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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

Articles avec #solidarite et generosite a echenay tag

GENEROSITES PRODIGUEES PAR DES DAMES D’ECHENAY A LA FABRIQUE ET AUX SŒURS DE LA PROVIDENCE DUDIT ECHENAY - 1862

10 Juin 2012 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Solidarité et Générosité à Echenay

Au moment ou l’église d’Echenay doit être prochainement restaurée (appels d’offres en cours), on découvre que d’autres personnes s’en sont déjà préoccupées il y a 150 ans, sur leurs propres deniers !

Sans oublier l’instruction des jeunes filles pauvres de la paroisse !...

 

Décrets Impériaux (contresignés par le ministre de l'instruction publique et des cultes) qui autorisent l'acceptation des libéralités désignées ci-après, savoir:

 

Legs faits à la fabrique d'Echenay (Haute-Marne) :

 

1° par la demoiselle Harmand, une somme de deux mille cinq cents francs, à charge de services religieux et pour l'église;

2° par la dame veuve Rarecourt de la Vallée de Pimodan, mille francs, pour les réparations de l'église.

 

Legs laits à la congrégation des soeurs de la Providence existant à Langres (Haute-Marne), au profil des sœurs du même ordre établies à Echenay, conjointement avec cette commune:

 

1° par ladite demoiselle Harmand, une somme de dix mille francs;

2° par la dame veuve Lemoine, une somme de dix mille francs;

3° par ladite dame veuve Rarecourt de la Vallée de Pimodan, une somme de trois mille francs, sous la condition que ces libéralités serviront exclusivement à l'instruction gratuite des jeunes filles pauvres dans l'école tenue à Échenay par les sœurs de la Providence.

 

 Legs de deux cents francs fait par ladite dame veuve Rarecourt de la Vallée de Pimodan à la fabrique de Sailly (Haute-Marne) et à la commune d'Aingoulaincourt, au profit de l'église de cette dernière commune, qui dépend de la succursale de Sailly.

 (Compiègne, 30 Novembre 1862)

 

Sources : Bulletin des Lois – Partie supplémentaire N°952Janvier-Ecot-la-combe-050.jpg

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TESTAMENT DE CHARLES-HERVE DE PIMODAN - 1734

15 Mars 2012 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Solidarité et Générosité à Echenay

Débutant par une formule bien connue des généalogistes, Charles Hervé de la Vallée de Pimodan écrit son testament le 30 Mars 1734.

Par cet acte, somme toute anodin, il prouve son attachement à Echenay, comme l’avait fait son père avant lui, et n’oublie pas les Epincellois.

Il est à noter que l’acquisition d’Echenay par les Pimodan ne s’est faite qu’en 1680, soit peu de temps auparavant.

 

 

30 mars 1734, Echenay.

Testament de Charles-Hervé de La Vallée de Pimodan.

 

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, ainsi soit-il.

Je soussigné, Charles-Hervé de La Vallée Pimodan, considérant que rien n'est plus certain que la nécessité de mourir et que rien n'est moins assuré que l'heure de la mort, et ne voulant pas en être prévenu sans avoir marqué ce que je désire être exécuté après mon décès, j'ai fait le présent testament, écrit de ma main et signé par moi.

 

Je recommande mon âme à Dieu, etc.

Je donne aux sœurs Collettes de la ville de Metz la somme de cent livres, et prie mes enfants de leur continuer tous les ans la petite charité que je leur faisois toujours.

Je donne aux pères Capucins de Joinville une somme de cinquante livres et pareille somme aux pères Récollets de Gondrecourt.

J'ordonne qu'il soit dit trois cens messes après mon décès, etc.

Je donne à la paroisse d'Echenay une somme de cent livres, qui sera placée par M. le curé, de concert avec mes enfants, à condition que l'on fera tous les ans un service dans la ditte paroisse pour le repos de mon âme et de ma famille.

J'ordonne à mes enfants d'exécuter très exactement les volontés de feu mon père au sujet des quatre mille livres qu'il a laissés par son testament aux pauvres de la terre d'Echenay, pour leur distribuer tous les ans la rente de cette somme, que je leur enjoins de placer, en cas que je ne l'aye pas fait avant mon décès.

Et comme feu mon père, par son même testament, a donné à la chapelle d'Echenay une somme de quinze cent livres, à la condition que le chapelain dirait une messe d'augmentation par semaine, pour le repos de son ame et de celles de sa famille ; désirant suivre son exemple et contribuer à la fondation de la dite chapelle et exécuter ses volontés, je déclare que la ferme des Écrues, située au ban et finage de Pencey, que j'ai achetée de feu M. de Balida, a été dans le dessein de la donner à la ditte chapelle, lui donnant par ce même testament, quoique la ditte ferme vaille beaucoup plus que les quinze cent livres que feu mon père lui a laissé, afin que le chapelain aye de quoi vivre, honnêtement (1).

 

J'ordonne à mes enfants de faire faire un épitaphe à feu mon père dans la chapelle de la famille à la paroisse Saint Amant, à Toul, dans lequel épitaphe ils pourront faire mention de moi.

