Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

Articles avec #reperes geographiques tag

LE PAYSAGE DE NOS ANCÊTRES - ECHENAY - 1750 / 2014

12 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

Avec le temps, le généalogiste qui cherche la trace de ses ancêtres finit par apprendre beaucoup sur leur cadre de vie. Il a, au bout d’un moment, l’impression de mieux les comprendre, de les connaitre même. Les maisons qu’ils ont habitées, les chemins qu’ils ont empruntés, les métiers qu’ils ont exercés, il les connait. Le paysage lui-même lui semble familier.

Mais voyons-nous vraiment ce qu’ils voyaient ?...

Cette question m’a interpellé mais comment savoir ?...  La réponse est venue de « L’Atlas de Trudaine ».

Quelques explications :

Cet ancêtre de la carte routière fut commencé sous Louis XV. De 1745 à 1780, Daniel-Charles Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées cartographie les routes principales et leurs abords immédiats. La tâche est ardue ; Son fils, Jean-Charles Philibert Trudaine de Montigny (1733-1777) viendra d’ailleurs l’aider plus tard. Ils sont secondés par de nombreux dessinateurs et ingénieurs, ces derniers appliquant le principe de triangulation que nous utilisons dans nos GPS.

Et le résultat est étonnant sur plus d’un point !

D’abord la précision des cartes est bluffante. Après avoir mis bout à bout les trois relevés qui constituent le trajet Joinville-Echenay, je constate qu’ils s’imbriquent parfaitement, preuve du soin mis à leur confection. L’échelle de 9 cm pour 200 toises (une toise= 1,949m), soit 1/4333, donne un rendu parfait. On est loin de la carte de Cassini qui, si elle donne une foule de détails topographiques très utiles au généalogiste, reste souvent imprécise. Enfin, pour obtenir le résultat désiré, je la comparerai à une vue satellite actuelle.

Mais, n’étant pas perdu dans le secteur d’Echenay, ce n’est pas la route qui m’intéresse mais la description des abords de celle-ci. Celle qu’empruntait le voyageur du XVIIIe siècle pour aller de Joinville à Echenay me servira de base.

Commençons le voyage :

 

Capture T1

Partant de Joinville, on traverse aujourd’hui pendant les deux tiers du parcours une vaste forêt qui couvre les versants gauche et droit de la vallée qu’on remonte, jusqu’à déboucher sur le plateau cultivé. Cette forêt nous semble très ancienne. Pourtant, il n’en est rien ! La carte de Trudaine, elle,  figure seulement deux petits bois à la sortie de Thonnance. Force est de constater que le paysage a bien changé !

 

Cette forêt profonde que nous voyons et qui semble ancestrale n’existait donc pas au milieu du XVIIIe siècle ! Alors, depuis quand est-elle là ? Une recherche plus approfondie s’impose. Une carte postale du début du siècle passé des lacets de Mélaire situés sur les hauts de Montreuil me fournira une réponse… étonnante !

 

Montage-Les-lacets-de-Melaire.jpg

 

On appelle aujourd’hui les lacets de Mélaire « La petite Suisse » ! Mes arrières grands-parents auraient pu les nommer « La lune » !... Cette vaste forêt qui fait aujourd’hui le bonheur des chasseurs n’était en fait qu’une terre à moutons il y a cent ans! D’ailleurs, c’est sans doute l’abandon de leur élevage qui a rendu ces terres aux arbres.

 

Et avant ?...

C’est l’étude des mines de fer dont le secteur regorgeait qui va peut-être apporter une réponse :

L’exploitation des minières de Poissons est connue depuis au moins le XVIIe s., à en juger par un extrait de l’inventaire des titres et chartes de la seigneurie de Poissons, dépendant de l’abbaye de Saint-Urbain, daté du 8 octobre 1693. D’après ce document, les religieux prétendaient « qu’en leur qualité de seuls hauts justiciers, le sol par quintal de minerai leur appartenait, attendu que depuis plus de trente ans ce minerai avait été non seulement tiré et fouillé dans les bois d’usage communs, mais encore dans les terres abandonnées qui de droit doivent être selon la coutume, et réunies au domaine de la dite seigneurie ».

