’année !...

Sources :

Retronews (pour l’article de presse)

Gallica (pour les évocations de la recette)

commentaires

DOMINIQUE LOUVIOT OU LES DANGERS DE L'EAU ET DU VIN RÉUNIS - ECHENAY 1908

Publié le 6 Mars 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Source: AD 52

Source: AD 52

Dominique Joseph Jean Baptiste est né le 30 octobre 1858 à Echenay.

Le 25 novembre 1885, il épouse Marie Pauline Victorine Boussel à Gillaumé, petit village voisin. Plusieurs enfants naissent de cette union. Les années passent… Dominique est cultivateur et il se fait aider dans sa tâche par deux aides de culture. Une famille semblable en apparence à beaucoup d’autres du village…

Source: Recensement AD 52

Source: Recensement AD 52

Alors, que se passe-t-il dans la tête de Dominique ce 7 octobre 1908 ? En fin d’après-midi, après avoir pas mal bu, Dominique disparait, les heures passent, il ne rentre pas et on se lance à sa recherche…

Il ne sera hélas retrouvé que le lendemain matin….

Source: Le Petit Troyen - 11 octobre 1908

Source: Le Petit Troyen - 11 octobre 1908

Si à cette époque le grand étang d’Echenay a disparu, remplacé par une prairie, il n’en demeure pas moins que ces étendues d’eau ont causé de nombreux accidents au cours des siècles. L’étang neuf où disparait Dominique n’aura fait que prélevé son dû comme les autres étangs l’avaient fait avant lui.

Contrairement à ce que certains affirment, il n’est donc pas toujours bon de mettre de l’eau dans son vin !

commentaires

TRAGIQUE PARTIE DE CHASSE POUR PIERRE LESEUR ET LOUIS BARBIER - ECHENAY 1906

Publié le 6 Mars 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Aujourd'hui encore, le weekend est souvent traditionnellement moment de chasse. Chevreuils et sangliers abondent dans les forêts Haut-Marnaises.

En ce samedi 13 janvier 1906, les deux compères Epincelois Louis Barbier et Pierre Leseur, partent pour une partie de chasse dans les bois de Laneuville, à quelques kilomètres d’Echenay.

Ils ne le savent pas encore mais ils vont "lever un drôle de gibier ». Quelques heures plus tard en effet, dans la grande tranche du bois qui va de Laneuville au Bois à Dainville, Louis et Pierre vont découvrir un cadavre.

Source: Le Petit Troyen - 18 janvier 1906

Source: Le Petit Troyen - 18 janvier 1906

Les gendarmes de Poissons, le maire de Laneuville sont bien évidemment prévenus mais personne ne reconnaitra l’individu.

Qui était cet homme ? Que faisait-il là, seul dans les bois ? On ne le saura jamais;

Quelqu'un quelque part a-t-il attendu son retour ?...

 

Source: AD 52

Source: AD 52

L’événement n’est pourtant pas si exceptionnel qu’il y parait. Un an plus tard, c’est dans un autre bois près d’Echenay que l’on retrouvera un autre cadavre inconnu, pendu celui-là !

Et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur nos deux compères Barbier et Leseur, cliquez donc sur le lien ci-dessous !

commentaires

LES PATATES D'AUGUSTE JACQUET - ECHENAY 1906

Publié le 6 Mars 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Source: AD 52

Source: AD 52

La famille Jacquet d’Echenay était vraisemblablement assez aisée comme le montre indirectement le recensement de 1906. On y dénombre le couple et ses 2 enfants, le grand père, la belle-mère et pas moins de 5 domestiques !... Il est vrai que sous ce terme doit plutôt être entendu « aides de culture » que « domestiques ». Peu mécanisée avant la première guerre, l’agriculture a besoin de bras. D’ailleurs, ces « domestiques » sont tous des hommes !

Le travail est rude et il faut en défendre les fruits.

Source: Le Petit Troyen - 10 septembre 1906

Source: Le Petit Troyen - 10 septembre 1906

Alors, quand en septembre 1906, une « pauvre démente » des alentours lui subtilise 100 kilos de pomme de terre, Auguste Jacquet n’hésite pas à porter plainte.

