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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

VISITE GUIDEE DE L'EGLISE D'ECHENAY - 2013

30 Août 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Les monuments remarquables d'Echenay

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Comme je l’avais annoncé il y a quelques temps, l’église d’Echenay est en phase de rénovation, celle-ci semblant d’ailleurs arriver à son terme. Ces travaux m’ont permis de visiter l’église de « fond en combles », selon la formule bien connue.
 
Si vous le désirez, suivez-moi dans cette visite:
 
Si l’église n’a rien d’extraordinaire, elle est cependant classée « à signaler » dans les fiches du site du Conseil Général concernant le patrimoine Haut-Marnais. Il est vrai qu’elle dégage une certaine majesté, simple mais néanmoins remarquable, surtout depuis sa restauration.
Les extérieurs ont été refaits avec soin, les pierres de taille nettoyées, les joints des moellons refaits impeccablement. La toiture d’ardoises donne fière allure à l’ensemble. Seul bémol: les tombes anciennes du cimetière accolé n’ont pas eu droit au nettoyeur haute-pression. C’est dommage, surtout si on les compare à celles d’Aingoulaincourt, village voisin, qui ont bénéficiés de  cet avantage. Alors, l’ensemble aurait été parfait. 
 
L’église est un édifice à plan en croix latine. L’extérieur est en moellon excepté le clocher, les deux-tiers de la hauteur du chœur et les contreforts sont en pierre de taille et l’intérieur enduit. La nef est à trois vaisseaux voûtés d'ogives et le transept voûté d'ogives dont les bras sont couverts de toits à un pan. Le chœur à cinq pans est voûté d'une voûte de type complexe.
Le chœur et le transept semblent dater de la seconde moitié du 12e siècle (l'arc ouvrant sur le bras sud du transept est identique à l'arc triomphal de l'église de Gillaumé dont les chapiteaux sont de cette époque) mais le bras nord du transept a été revoûté au 19e et l'arc ouvrant sur ce bras a été refait à cette même époque.
 
Il est maintenant temps de pénétrer à l’intérieur. Après avoir poussé les doubles portes, trempé ses doigts dans le vieux bénitier de pierre, fait le signe de croix et déposé une pièce dans le vieux tronc métallique, nous pouvons avancer plus avant.
 
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Laissons les bas-côtés pour plus tard.
Nous traversons la nef et ses bancs de famille en bois du 18 éme. De nombreuses plaques indiquant les noms sont encore visibles sur les porte- missel, soit sous forme rectangulaire émaillée ou ovale, en cuivre ou laiton gravé.
 
Nous arrivons au transept. Sur notre gauche, la chaire, richement travaillée, est l’œuvre de A.S JEANSON, sculpteur à Gondrecourt. Au niveau de la première volée de  marches, son garde-corps de pierre est cassé et les morceaux déposés à côté. Souhaitons qu’il soit réparé. De style néo-gothique, elle est en pierre calcaire taillée, polychrome, avec décor en relief.
 
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Le bras Nord du transept abrite l’autel de St Joseph , patron de la sainte Enfance et du Sacré Cœur de Jésus.  Le devant d'autel est orné de cinq saints en relief. Retraversons le transept : L'ensemble sud est dédié à la Vierge Immaculée. L'autel a été offert par N. Garnier en 1860. L'autel est en calcaire peint et le retable et le gradin d'autel en bois peint. A noter que ces deux autels avec leur retable, comme la chaire, ont été réalisés par A. S. Jeanson, sculpteur à Gondrecourt-le-Château (Meuse). Ils datent de la fin du 19 éme.
 
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Nous voici maintenant face au chœur. Personnellement, je le trouve magnifique. 
L'autel et ses gradins ont été réalisés dans la première moitié du 19e siècle et le tabernacle dans la seconde moitié du 19e siècle. La porte du tabernacle est en métal et ornée d'une scène représentant Dieu le Père soutenant le Christ mort, ces deux personnages étant surmontés du Saint-Esprit descendant des cieux sous la forme d'une colombe.
Les parties latérales attenantes à l'autel présentent deux médaillons contenant le Christ et la Vierge en buste.
Les voutes sont ornées de peintures monumentales représentant St Georges et St Martin.
 
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Sur la gauche se trouve les fonds baptismaux, Dans le style du 17e siècle mais de la 2e moitié 19e.
 
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La mémoire des  illustres paroissiens figure un peu partout dans l’église sous forme de plaques. On y trouve une plaque commémorative retraçant les titres de noblesse de la famille de Pimodan (qui possédait le château d'Echenay situé à proximité de l'église) et énumérant les différents membres de cette famille inhumés dans l'église. Cette plaque date de la 2e moitié du 19e siècle. Une autre concerne Claire de Frénilly.
Je pense n’être jamais entré dans la sacristie avant cette visite. La surprise n’en n’a été que meilleure. Après avoir passé la porte, deux moulages vous accueillent de chaque côté. Sur le mur de gauche, deux meubles de sacristie monumentaux en bois peint avec décor dans la masse apparaissent.
 
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Le premier se compose d’un chasublier en bas, de trois tiroirs puis de deux placards en haut. Sur les portes sont dessinés un ange, le Christ, l’Enfant Jésus et la Vierge. Il porte encore les étiquettes indiquant le contenu de chaque emplacement.
Le deuxième est un meuble composé de deux placards en bas et de trois en haut.
Le décor est rapporté en plâtre. On peut juger de la ferveur des paroissiens pour Georges de Pimodan puisque son portrait a été gravé sur une porte, à côté du pape  Pie IX pour qui il a combattu.
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Empruntant les bas-côtés, on découvre les vitraux qui illuminent l’église. Impossible de vous les montrer tous, comme les statues qui les parent, Vierge à l’enfant, St Nicolas, Jeanne d’Arc, etc….
 
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A noter également, vers la sortie, les deux confessionnaux, richement sculptés de chaque côté.  
Il est maintenant temps de partir, non sans avoir jeté un œil aux combles et au clocher. C’est par un escalier en colimasson situé dans la tourelle à gauche du porche d’entrée que nous accédons au premier niveau. Nous nous trouvons au-dessus du porche d’entrée. La rosace de façade se trouve sur notre droite quand nous arrivons sur le palier. Ne donnant pas sur l’intérieur de l’église, il n’a pas été jugé utile de la doter de vitraux. Des planches en bois les remplacent. Sur notre gauche, une ouverture donne sur les combles de la nef ou il est possible de découvrir le dessus des voutes.
 
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Il faut ensuite emprunter un escalier en chêne pour accéder au clocher proprement dit. Là, deux cloches nous attendent près de leurs abat-sons. Plus de corde, bien sûr, mais un système électrique pour sonner. La charpente du clocher est remarquable.
 
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Nous redescendons prudemment et nous allons nous quitter. Il y aurait encore beaucoup de choses à voir et à dire. Une autre fois peut être ?
Gabriel de Pimodan nous regarde, content de cette restauration.
 
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Source :  Site Net du conseil Général de la Haute-Marne – Conservation du Patrimoine
           
               Photos personnelles

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Jean Claude De Guire 13/09/2013 16:05

Une visite guidée par un professionnel passionné, un oeil d'esthète voilà un merveilleux travail.
Mais quel luminosité se dégage de ce lieu...Le calcaire coloré est sublime. Touchant est aussi la gravure sur le bois du chasublier du Général.
On croirait être sur place. MERCI MERCI