 

Et pour le surplus de mes biens je nomme et institue pour mes héritiers mes deux fils Charles-Joseph et Jean-Nicolas, aux quels je laisse mes biens suivant la disposition que j'en ferai ci après, savoir, à mon fils Charles-Joseph ma terre d'Echenay et Vaudeville, avec touttes leurs appartenances et dépendances, même touttes les acquisitions que j'ai faittes aux environs, consistantes en partie de la seigneurie de Pensey et de Soulaincourt, avec tous les meubles qui en sont tant au château d'Echenay qu'à Toul dans la maison où j'habite présentement; et comme feu mon père m'avoit substitué la moitié de la ditte terre d'Echenay et que cette moitié devoit lui appartenir après ma mort, je lui substitue encore l'autre moitié dont je peux disposer à l'aîné de ses enfans mâles, et, en cas qu'il vienne à mourir sans enfans, je la substitue à son frère Jean-Nicolas et à l'aîné de ses enfans. Je lui donne en outre ma charge de bailly de Toul, avec le gagnage que j'ai au faubourg de Saint-Epvre, et générallement tout ce que je puis avoir à Toul et aux environs.

 

Et à l'égard de mon fils Jean-Nicolas je lui donne ma terre de Buxières et Froncles. Je charge son frère Charles-Joseph d'acquitter tout ce qui en sera dû au jour de mon décès. Je charge en outre mon fils Charles-Joseph de donner à son frère Jean-Nicolas vingt cinq mille livres, pour le bien qui peut lui revenir de Madame sa mère.

 

Je donne encore à mon fils Jean-Nicolas [les livres] qui sont tant à Toul qu'à Echenay, lesquels, pour la plupart, viennent de mon grand oncle M. de La Vallée évêque de Toul.

Outre les quatre mille livres que feu mon père a laissés aux pauvres de la terre d'Echenay, je leur donne encore quatre autres mille livres que mes enfants placeront en biens fonds, pour le revenu en être distribué aux pauvres de la dite terre tous les ans.

Si cependant mes enfants trouvoient à propos et pour le mieux d'établir à Echenay deux soeurs de la Charité ou de S' Charles, pour soulager les pauvres malades, ils pourront convertir ces deux sommes et les destiner à cet établissement que je crois nécessaire et utile, etc.

Je prie Monsieur le comte de Ghoiseul-Beaupré de vouloir bien être exécuteur de ce mien testament, le nommant à cet effet et le priant d'en vouloir prendre la peine.

 

Fait à Echenay le trente mars mil sept cent trente quatre. Signé : La Vallée Pimodan.

 

 

(1)Toutes les fondations d'Echenay ont été perdues à la Révolution.

 

(Archives Pimodan. Copie sur papier, signée de ses petits-enfants, et du curé d'Echenay, le20juillet 1782.)

 

Source : Titres de la maison de Rarécourt de La Vallée de Pimodan par Alphonse Roserot -  Paris – Librairie Plon - 1903

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LES SOEURS DE LA PROVIDENCE A ECHENAY - XIXe SIECLE

16 Novembre 2011 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Solidarité et Générosité à Echenay

Au XIXe siècle, après la Révolution, les années de guerre de l’Empire, et suite au début de l’ère industrielle, le pays prend véritablement conscience de la difficulté des temps pour certains et différents moyens de solidarité se mettent en œuvre.

Les religieux (entre autres), ont reconquis la place qu’ils avaient perdu par la Révolution Française. Ils ont repris leurs missions d’éducation et de soutien aux déshérités.

 

Ainsi à Echenay, s’installent les Sœurs de la Providence :

 

SOINS DES MALADES A DOMICILE

 

Maison des Sœurs de la Providence (de Langres), à Langres. —

Fondée en 1802 —Autorisée en 1827—Soigne et garde gratuitement les malades indigents.

 

Religieuses du même ordre, remplissant le même office à :

 

Aprey, Auberive, Autreville, Audeloncourl, Baissey,Bannes,

Beltaincourl, Bienville,  Rrachay, Brennes, Brousseva, Bologne,

Bourg-Sainle-Marie,  Bussières, Ceffonds, Cohons, Créancey, Coublanc,

Chezeaux, Chassigny, Çirfontaine, Chaumont, Cusey, Coi/fy le-

Haut, Chamouilley, Courcelles- Val d'Esnous, Corgimon, Chauflour, Chalindrey,  Donnemarie, Doulaincourt, Echenay, Eclaron, (etc…)

.

Maisons des Sœurs de Saint-Charles, à Saint-Dizier, Joinville, Vassy et Bourbonne.

 

Source : La France Charitable et Prévoyante – Paris – Librairie Plon – 1896

 

La congrégation a été fondée en 1802 par le Père Edme Leclerc (1751-1816), prêtre du diocèse de Langres et par Jeanne Roger, une langroise qui resta laïque.

A la fin de la Révolution française,  prenant conscience de la misère matérielle et spirituelle du temps, le Père Leclerc forme le projet de fonder une Congrégation de Sœurs destinée à l’évangélisation des plus pauvres et à l’éducation des enfants du peuple dans les campagnes.

Durant un siècle, des communautés de 2 ou 3 sœurs s’implantent dans de nombreux villages de Haute Marne et des départements environnants. Les sœurs vivent simplement, souvent très pauvrement, au milieu des gens, faisant la classe et répondant aux besoins du moment...

 

 

Début du 20ème siècle, séparation de l’Eglise et de l’état : ce sera par exemple, 80 petites écoles qui fermeront le même jour et des Sœurs partiront en Suisse dans le canton de Fribourg. De nombreuses sœurs se sécularisent pour pouvoir continuer leur mission d’éducation dans les écoles. La congrégation s’oriente de plus en plus vers les soins aux malades, aux personnes âgées et vers des services divers en paroisse.

 

Source : http://www.catholique-hautemarne.cef.fr/

 

 

On notera avec dépit, que deux siècles plus tard, les choses n’ont pas vraiment évolué et que la nécessité d’aider est toujours aussi actuelle.

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