Quelles furent les suites de l’affaire ? Sans doute un simple rappel de la loi… On ne tond pas un œuf…

D’ailleurs, cette pauvre femme en volait-elle aussi ?...

commentaires

ATTENTION, VIRAGES DANGEREUX ! - ECHENAY 1936

Publié le 1 Mars 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Source: le Progrès de la Côte d'Or - 1 août 1936

Source: le Progrès de la Côte d'Or - 1 août 1936

Qui ne se souvient pas ou n’a jamais entendu parler de l’épicerie Bretonéche à Echenay ?...

La carriole sillonnait la campagne avec ses denrées et approvisionnait les villages des environs. Comme on va le voir, cette paisible et serviable activité n’était pas sans danger.

Mais le hasard faisant parfois bien les choses, le responsable de l’accident était ce brave docteur Renard que l’on connait déjà et qui, « d’agresseur », se transforma en « sauveur »…

Il ne reste plus aujourd’hui qu’un seul commerçant ambulant à desservir Echenay en pain et pâtisseries. Comme on dit, « Pourvu que ça dure !... »

-----------------------------------------------------------------------------------------

Source: le Progrès de la Côte d'Or - 20 juillet 1936

Source: le Progrès de la Côte d'Or - 20 juillet 1936

Martial Wittmer, le secouriste de l’article, est né le 11 février 1906 à Echenay, fils de Jean Camille Wittmer et de Léontine Voguet native de Soulaincourt. Il est cantonnier à Echenay mais également pompier. C’est peut-être à ce titre qu’il emmène les blessés chez le docteur Renard de Poissons.

Il épousera Henriette Rose Jeanne Balssa le 6 septembre 1937 que tout le monde prénomme affectueusement « Tante Rose ». Sa belle vient de Carmeaux dans le Tarn. Elle est postière aux PTT et a été mutée au bureau des PTT d’Echenay. Après leur mariage, ils se fixeront à Gillaumé, petit village distant de 3 kilomètres. Visiblement, le mariage les a beaucoup occupé puisque Rose s’excuse auprès d’une amie de ne pas lui avoir répondu plus tôt.

Martial Wittmer décédera le 3 mars 1992 à l’âge de 86 ans.

Source: Delcampe

Source: Delcampe

commentaires

TENTATIVE DE VIOL - ECHENAY 1890

Publié le 18 Février 2018 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Source: Journal "La Cocarde" - 23 juillet 1890

Source: Journal "La Cocarde" - 23 juillet 1890

En 1890, les loups ont presque totalement disparus de Haute-Marne mais d’autres prédateurs les ont remplacés...

Source: retronews.fr

commentaires

DERNIER ÉTÉ POUR MARIE LOUISE AVANT LE MARIAGE - ECHENAY 1910

Publié le 19 Septembre 2015 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

CP ancienne avec tampon 15 Août 1910

CP ancienne avec tampon 15 Août 1910

Château d’Echenay

Haute-Marne

Chérie,

L’autre jour ayant l’auto, nous pensions aller te voir à Viry, mais on m’a dit que tu étais à Munich.

J’espère que tu fais un bon et beau voyage. Ecris moi si tu as le temps. Je suis à la campagne chez mon oncle de Pimodan.

Mille baisers. Maggy

Le courrier est adressé à

Mademoiselle d’Adda Salvatera

57 Avenue Montaigne Hotel Vierjahreszeiten

Paris Maximilianstrasse

Munich Allemagne

Cette carte postale, bien conservée, était pour moi une invitation trop forte pour que j’y résiste. Il me faut chercher !

Le « chez mon oncle de Pimodan » laisse évidemment penser qu’il s’agit d’une nièce de Gabriel de Pimodan. La recherche est rapide. Le frère de Gabriel, Claude Emmanuel de Pimodan, a eu six enfants dont une fille Marguerite qui doit donc être la signataire « Maggy ».

Marguerite « Maggy », ou plutôt Marguerite Léontine Emma Alix Marie comme il convient de la prénommer, est née le 29 avril 1889. Elle a donc 21 ans quand elle écrit cette carte à son amie.

La tâche n’a pas été compliquée à résoudre mais il reste la destinataire. Nous sommes dans le Paris mondain de ce début de XXeme siècle et je ne suis pas inquiet. Quelques clics et voilà :

Bottin-Mondain - 1808

Bottin-Mondain - 1808

Mlle d’Adda Salvaterra vit bien au 57 de l’Avenue Montaigne à Paris avec sa mère, Mary Hooper et son beau-père, le Comte Horace de Choiseul.

