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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

LE GRENADIER DE L'EMPEREUR - ECHENAY-1808

4 Janvier 2015 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Ceux d'Echenay...

Assaut-de-Saragosse.JPG                                                            Assaut de Saragosse - parJanuary Schudolski (Wikipédia)

 

Depuis le début d’Août 1808, tout n’est que poussière, fusillades, cris et invectives dans une odeur de poudre à canon.

Les remparts de Saragosse (Espagne) tremblent sous les assauts répétés du 14eme de ligne. La canonnade ne cesse jamais. Mais ces diables de paysans espagnols, enfermés dans la ville, ne faiblissent pas !

 

Uniforme grenadier manufacturesdelagrandearmee                                                                           

 Uniforme du 14eme de ligne

 

Du côté  Français, un grand sergent  d’un mètre quatre-vingt-neuf aux yeux bleus rend coup pour coup. Son uniforme bleu à col et manchettes rouges avec son plastron blanc est trempé de sueur.

Soudain, le plastron blanc se teinte de rouge et l’homme s’écroule. Au plus fort des combats, François Pitois, grenadier de l’Empereur, vient d’être touché.

 

Naissance-Francois-Pitois.JPG

 

Né le 14 aout 1780 à Echenay de Claude Germain Pitois et Marie Anne Rémi, ses parents s’étaient mariés au village l’année précédant sa naissance, le 18 mai 1779.

Bercé dans un premier temps par la Révolution, le jeune maçon d’Echenay a suivi l’ascension du « Petit Caporal » devenu Empereur et a rejoint l’armée le 7 ventôse de l’an XI (25 février 1803) en tant que grenadier. Il a intégré le 1er Bataillon du 14eme Régiment de ligne sous le matricule 73. 

Depuis cette date, François a participé à toutes les campagnes de Napoléon, grimpant lentement les échelons : Caporal le 27 septembre 1806 puis sergent le 14 mai 1808. S’il n’a pas eu la progression fulgurante de certains soldats de l’Empire, au moins a-t-il vu du pays !...

 

Pitois francois Carnet militaire

 

Mais ce 4 août 1808, dans la fureur de Saragosse, il est à terre, dans son sang, et blessé.

Evacué au terme d’un long voyage de 45 lieues (180 kms) dans  «Dieu sait quelles conditions», il rejoint l’hôpital Royal temporaire de Pampelune.

Le mois d’Août se passe sans qu’aucune amélioration de santé ne survienne.

Après avoir sillonné l’Europe, à bout de force, François Pitois s’éteint à l’hôpital Royal temporaire de Pampelune le 16 septembre 1808, à près de 300 lieues d’Echenay. Il venait d’avoir 28 ans.

Le 5 juillet 1809, presque un an après l’affrontement où François a perdu la vie, le ministère de la guerre adresse son avis de décès au maire d’Echenay. Celui-ci l’enregistre le 16 juillet.

 

Soldat-echenay-pampelune.JPG

 

Fallait-il mourir sous le soleil espagnol ?... L’histoire dira que non !...

Le siège de Saragosse, durant la campagne d’Espagne, dure de juin 1808 à août 1808, et se conclut par la levée du siège par les Français.

François Louis Dedon-Duclos est désigné en 1808, pour prendre le commandement en chef de l'artillerie du siège de Saragosse et de l'armée d'Aragon.

Il avait réuni un équipage de soixante bouches à feu et fait construire sur le haut Ebre un pont de bateaux destiné à faire communiquer entre eux les différents quartiers de l'armée. Le siège avait commencé vers la fin de juin. Après une première attaque qui fut repoussée, il y eut une sorte d'interruption causée par l'insuffisance des troupes.

Le 11 juillet les Français passèrent l'Èbre, grâce aux travaux exécutés par le général Dedon. La ville put être entièrement investie à la fin de juillet. Dedon établit sept batteries contre le couvent de Santa Engracia menaçant le front entre ce couvent et la porte del Carmen et en flanc le couvent des Capucins.

Le 1er août, le bombardement et un feu effroyable commencèrent. Ce feu dura jusqu'au 11. Des brèches étant ouvertes partout et l'assaut général commença. Après deux attaques repoussées, les assiégeants pénétrèrent dans Saragosse. Partagés en trois colonnes, ils éprouvèrent des pertes considérables et furent contraints de revenir à leur point de départ.

Le 7 août les Espagnols reçurent un renfort de 3 000 hommes et des munitions. Pendant huit jours le combat se prolongea de rue en rue. Les Français n'occupaient plus qu'un huitième de la ville. Les femmes espagnoles participaient, tout comme les hommes, au combat. On cite entre autres une femme du peuple nommée Augustina, la comtesse Zurita, jeune femme, belle et délicate, que l'on vit partout au milieu du feu le plus terrible, des bombes, des obus et de la mousqueterie.

Le 14 août le général Verdier, commandant les opérations de siège, fit rétrograder les troupes, les évènements qui suivirent la bataille de Baylen l'appelant sur un autre point.

Mais quatre mois plus tard, les maréchaux Moncey et Mortier entamaient le second Siège de Saragosse. (Wikipédia)

 

Sources :

 

AD52 / Mémoire des Hommes /Site Manufacture de la Grande Armée

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Benoît Petit 04/01/2015 15:14

Article rendant un bel hommage. Que de bravoure chez nos aïeux.
Cela me rappelle l'article d'un grognard que j'avais écrit il y a quelque temps, parti également en Espagne.
http://mesracinesfamiliales.blogspot.fr/2013/12/pierre-mutelot-chevalier-de-la-legion.html?m=1
Mes meilleurs voeux
Benoît "Mes Racines Familiales"

Petite et Grande Histoire d'Echenay 05/01/2015 09:28



Merci Benoît. Meilleurs voeux également.