Au XIXe s., un rapport de l’ingénieur des Mines sur la régularisation des minières communales de Montreuil-sur-Thonnance et de Poissons établit que ce minerai gît en amas à la partie supérieure des coteaux dans les dépressions du calcaire jurassique en couches horizontales. L’exploitation se fait alors, non par puits, mais par grandes excavations isolées les unes des autres, de 10 m, 20 m et quelquefois 25 m de profondeur, « d’où le minerai est élevé péniblement à dos, au moyen d’échelles et de hottes, dont la forme est celle de la cavité naturelle qu’il remplit avec l’argile qui lui sert de gangue ».

À partir de 1859, de nouvelles zones minières sont investies, avec la réserve de la forêt communale de Poissons et le 17 mai 1862, divers maîtres de forges obtiennent autorisation d’extraire du minerai de fer dans la forêt communale sur une étendue de 10 hectares 5 ares 35 centiares (ceux de Thonnance-les-Moulins, Poissons, Noncourt, des Prés Bas près de Poissons, Thonnance-les-Joinville).

En 1878, les minières des hauts plateaux de Poissons et de Montreuil sont exploitées à la comtoise, c’est-à-dire par petits puits peu durables, avec enlèvement du minerai à l’entour de ce puits jusqu’à une distance très variable, suivant la solidité du toit et la puissance du gisement. Mais elles semblent délaissées, malgré l’excellente qualité des minerais, à cause des profondeurs de 30 m et plus où il faut aller chercher la mine. En 1879, l’exploitation reste faible. L’extraction se fait sur deux points principaux, au bois de Châtillon, près de Thonnance-les-Joinville et à Montreuil-sur-Thonnance.

Ainsi, ces versants abruptes, impropres à l’agriculture mais riches en minerai de fer étaient-ils recouverts de bois. C’est donc l’homme qui les a défrichés pour extraire cette manne. Au XVIIIe, les agents de Trudaine ont donc certainement constaté le résultat de siècles d’exploitation !

Au XIXe, les coteaux surplombant Thonnance-Les-Joinville accueillent des vignes. Le phylloxéra balaiera tout ça, laissant les arbres reconquérir leur domaine primitif.  

Et Echenay ?...

Malheureusement, les ingénieurs de Trudaine sont passés à moins de 2 kms d’Echenay. C’est proche mais trop loin pour figurer sur la carte ! Seul le bois de Chatel apparait, déjà présent  vers 1760.

 

Echenay peut donc s’enorgueillir de posséder l’un des plus anciens bois du secteur, l’un des seuls à n’avoir pas connu temporairement la main destructrice de l’homme. Mais il a sans doute eu chaud ! Des excavations vers sa limite Nord prouvent que des recherches ont eu lieu !

Les sangliers et les chevreuils peuvent encore dormir tranquillement et les bois ont regagné leur territoire primitif !...

Si redécouvrir les paysages du temps de nos ancêtres reste une gageure, on peut néanmois s’en approcher un peu…

 

Sources :

Wikipédia (renseignements généraux)

adlfi.revues.org (pour le passage sur l’exploitation du minerai)

Base ARCHIM (pour les cartes de Trudaine)

Google (vue satellite)

 

Photo Mélaire actuelle perso

Lire la suite

ECHENAY, VILLAGE-RUE

4 Décembre 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

LAVOIR1.jpg

 

Il m’a semblé intéressant de me pencher sur l’habitat d’Echenay. Bien que situé en Champagne, celui-ci s’apparente plutôt à l’habitat Lorrain. Mais la Lorraine n’est qu’à une lieue de là.

