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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

MARIAGE DE CAMILLE DE PIMODAN ET CLAIRE DE FRENILLY - 1820

1 Avril 2012 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #La famille PIMODAN

 

« François-Auguste Fauveau de Frénilly, naquit à Paris le 14 novembre 1768. Il appartenait à la classe de la haute finance qui, selon son expression, était au dix-huitième siècle comme une dignité de l’État et allait de pair avec la haute magistrature et la bonne noblesse de Paris. Son père était receveur général de l’apanage du comte d’Artois, du Poitou et de l’Angoumois. Sa mère, Mlle Chastelain, issue d’une famille parlementaire fort riche, avait pour oncle M. de Saint Waast, administrateur général des domaines de la couronne.

 

En mai 1800, il s’unit à une jeune veuve, Mme de Chemilly qui lui apporte en dot le grand domaine de Bourneville dans l’Oise. Il l’exploitera de 1800 à 1830.

 

D’emblée, il détesta la Révolution, non pas seulement parce qu’elle lui ôtait ses places et son patrimoine, mais parce qu’il était aristocrate d’instinct. L’aristocratie, écrit-il, était chez lui « un élément indélébile, fondu et infiltré dans la moelle de ses os »; et, du premier coup d’œil, il discerna ce qu’il y avait, comme il s’exprime encore, de rouge et de noir derrière la gaze de cette Révolution qui s’annonçait si belle. Ses cheveux se hérissent lorsqu’il aperçoit, dans le salon de sa mère, un buste de Lafayette, et, si Mme de Frénilly lui dit que la Révolution est un enfant qui commet des sottises, mais qui deviendra homme, « ma mère, répond-il, il deviendra monstre.

 

Il croyait à la durée de l’Empire, la naissance du roi de Rome lui semblait consolider la dynastie nouvelle, et, lorsque, au 20 mars 1814, il comptait anxieusement les coups de canon, le vingt-deuxième l’assommait presque : Napoléon avait un fils, et ce coup de canon tuait la race des Bourbons.


Mais Napoléon n’était-il pas le fléau de l’Europe? Ne faisait-il pas de la France - disait Frénilly ce qu’était l’Italie sous Néron et Domitien, une nation esclave au logis et maîtresse au dehors? Selon Frenilly, les vrais patriotes ne devaient aspirer qu’à la chute de Napoléon. L’invasion des coalisés était certes une calamité; mais elle venait anéantir une calamité plus grande encore : leur triomphe délivrait le pays, et qui aimait la France devait souhaiter qu’elle fût, coûte que coûte, arrachée au joug de ce Corse, de ce « parvenu étranger, et rendue à ses légitimes souverains.


Il accueillit donc le retour des Bourbons avec enthousiasme. Aux Cent-Jours, il refusa de rester en Franco et résolut de gagner Gand par l’Angleterre. Après les Cent-Jours, il se jeta dans la politique. »  

 

Source : Extrait de la préface du livre SOUVENIRS DU BARON DE FRENILLY

 

 

Puis en 1819, et c’est ce qui nous intéresse ici, il pense à marier sa fille Claire.

 

La rédaction des ses mémoires, beaucoup plus tard, nous laisse un témoignage précis de ce mariage, écrit d’une plume aiguisée et acerbe, ou il n’hésite pas à régler quelques comptes. Frénilly n’aimait pas Louis XVI, pas plus que Louis XVIII. D’ailleurs, ce dernier le sait et l’appelle parfois « Monsieur de Frénésie » pour le railler.

 

Le récit est irremplaçable pour comprendre  les usages et états d’esprit de la noblesse face au choix d’une union. Et puis, l’heureux élu est Epincellois !

 

 

« On commença cet hiver à s’occuper davantage de Claire qui touchait à ses dix-huit ans et bornait encore ses joies du monde à dessiner et à jouer du piano. Plusieurs partis nous furent offerts. Après. M. de Pradel que ma femme avait éludé au grand regret de la duchesse de Rohan vint un des quatre frères de Villeneuve-Bargemon (l’ainé, je crois), tous d’antique et illustre race provençale, tous beaux, bons et estimés (tous les quatre ont été préfets). Mais il y avait là trop peu de fortune; je n’étais pas assez riche pour que mes enfants pussent s’en passer en mariage.
Le troisième fut M. de Sinety, dont j’avais connu le père dans ma jeunesse, comme homme de condition. Il était fils unique, mieux partagé de fortune, mais sec, efflanqué, d’une santé douteuse et affublé d’un père devenu fort étrange. Nous étions peut-être trop difficiles.