Marie-Louise d’Adda Salvaterra est née le 3 juin 1889 à Paris, de Paolo Carlo d’Adda Salvaterra et de Mary Hooper. Ses parents s’étaient mariés lors d’une cérémonie que le journal Gil Blas du 9 février 1888 qualifiait de « very select ». Comme témoins, pour le marié, l'Ambassadeur d'Italie M. Ménabréa, pour la mariée, Mr Mac-Lane, Ministre des Etats-Unis... Le Figaro du 31 décembre 1887 présentait Mary Hooper comme « l’une des plus charmantes jeunes filles de la colonie Américaine de Paris ». Hélas, le père de Marie Louise décède le 21 décembre 1889. Sa mère se remariera le 25 mai 1906 avec Horace de Choiseul.

Pour sa part, Marie-Louise d’Adda Salvaterra se mariera en 1911 avec Marie "Jacques" Jean Philibert THOMAS de PANGE.

Marguerite assista-t-elle au mariage de son amie ?...

Dix ans après avoir envoyé cette carte postale, Maggy convole à son tour.

Journal Le Gaulois – Jeudi 22 Avril 1920

Journal Le Gaulois – Jeudi 22 Avril 1920

Là encore, les amies d’antan sont-elles réunies ?

J’aurais pu en rester là mais je veux encore découvrir une ou deux choses…

Quel est donc ce Viry dont parle Maggy ?

Il s’agit de Viry-Châtillon où les Choiseul ont un pavillon, d’ailleurs nommé Pavillon de Choiseul, et dont une rue se nomme encore rue Horace de Choiseul.

DERNIER ÉTÉ POUR MARIE LOUISE AVANT LE MARIAGE - ECHENAY 1910

Reste l’hôtel de Munich…

Eh bien, il existe encore. En voici une photographie.

Hotel Vier Jahreszeiten - Munich - Allemagne

Hotel Vier Jahreszeiten - Munich - Allemagne

Marguerite de Rarecourt décédera en 1945 et Marie Louise d’Adda Salvaterra en 1977.

J’ai un regret...

Je n’ai pas pu retrouver l’auto !

Sources :

Gallica

Généanet

Delcampe

commentaires

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

Publié le 16 Avril 2015 par Petite et Grande Histoire d'Echenay dans Faits Divers à Echenay

Plan de l'Exposition Universelle de Roubaix - 1911

Plan de l'Exposition Universelle de Roubaix - 1911

La recherche sur l’histoire d’un village, en particulier sur un fait divers qui y est lié, ne fournit pas toujours de solution aux questions que l’on se pose. Il faut savoir admettre que l’on ne saura jamais ! Aussi, il est parfois tentant d’imaginer une réponse !

C’est ce que j’ai fait après avoir découvert une annonce dans le journal « Le Matin » du 2 Octobre 1911 où il est laconiquement question d’Echenay.

Les noms cités, l’événement, tout est vrai ! Comme tout cela ne prête pas à conséquence, j’ai décidé de publier « ma » version ! Et si c’était la bonne… La généalogie, l’histoire d’un village, c’est aussi rêver, non !... Alors, ouais, je vous emmène sur mon Scénic-Railway…

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

Voilà, je m’appelle Emile Gilbert.

J’avais tellement insisté qu’ils ont fini par céder. A la réflexion, maintenant que j’y pense, ils en avaient autant envie que moi ! Depuis des mois, tous mes copains en parlaient. « Tu y es allé ?... » La question courait sur toutes les bouches.

Mes parents ont attendu jusqu’à la fin de l’été. Insupportable attente ! Les journaux de la France entière en parlaient, c’était à Roubaix, à côté de chez moi, et il fallait attendre !

Enfin, un matin, nous voilà partis vers l’EXPOSITION UNIVERSELLE DE ROUBAIX.

Quand nous sommes arrivés par la porte Flamande, mon cœur battait si fort ! Était-ce à cause de ces hommes noirs qu’on me présenta comme étant des Sénégalais ou les rires aux éclats en provenance du parc d’attractions à coté ?