Historiquement, le village s’est formé  de trois hameaux, La Cannée, Baillancourt et Epincelay. Les aléas du temps, guerres et autres calamités, ont forcé les habitants à se regrouper plus près du château sans toutefois y être accolés. La géographie de l’époque explique cela. Le château est alors entouré d’étangs et de zones marécageuses qui empêchèrent de se coller à lui.

Le village se forme donc un peu plus loin sous la forme d’un village-rue, si commun en Lorraine. Il se développe principalement tout au long du chemin N°51 qui trace sa route en Haute-Marne de Germay à Paroy, longeant nonchalamment la rivière de Saulx.

Ce sont les Allemands Meitzen et Helbock qui, dans leur « Siedlungsgeographie » (géographie des peuplements), étudièrent les types de villages. Sous leur plume, Echenay devient un « Strassendorf », ou village-rue !

 

plan-echenay.JPG

 

Le village-rue se caractérise par des maisons accolées, divisées en un, deux ou trois rains perpendiculaires à la façade et à la  rue, suivant la fortune du propriétaire.

Chaque rain est dédié à un usage :

- un pour l’habitation (le seul pour les manouvriers).

- un pour les récoltes

- un pour les bêtes

- et parfois, plus tard et pour les plus riches, un pour les vaches (étable) quand l’élevage deviendra plus courant.

Cette disposition est déjà attestée au XVIeme siècle.

Les maisons sont prolongées sur la rue par l’usoir avec son tas de fumier. Evidemment, la rue n’est qu’un chemin de terre empierré qui se transforme en bourbier les jours de pluie après le passage répété des charrois.

Derrière, la maison dispose souvent d’un petit jardin, très visible sur le plan. C’est le royaume des légumes, les volailles étant elles libres de batifoler à leur aise sur les tas de fumiers ou les tas de bois de chauffage de la rue.

Les plus chanceux y ont un puit (dans le jardin), la zone phréatique n’étant qu’à un ou deux mètres sous la surface du sol. Dans ces conditions, inutile de dire que les caves sont pratiquement inexistantes au village !

 

En ce qui concerne la maçonnerie, nos aieux faisaient preuve d’un grand savoir-faire.

Les maisons ne disposent que de fondations peu profondes par rapport à leurs dimensions. Je l’ai dit, l’eau n’est pas loin et il fallait éviter à tout prix les remontées capillaires dans la pierre calcaire. Il n’y en a presque jamais et les maisons multi-centenaires ne bougent pas, assises qu’elles sont sur l’argile !...

 

Les murs de 60 / 70 centimètres d’épaisseur sont conçus comme suit :

 

MUR-DE-PIERRE-copie-1.png

 

Le mortier de tout-venant intérieur, outre l’économie de pierres, constitue un bon isolant. Et les pierres saillantes des facades qui interpellent souvent le curieux d’aujourd’hui (Tiens, ils l’ont pas taillée celle-là !...) évitaient l’écartement des deux murs qui compose le mur d’ensemble. (CQFD)

La maison est recouverte d’une charpente à bois long (en chêne)  formée de grands poteaux appelés « hommes-debout », allant du sol, où ils reposent sur une pierre plate, jusqu’à la poutre maitresse de toiture.

Comme en Lorraine, les toitures sont de faible pente, parfois encore recouvertes de tuiles creuses qui firent leur apparition vers le XVIe siècle.

 Mais entrons dans la maison !

 

La partie habitation se compose le plus souvent de deux pièces.

La pièce à vivre donne sur la rue. De dimensions respectables, elle possède au fond sa cheminée monumentale taillée dans la pierre du pays. Le mur sur lequel elle s’appuie est évidé en partie basse derrière la taque (plaque de fonte)  pour laisser la chaleur se diffuser dans la chambre qui donne sur le jardin.