J’oubliais, entre quelques autres, le fils de notre bonne et aimable voisine de Maucreux, le vicomte de Chézelles, frère de la comtesse de Lubersac. Cette union, proposée plus d’un an auparavant, était ardemment désirée par sa mère et sa sœur, et au premier coup d’œil elle nous avait beaucoup souri. La fortune était grande, le jeune homme excellent sujet et bien tourné, mais les jeunes gens ne semblèrent pas se convenir.


Enfin, la bonne d’Esquelbeeq vint nous offrir un mari qu’elle avait en vain voulu prendre pour sa nièce de Brion. (Les Brion étaient fort bons, mais la fille était une arête inquiétante, et le père, le plus lourd et le plus fatigant des hommes d’honneur.) Ce mari avait rencontré ma fille dans le monde et elle lui plaisait fort; c’était le jeune Camille de Pimodan, capitaine de cavalerie, d’une charmante figure, d’une tournure élégante, bon sujet et le meilleur fils du comte de Pimodan, maréchal de camp, jadis gentilhomme d’honneur de Monsieur, et de Mlle de Pons, dame de Madame. Cette famille, excellente par elle-même, tenait des deux côtés à ce qu’il y avait de mieux en France, Brissac, Choiseul, etc., et leur fils unique, rassemblant un jour les débris de leur émigration, devait avoir une fortune fort honnête. Tout paraissait convenir. Le comte de Pimodan vint rondement chez moi avec l’état de sa fortune, j’y répondis rondement par l’état de la mienne, et, en une demie heure, le mariage fut conclu, à la condition de laisser aux jeunes gens le temps de mieux se connaitre. La comtesse de Pimodan, petite vieille pleine d’esprit, d’un peu de malice et de quelque originalité, était fille du marquis de Pons, de son vivant cordon bleu, ambassadeur en Suède, digne représentant de cette vieille famille de Pons qu’on appelait les rois de la Guyenne . Elle idolâtrait son fils; elle était, pour lui, restée à Paris tandis que sa famille émigrait; elle avait vécu et jeûné pour lui jusqu’à faire de sa main son linge et ses habits, et ce fils, devenu homme, payait ce dévouement maternel d’une adoration qui avait préservé sa santé, sa conduite et sa fortune. Son père, brave et digne militaire d’ une des premières maisons de l’Est, fort bon et assez aimable homme, mais un peu égoïste, un peu faible, assez mobile et fort jaloux de sa liberté, avait secoué de bonne heure le joug de sa petite femme et vivait de loin en bonne intelligence avec elle. Il n’avait qu’un frère, bien autrement original que lui, et que je retrouverai par la suite. Quant à la comtesse, elle avait deux frères et une sœur:
Frédéric de Pons, très beau et bon homme qui vivait garçon dans ce qu’on appelait jadis une liaison respectable avec la comtesse Grabowska, née Béthisy, et l’amie intime de Mme d’Esquelbecq, un peu ruinée, fort galante, et dont il avait épousé à ses frais le mari et les enfants; Helye de Pons, original, rempli d’honneur, de dévotion et de vertu, plein de goût pour les arts, raisonneur systématique et tortu autant qu’un homme d’esprit peut l’être, mari par amour d’une demoiselle de Fontenu autrefois charmante, encore agréable, mère d’une petite fille unique, rousse comme Judas et sur le tout bonne personne, courtoise, mignarde et complimenteuse. J’ai gardé pour la dernière la sœur de la petite comtesse, filme du Bois de La Mothe, qui était le saint Christophe de cette naine. Elle avait épousé à treize ans le comte du Bois de La Mothe qui en avait quinze. Le mariage devait se consommer à dix sept et vingt. En attendant, le marquis de Pons emmena sa fille dans son ambassade de Suède, où l’air de Stockholm lui fut si profitable qu’elle en revint géante; tout Paris l’a vue, car elle se voyait de loin et on en montra de moins grandes à la foire. Son mari, qui avait beaucoup moins profité, fut étrangement surpris de se trouver une femme dont il atteignait à peine les épaules. II ne put pousser la politesse plus loin que de lui faire un fils; après quoi ils vécurent comme chien et chat, chose que je n’entends toutefois que de lui, car c’était le plus méchant petit homme de la Bretagne, et la pauvre femme, avec ses cinq pieds dix pouces, et ses moustaches, qui était fort belles, avait la douceur et la patience des anges. C’est de lui qu’on a dit qu’il montait sur une chaise pour la battre. Fort riche, avare et jamais émigré, il mangeait la fortune de sa femme en Bretagne et la laissait à Paris, où elle était généralement respectée pour son malheur, sa résignation et sa haute Piété: Elle avança notre mariage en s’adressant pour nous bien connaitre a Mme de Damas, qui, dans l’exaltation de son amitié, nous plaçait fort près du troisième ciel.
Enfin, les jeunes gens se convinrent de plus en plus. Claire, fort caressée par une aimable famille, entrevit un avenir riant et heureux. Son mariage fut arrêté pour les premiers jours de juillet, et, après que l’hiver se fut passé en galanteries et en préparatifs de trousseau et de corbeille, nous retournâmes dans le courant de mai à la campagne après avoir signé le contrat.
Au mois de juin, les visites abondèrent, car le bonheur a un aimant. Nous eûmes, outre Camille et son père, filmes de Damas et de Chastellux, les comtesses Charles de Damas et César de Chastellux, Tourolle, son gendre et sa fille qu’il venait de ramener de Nice mieux portante.
Le 26 juin, je quittai tout ce beau monde pour aller avec Camille faire signer notre contrat à la famille royale. Cette cérémonie eut lieu le 4 juillet. Le roi ne dit pas un mot à son ancien gentilhomme, pas un mot à moi dont il connaissait les ouvrages et les principes féroces (4). Toute son allocution royale, adressée circulairement à la cantonade, se renferma dans sa rubrique accoutumée qu’il nous jeta les yeux en l’air et de sa voix argentine et accentuée :

