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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

UN PIMODAN PEUT EN CACHER UN AUTRE - 1866 -

15 Septembre 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #General de Pimodan

Les recherches sur un village et ses habitants amènent souvent à des découvertes étonnantes.

Qui pourrait penser qu’un Epincellois avait donné son nom à un modèle de corsage féminin ?

Certes, l’homme est célèbre : il s’agit du Général de Pimodan. Mais de là à entrer dans le glossaire de la mode, il y a un pas. 

Cette « trouvaille » peu banale prend sa source dans un article de presse daté de 1866: 

« La Presse » dit que le prince et la princesse de Metternich étaient avant-hier au soir au Cirque de l'impératrice, et qu'on a beaucoup remarqué et commenté la toilette de l’ambassadrice d'Autriche, toilette consistant en une jupe de soie grise et un corsage écarlate à manches, « si communément appelé un Garibaldi ».

Notre confrère ignore peut-être, ajoute « la Liberté », que, dans un certain monde, le Garibaldi s'appelle un Pimodan, en l'honneur du général pontifical tué à Castelfidardo, en 1860, et qui avait été Lieutenant-colonel d'un régiment autrichien.

Ainsi tombent naturellement les commentaires auxquels a pu donner lieu le corsage écarlate de l'ambassadrice d'Autriche. 

Source : Journal « Mémorial des Pyrénées » – Mardi 12 juin 1866 

Le prince Metternich dont il est question n’est pas le célèbre Metternich du 1er Empire mais son fils, lui aussi Ambassadeur d’Autriche à Paris. Son épouse, Pauline de Metternich, exercera durant dix ans, de 1860 à 1870, un empire absolu sur la vie mondaine et musicale du Tout-Paris du Second Empire. Intime de Napoléon III et d'Eugénie, elle est de tous les spectacles de la capitale, des soirées à l'Opéra au café-concert, des bals masqués des Tuileries. 

Mais reprenons le fil de ce sujet. 

Ainsi donc, un « Garibaldi » est un « Pimodan » !! … Curieux raccourci de l’histoire !

Mais d’abord, pourquoi un « Garibaldi » ? 

La visite de Garibaldi en Angleterre en 1863 a lancé la mode de la blouse, nommée d'après lui. La blouse Garibaldi, ou la chemise, portée durant les années 1860 à la place du corsage, était en mérinos écarlate tressé de noir avec des épaulettes et des manches longues, surplombait la jupe, les deux étant délimitées par une ceinture. 

Les blouses étaient souvent portées sous une veste zouave, basée sur le costume des troupes zouaves algériennes durant les guerres italiennes de 1859. Faites de soie, de velours ou de tissus, elles s'arrêtaient généralement juste au-dessus de la taille avec le col arrondi.  

Source : site net « ad-nox.forum-actif.net/t2494-les-habits-bourgeois-de-l-epoque » 

Pour s’en faire une idée plus précise, voici une autre définition proposée sur un intéressant site : 

Garibaldi : ample corsage de couleur rouge inspiré par la chemise des partisans de Garibaldi, à la mode en 1862. 

Source : site net « alaintruong.com/archives/ » - Sous l’empire des crinolines - 

La mode française s’empare du « Garibaldi » et le nomme « Pimodan », en référence à sa couleur rouge et à la fin tragique de Pimodan.

 

Les « Camicie rosse » étaient devenues des « Garibaldi » en changeant de sexe puis des « Pimodan » en arrivant en France. Vu la célébrité du général en cette fin de XIX éme, on comprend mieux le détournement de nom.  

Un mot encore pour préciser un autre élément de l’article :  

Le cirque de l’Impératrice, aussi appelé cirque d’été, pendant du fameux cirque d’hiver, était situé sur les Champs Elysées. Il fonctionnait du 1er mai au 1er septembre. Magnifique bâtiment, il fut démoli vers 1900.

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