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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

UN LORRAIN POUR UN LORRAIN - 1898

8 Mai 2013 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Gabriel de Pimodan

Dans sa rubrique du 22 juillet 1899, le Journal de Genève annonce la sortie des Poésies de Pimodan,  chez Léon Vannier, avec des illustrations d’Henri Baudot.
Le journaliste, qui signe  L.D, après avoir commencé sa critique de façon relativement flatteuse,  « lâche soudain les chiens ». La critique est acerbe. C’est son droit !  
poesies g pimodan suisse
 
 Mais ce qui motive mon article n’est pas là. C’est plutôt le choix de l’illustrateur.
 
« Edouard-Louis Henry est né à Nancy en 1871 de Charles-Jean-Baptiste Henry et de Marie-Charlotte Baudot. On voit par là que cet artiste connu ultérieurement sous les deux patronymes accolés d’Henry et de Baudot se nommait en réalité - selon les règles d’état-civil en vigueur à cette époque - du seul nom d’Henry.
  
Bien que nous n’ayons aucun renseignement précis sur les premières années du peintre, il est clair que le jeune garçon, qui ne compte aucun ascendant lié au monde de l’art, fut marqué peu ou prou par l’effervescence créatrice qui caractérisait la capitale de la Lorraine avant 1914.
  
On peut supposer que parmi ses professeurs d’art plastique au collège se trouvèrent des hommes en mesure d’éveiller chez ce fils unique et choyé le goût pour la peinture et le dessin. N’oublions pas non plus que depuis 1871, conséquence de l’annexion de la région par l’empire allemand, la ville de Stanislas Leczinsky, demeurée française, affirmait hautement son identité sous le double signe du patriotisme - voire d’un nationalisme sourcilleux - et de l’élaboration d’un art original, à la faveur d’une heureuse rencontre entre des peintres, des décorateurs, des ébénistes, des verriers, des ornemanistes et des industriels qui donneront toutes leurs lettres de noblesse à l’école de Nancy. ( )
  
Nous connaissons très mal la production artistique du peintre avant son admission à la SNBA (ndlr : Société des Beaux-Arts), mais il est loisible de penser qu’une partie de son travail d’alors est consacrée à la célébration des charmes de la campagne lorraine, ce qui conduira notre peintre à illustrer en 1898 les sonnets de Pimodan, œuvre du duc de Rarécourt, d’un patriotisme fervent, dont une partie est dévolue aux incomparables beautés des environs de Toul ! »
  
Source : Catalogue de la vente « ATELIER Edouard-Louis HENRY-BAUDOT (1871-1953) », organisé par Mr  T.de  MAIGRET, commissaire-priseur, hôtel Drouot, le 14 décembre 2012
  
Le choix de l’illustrateur par G de Pimodan n’est donc vraisemblablement pas un hasard.
Imprégné de Lorraine, il choisit un Lorrain pour son ouvrage. C’est aller au bout de ses idées.
Le critique n’a certainement pas perçu cet aspect de la personnalité de Pimodan.
 
  
 
 
 
 

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