«  A quand la noce? » ; du duc et de la duchesse d’Angoulême, pas un mot non plus; de lui, par manque de savoir-dire, et d’elle, par manque de savoir-vivre dont elle a toujours été fort dépourvue. De Monsieur, grâces, bontés et jusqu’à des louanges. Le reste était le duc de Berry qui fut fort bien, la duchesse qui fut fort gauche; enfin, les ducs d’Orléans et de Bourbon.
Quitte de cette corvée qu’il fallait bien faire en personne, je retournai a Bourneville prendre ma femme et mes enfants; car il avait fallu céder aux instances de Mme du Bois de la Mothe dont la santé fort altérée ne permettait pas un voyage.
Le mariage se fit le 6 juillet à l’Assomption.

 

Je craignais que la famille du marié ne demandât tout au moins quelque évêque pour célébrant, mais elle se contenta avec joie de mon bon abbé Séguret, dont je tenais la bénédiction bien meilleure que celle de tous les dignitaires de l’église.
Les témoins de ma fille furent le comte Chartes de Damas et le marquis de Biencourt, mon ancien ami. Ceux de Camille furent son cousin Timoléon, duc de Brissac, bon petit homme pédant et bossu, et le baron de Glandevès (4), grand viveur et gouverneur du château des Tuileries. Comme nous voulions dîner à Boumeville, tout fut en poste : messe à 9 heures, déjeuner de noce chez moi à 9 heures et demie, départ à 11 , et arrivée à Bourneville à 6 heures avec les Pimodan.
Nous y trouvâmes tout en gala et en joie, la municipalité aux frontières, mon peuple dans l’avenue, les pétards, les banquets, des guirlandes, etc. Malgré la révolution, les paysans sont encore si contents d’avoir un seigneur qu’il faut croire que la féodalité avait son beau côte; et puis notre règne était paternel et la moitie de la génération était née sous notre empire.
Le lendemain, Emmanuel de Brissac, autre cousin de mon gendre, vint passer la journée avec nous. Il y eut illumination du château et du parc, musique, bal, foire, tonneaux défoncés, tout le pays et un temps admirable. Cela fut charmant [ ]. »