Dans un coin de la cuisine donnant sur la rue se trouve la pierre à eau où la ménagère lave ses légumes et fait sa vaiselle. Naturellement, les eaux usées rejoignent la rue où elles se mélent au purin qui s’écoule du tas de fumier. Sabots obligatoires !...

Parfois, la pierre à eau est surmontée d’un œil de bœuf en pierre taillée qui fait aujourd’hui le bonheur des marchands de matériaux anciens comme la cheminée d’ailleurs. Cette source de lumière n’est pas négligeable, les ouvertures étant comptées.

La chambre quant à elle ne dispose que du placard double au dos de la cheminée. Ouvertes, les portes basses laissent pénétrer la chaleur de l’âtre tandis que la partie haute permet de conserver « au tiède » les biens les plus précieux. Les portes sont parfois joliment décorées, le savoir-faire Vosgien (Liffol n’est pas très loin) ayant fait école.

plan-maison-echenay.png

 

Rajoutons qu’à l’origine, les maisons ne disposent pas d’étage. Ceux-ci feront leur apparition au XIXe siècle, et encore, seulement chez les notables.

Et terminons en disant que seules les maisons de maîtres sont entiérement en pierres de taille. On y trouve souvent la marque du tailleur. Enfin, il est courant qu’une année apparaisse sur un linteau de porte par exemple, nous permettant de dater à peu près la construction. Mais attention néanmoins aux réutilisations fréquentes !

 

Ce tour virtuel du propriètaire étant terminé, venez donc maintenant flaner dans nos villages du Haut-Pays Haut-Marnais !...

PS : Les routes sont maintenant goudronnées !...

 

Sources :

Plan – AD52

Schémas de construction persos

Lire la suite

ECHENAY VU DU CIEL DE 1836 A NOS JOURS

10 Juin 2014 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

Depuis le temps que je parle d’Echenay, je m’aperçois que je n’ai pas encore donné de vue complète du village.


 

Cet oubli est maintenat réparé. Cela permettra à mes lecteurs de se faire une idée plus précise du village qui me tient tant à cœur.  


Carte-echenay.JPG

                                                                                          Plan de situation

 

 

 

Vue-satellite-Echenay.JPG

                                                                     De nos jours

 


 

Vue-d-ensemble-du-village-en-1865.JPG

                                                          Plan Cadastral en 1836

 


Lire la suite

LA SAULX - 2013

30 Août 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

Echenay est baigné par La Saulx, petit cours d’eau tranquille classé en Première Catégorie.

 

P1050743.JPG

 

Commençons par un petit cours de géographie afin de découvrir l’environnement:

Le point culminant du canton (de Poissons) est le Mont de Germay, dont l'altitude est de 427 mètres.  C'est dans les ondulations de cette commune que se trouve le point de partage des eaux qui s'écoulent : à l'est, dans l'Ornain, par l'Ognon ; au nord, dans la Saulx ; à l'ouest, dans le Rongeant; et au midi, dans le Rognon, car les versants d'Epizon descendent vers le Rognon. ( )

Le gradin le plus élevé s'étend de la côte du moulin, à Cirfontaines (425 mètres), à celle de l'ancien moulin d'Epizon (421 mètres), en passant par les coteaux de Germisay (415 mètres), de Germay et de Lézéville (418 mètres).

De cette ligne de faîte partent, en s'infléchissant, dans la direction du nord-ouest, des massifs à bases Kimméridiennes fortement découpés et sinueux qui s'ouvrent pour livrer passage, par d'étroites vallées, à la Saulx, au Rongeant et à leurs affluents. ( )

Les cours d'eau qui arrosent le canton ne sont pas très-importants, par la raison que tous y prennent leur source. Ils sont tributaires de la Marne ; notre canton appartient alors au bassin de la Seine.

Par ordre d'importance on trouve :

1° La Saulx, qui prend sa source au bas de Germay, passe près de Bressoncourt, traverse l'étang d'Harméville, arrose Echenay et sa magnifique prairie, Pansey, Effincourt et Paroy, puis sort du département, après un parcours de 15 kilomètres, pour entrer dans celui de la Meuse et se jeter dans l'Ornain.