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

Non, à la vérité, ce n’était sans doute pas à cause de ces hommes venus d’Afrique ! Même si j’ai esquissé un mouvement de recul quand Mamadou Seck, le « chef du village », m’a posé la main sur l’épaule, je n’avais pas peur ! D’ailleurs, j’en ai revu quelques années plus tard… En revenant des tranchées, ils avaient les mêmes yeux hébétés que les autres ! S’ils faisaient peur alors, c’était par les récits terribles qu’ils racontaient avec leur drôle d’accent… S’ils avaient su qu’ils étaient là à Roubaix comme pour une sorte de reconnaissance du terrain …

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

Non, moi ce qui me faisait rêver depuis le 7 février, c’était le LUNA PARK ! Je me voyais déjà dans le « Scenic-Railway », dans la « Joy Wheel ». Ah la Roue Joyeuse ! C’est là que j’ai aperçu pour la première fois les cotillons d’une fille ! La force centrifuge l’avait fait tomber, relevant sa robe et éparpillant ses longs cheveux ! Maman avait refusé d’aller sur le « Cake-Walk », sorte de navire reproduisant le roulis et le tangage d’un bateau, de peur d’être malade, préférant boire une coupe de Champagne à l’Avia-Bar. Moi, j’enchainais les tours de « Moulin Enchanté », de « Jardin Tremblant », de « Pont du Diable », de « Plongeur » avec Papa.

Maman nous regardait la plupart du temps, tenant fermement son ombrelle. Le seul manège où elle est montée était le manège des « Chevaux sauteurs ». Son envie à elle était d’aller voir « La SPHINGE » ! Cette danseuse, sorte de papillon nébuleux et incroyable, s’inspirait des chorégraphies de Loïe FULLER et de ses voiles fantasmagoriques.

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

Vous imaginez bien que la journée passa comme un rêve. Bientôt, il fut temps de partir. Papa s’arrêtât au stand de la brasserie DELCOURT-SALEMBIER et Maman ne voulut pas partir avant de déguster un morceau de chocolat au stand MENIER. Pour ma part, j’eus droit à une pomme d’amour et un grand verre de limonade.

En nous dirigeant vers la sortie, mon père s’est arrêté au stand du journal « Le Matin ». Ils organisaient un concours de ballons voyageurs. J’ai inscrit mon nom sur la petite carte qui pendait au bout de la ficelle. Et puis je l’ai lâché ! Je n’ai pu retenir un « Oh » de surprise quand il s’est élevé dans les airs. Le vent l’a poussé vers l’est…

Quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1911, j’ai appris par ce même journal qu’il avait été retrouvé à Echenay (Haute-Marne). Hélas, je ne saurai jamais par qui. Mon ballon avait parcouru 228 kms, emportant un peu de mes souvenirs joyeux. A ce moment, j’étais loin de m’imaginer que je passerai par la gare de Soulaincourt, située à 4 kms d’Echenay, quelques années plus tard en montant au front !

Le même jour, une tempête s’abattit sur Roubaix. De nombreux stands de l’exposition furent réduits à une masse informe de matériaux. Sombre présage !

Le 3 octobre 1911, L’Avenir de Roubaix-Tourcoing imprimait : « Nous sommes heureux d’apprendre que l’aimable directeur du « Luna Park » de l’Exposition de Roubaix vient d’obtenir à l’unanimité du jury , un diplôme d’honneur, récompense justement méritée pour l’édification du superbe parc d’attraction que tous nos lecteurs connaissent et qui peut rivaliser avec ceux des plus grandes cités. Toutes nos félicitations ».

JE VOUS EMMÈNE SUR MON SCENIC-RAILWAY - ECHENAY 1911

L’avenir… Parlons-en ! Trois ans plus tard, un vent d’Est soufflât sur la France. J’avais envoyé un ballon vers l’Est, le vent me ramenait une pluie d’obus ! Aujourd’hui, je suis vieux. Aux souvenirs des flonflons de la fête se mêlent des explosions assourdissantes, des éclairs formidables, des cris de douleurs et de peur… Mamadou Seck m’appelle… Suis-je à Roubaix où à Verdun ?

Décidemment, 1911, c’était vraiment la « Belle Epoque » !

J’espère que mon conte généalogique ne choquera pas les puristes. Il est de petites choses auxquelles il faut apporter coute que coute une réponse. Si cette histoire est inventée, tous les faits, les noms, les stands furent bien réels. On a bien le droit d’imaginer, non ?...

Sources :

Histoires de Roubaix.com : Articles L’Avenir de Roubaix-Tourcoing

Gallica : Jounal Le Matin du 2 octobre 1911

roubaix1911.blogspot.fr : Photos

commentaires
1 2 > >>