 

Source : SOUVENIRS DU BARON DE FRENILLY, Pair de France, 1768-1828

                Par Arthur CHUQUET – Librairie PLON, Paris 1909

 

 

 

Puis ci-dessous, le contrat de mariage, « corvée » dont s’est acquitté le Baron devant la famille royale :

 

Mariage de Camille Louis Charles de La ValléeRarécourt, marquis de Pimodan

et d'Alexandrine-Claire-Simplicie de Frénilly.

 

Signé par le Roi Louis XVIII et les Enfants de France.

 

Pardevant Me Jean Louis Beaudesson et son collègue, notaires royaux à Paris, soussignés,

 

Furent présents

M. Camille Louis Charles de La Vallée Rarécourt, marquis de Pimodan, chevalier

de l'ordre royal de la Légion d'Honneur, capitaine du corps royal d'Etat-major, aide-de-camp de M. le duc de Guiche, demeurant à Paris rue Neuve Saint-Augustin n° 39, Majeur, fils de M. Charles Louis Honoré de La Vallée Rarécourt, comte de Pimodan, ancien aide-de-camp du Roi, maréchal de ses camps et armées, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, et de Madame Pauline Emilie de Pons, comtesse de Pimodan, son épouse, dame du palais de la Reine, ci-après intervenants,

 

Stipulant et contractant pour lui et en son nom, du consentement des sieur et dame ses père et mère, d'une part.

 

M. le comte et Madame la comtesse de Pimodan, père et mère sus-nommés, demeurant ordinairement en leurs terre et château d'Echénay, arrondissement de Vassy, département de la Haute-Marne, et logés à Paris rue Neuve Saint-Augustin n° 39, stipulant en leur nom personnel, Madame la comtesse de Pimodan sous l'autorisation de son mari, tant à cause du consentement qu'ils donnent au sieur de Pimodan, leur fils, à l'effet des présentes, qu'en raison de la dot qu'ils lui constitueront ci-après.

M. le comte et Madame la comtesse de Pimodan, père et mère, aussi d'une part.

 

M. Auguste-François Fauveau de Frénilly, propriétaire, et Madame Alexandrine Louise Pierrette Mullon de Saint Preux, son épouse, qu'il autorise, demeurant ordinairement en leur terre et château de Bourneville, arrondissement de Senlis, département de l'Oise, logés à Paris rue du Marché d'Aguesseau n° 1er,

Stipulant et contractant en leur nom personnel, à cause de l'autorisation qu'ils donnent à Mademoiselle de Frénilly, leur fille ci-après nommée, à l'effet des présentes, et de la constitution dotale qu'ils lui feront ci-après.

M. et Madame de Frénilly, d'autre part.

 

Et Mademoiselle Alexandrine Claire Simplicie de Frénilly, demeurant avec les sieur et dame ses père et mère, Fille mineure de M. et Madame de Frénilly, stipulant et contractant pour elle et en son nom, de l'agrément et avec l'autorisation de mes sieur et dame de Frénilly,

ses père et mère.

Mademoiselle de Frénilly aussi d'autre part.

 

Lesquels, en présence et de l'agrément de très haut, très puissant et très excellent prince Sa Majesté Louis-Stanislas-Xavier, Roi de France et de Navarre, de Son Altesse Royale Monsieur, comte d'Artois, frère du Roi, de Son Altesse Royale Madame, duchesse d'Angoulême, de Monseigneur Louis-Antoine duc d'Angoulême, de Son Altesse Royale Monseigneur Charles-Ferdinand duc de Berry, et de Son Altesse Royale Madame Marie-Caroline duchesse de Berry, de Son Altesse Sérénissime Monsieur Louis Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, de Son Altesse Madame Marie-Amélie duchesse d'Orléans, de Son Altesse Mademoiselle Eugène-Adélaïde-Louise d'Orléans, Et de Son Altesse Madame Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse douairière d'Orléans,