Ses affluents de droite sont de minces filets ou ruisseaux qui servent d'écoulement aux petits étangs de Bressoncourt et d'Echenay.

A gauche, c'est le ruisseau de Soulaincourt, la Saur, qui est à sec pendant l'été.

2° Etc… ( )

Source : BULLETIN  DE LA SOCIETE D’AGRICULTURE DE L'ARRONDISSEMENT DE WASSY (Haute-Marne). FASCICULE  1 er  - 1872 – WASSY - TYPOGRAPHIE ET LITHOGRAPHIE DE J. GUILLEM IN  - 1873

Dans la portion qui traverse la commune, La Saulx n’est plus la rivière que j’ai connue dans les années 1970. C’était alors une rivière encore poissonneuse où vairons, truites et quelques brochets hantaient les bords, se cachant sous les souches. Une canne légère, un hameçon de 22 et c’était la friture assurée. Pas besoin d’emmener d’appâts ! La rivière fournissait les Porte-Bois (larves, très sensibles aux pollutions organiques et très efficace indicateur de la qualité de l’eau, qui pour protéger leur corps mou et fragile, construisent un tube de soie qu'elles recouvrent à l'aide d'un matériau tel que sable, petits cailloux, feuilles mortes, etc…) que l’on trouvait à foison en retournant les pierres dans le courant puis que l’on sortait délicatement de leur gaine protectrice. Si le poisson convoité était une truite,  les prés fournissaient la sauterelle qui la tenterait à coup sûr. Le vairon, lui, finissait dans la gueule du brochet ou de la grosse truite. Oh, pas un monstre bien sûr, mais suffisamment gros pour donner le gout de la pêche à vie à un adolescent! Les arbres sur les berges formaient un tunnel de verdure, le lit était formé de petits graviers et de pierres plus grosses qui assuraient l’abri des truites. C’était hier…

 

Aujourd’hui, le visage de La Saulx a changé. Elle s’est envasée. L’été, un filet d’eau coule entre les herbes aquatiques qui envahissent son cours.

P1050758.JPG

 

 L’hiver, elle s’enfle parfois pour envahir les prés environnants.

 

IMGP3220.JPG

 

Si elle reste agréable à regarder, le poisson n’y trouve plus son compte (et moi non-plus !). Quelques vairons miraculés, s’accrochant à la vie, alimentent les hérons de passage mais leur pitance est maigre. Un ragondin et sa progéniture a élu domicile dans une berge. Le coin semble lui plaire. On voit aussi des canards sauvages faire étape avant de repartir vers d’autres horizons.

Nos ancêtres seraient certainement encore plus surpris. La rivière, au cours plus important, alimentait en Haute-Marne moulins, fourneaux, bocards.

Tableau des Usines industrielles et agricoles.

                        MOTEURS INDUSTRIELS.                          MOTEURS AGRICOLES.

                         { Le Fourneau à Echenay                              Les 2 Moulins d'Effincourt

LA SAULX       { Le Bocard et le Fourneau de Pancey

                         { Le Fourneau et la fonderie de Paroy

C’était donc un élément économique d’Echenay, même si celui-ci n’a jamais eu l’importance de certains autres villages proches. 

C’était aussi un peu un centre social. Malgré le lavoir au centre du village, une grand-tante lavait encore son linge sur une pierre à laver dans la rivière. Il est vrai qu’elle habitait à 500 mètres de ce dernier. C’était aussi un terrain de jeu pour les enfants du pays.

En deux siècles, La Saulx a beaucoup changé. Elle n’alimente plus d’étangs poissonneux. Jeanne d’Arc ne reconnaitrait certainement pas la rivière qu’elle a franchie de nuit un soir d’hiver.