 

Et en présence de leurs parents et amis ci-après nommés, savoir,

 

Du côté du futur :

Madame Marie-Félicité de Pons, épouse de M. Emmanuel-Paul-Vincent marquis Dubois de La Motte, tante;

M. Adélaïde-Rosalie-Élie-Frédéric, marquis de Pons, oncle;

M. Augustin-Marie-Paul-Pétronille-Timoléon de Cossé, duc de Brissac, pair de

France, cousin issu de germain;

M. Désiré-Emmanuel-Délie-Louis-Michel-Timoléon de Cossé, comte de Brissac,

gentilhomme d'honneur de Monseigneur le duc de Berri, cousin issu de germain,

et Madame Anne-Charlotte-Marie-Henriette de Montmorency, comtesse de Brissac, son épouse ;

Madame Anne-Françoise de Gluzel, comtesse de Cossé, cousine issue de germain;

M. le marquis de Cossé;

M. Armand-Auguste de Malestroit de Bruc, cousin issu de germain, et Madame

de Brissac, marquise de Malestroit de Bruc, son épouse;

M. Alexandre-Marie-Charles, comte de Nantouillet, lieutenant général des armées du Roi, premier écuyer de Monseigneur le duc de Berri, grand croix de l'ordre royal de Saint Louis, cousin issu de germain, et Madame Jeanne-Madeleine-Louise-Georgette Galet de Mondragon, comtesse de Nantouillet, son épouse ;

M. . . . , vicomte de Pons, et Madame .... de Fontenu,

vicomtesse de Pons, son épouse;

M. le comte de Marcieux;

 

Et du côté de la future :

 

M. Pierre-René Mullon de Saint Preux, ayeul maternel;

M. Christian René-Olivier Fauveau de Frénilly, frère;

M. Pierre-Michel Fortier, propriétaire;

M. le chevalier Alissan de Ghazet, cousin germain;

Et M. Denis-François-Domitien de Thésigny, cousin germain,

 

Ont arrêté ainsi qu'il suit les clauses et conditions civiles du mariage projeté et convenu entre M. le marquis de Pimodan fils et Mademoiselle de Frénilly, dont la célébration aura incessamment lieu, etc.

 

Fait et passé à Paris, savoir,

A l'égard de Sa Majesté Louis Dix-Huit, au château des Tuileries;

A l'égard de Son Altesse Royale le comte d'Artois, de leurs Altesses Royales Monseigneur le Duc et Madame la Duchesse d'Angoulême, aussi au château des Tuileries;

A l'égard de leurs Altesses Royales Monseigneur le Duc et Madame la Duchesse de Berry, au palais de l'Élysée-Bourbon ;

A l'égard des parties, en la demeure de M. et Madame de Frénilly, et pour les parents et amis en leurs hôtels et demeures respectifs,

l'an mil huit cent dix neuf, le trente un mai,

Et, lecture à eux faite, les comparants ont signé avec les notaires.

 

(Signé :)

LOUIS.

CHARLES PHILIPPE.

MARIE THÉRÈSE.

Louis ANTOINE.

CHARLE FSERDINAND.

MARIE CAROLINE.

LOUIS PHILIPPE D'ORLÉANS.

MARIE AMÉLIE.

EUGÈNE ADÉLAÏDE LOUISE D'ORLÉANS.

LOUISE MARIE ADÉLAÏDE DE BOURBON.

Mis DE PIMODAN .A. C. S. DEFRÉNILLY.

A. L. P. MULLODNE St PREUX. FAUVEAU DE FRÉNILLY.

etc. etc. et en fin :

TRURERT. BEAUDESSON.

(Extrait des minutes de Me Mouchent, Notaire à Paris, 57 rue du Faubourg-Montmartre.)

 

Source : Titres de la maison de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, vérifiés en 1766, par M. de Beaujon, généalogiste des Ordres du roi, avec continuation jusqu'à nos jours par Alphonse Roserot,.... 1903.

 

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