Espérons que rien n’est irrémédiable et qu’elle sera sauvée un jour pour retrouver son visage d’antan.

Lire la suite

SAUREZ-VOUS TROUVER ECHENAY? - XVIIIe SIECLE

23 Juin 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Reperes Geographiques

Voyager a toujours été une nécessité pour l’homme. Mais s’il est facile maintenant de trouver son chemin à l’aide de cartes, GPS et autres outils, il n’en a pas toujours été ainsi.

Aux temps anciens, le voyage reste une aventure pour la plupart des gens. On ne dispose que d’éléments épars (souvent incomplets et faux) pour se déplacer ce qui ne va pas sans poser de nombreux problèmes.

Louis XV décide donc de  doter le pouvoir royal d’un « outil » nouveau et extraordinairement novateur.

La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale et particulière du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au XVIII e siècle.

L'échelle adoptée est d'une ligne pour cent toises, soit une échelle de 1/86 400 (une toise vaut 864 lignes).

Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. Les trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail. La carte ne localise pas précisément les habitations ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de précision du réseau routier ancien est tel qu'en superposant des photos satellite orthorectifiées aux feuilles de la carte de la France, on obtient de spectaculaires résultats.

De nos jours, les chercheurs consultent fréquemment les feuilles de la carte des Cassini, soit sa forme papier en salle de lecture du département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France, soit sa forme numérique en ligne. Elle intéresse tout particulièrement les archéologues, les historiens, les géographes, les généalogistes, les chasseurs de trésors et les écologues qui ont besoin de faire de l'écologie rétrospective ou de comprendre l'histoire du paysage.

Source : Wikipédia

Voici la carte de notre « petit coin ». On y trouve la trace du fourneau « du bas » et de la tuilerie (emplacement encore facilement décelable aujourd’hui par la couleur très rouge de la terre), de la canardière et d’un certain nombre d’étangs aujourd’hui disparus.

 

Capture-cassini.JPG

Lire la suite

QUELQUES INFORMATIONS GEOGRAPHIQUES

6 Novembre 2011 , Rédigé par echenay Publié dans #Reperes Geographiques

 

 

echenay

 

Avant de commencer d’évoquer la Petite Histoire d’Echenay, il m’a semblé utile de donner quelques renseignements géographiques sur le village.

 

Échenay est une commune située dans le département de la Haute-Marne (région de Champagne-Ardenne).

 

Située au Nord-Est du département, le village d'Échenay appartient au canton de Poissons et à l'arrondissement de Saint-Dizier. Cette région de Haute-Marne se nomme Le Vallage et Joinville en Vallage, berceau des Guises, en est la ville principale.

 

Echenay n’est donc qu’à quelques kilomètres du département de la Meuse et du département des Vosges.

 

Les habitants s'appellent les Epincellois et étaient au nombre de 101 au recensement de 1999, 89 en 2008.

La superficie est de 9.5 km².

 

Échenay porte le code Insee 52181 et est associée au code postal 52230. Elle se situe géographiquement à une altitude de 310 mètres environ.

 

Ce blog n’ayant pas pour vocation de faire une description « moderne » d’Echenay, j’en resterai là, les personnes intéressées ayant la possibilité d’affiner leurs recherches sur le Net.

 

Je pourrai dire en bref qu’il s'agit d'un petit "trou perdu" où mes ancêtres ont vécu.

Mais qu’il est beau ce « trou perdu » !

 

Quand tous les autres petits villages du coin  dépérissaient (mais il y a eu d’énormes efforts de fait depuis 20 ans, à l’exemple de Montreuil sur la route de Joinville), Echenay s’est toujours maintenu ! Les habitants ont su garder leur école, construire une salle des fêtes,  reconstruire le lavoir…

 

Planté au milieu d’un mélange de forets, de prairie et de culture, avec ses maisons en pierre, il mérite d’être plus connu.

 

J’essaierai de m’y employer !

 

Lire la suite