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Découvrez l'histoire d'Echenay, petit village de Haute-Marne !

EPIZOOTIE A ECHENAY EN 1769

15 Janvier 2012 , Rédigé par Petite et Grande Histoire d'Echenay Publié dans #Agriculture

La revue Mercure de France fait part en Mai 1769 d’une grave épizootie qui frappe la région d’Echenay et qui oblige les élites locales à demander l’aide d’un vétérinaire royal afin d’enrayer la maladie. Il y réussira semble t’il avec succès, préservant les paysans d’une catastrophe agricole et économique.  

 

Ecoles Royales Vétérinaires de Paris

 

Une maladie, dont les progrès étoient aussi rapides que cruels, ayant attaqué les bêtes à cornes de plusieurs paroisses de l’élection de Joinville , généralité de Champagne,  M. Rouillé d'Orfeuil , intendant de cette généralité, ayant demandé des secours à l'école royale vétérinaire de Paris, le nommé Beauvais fut aussitot envoyé dans ces mêmes paroisses. Par les états dûement certifiés des traitemens qu'il y a faits, on voit que les soins de cet élève n'ont pas été infructueux.

 

D'abord dans la paroisse de Saudron il coupa court au mal par les remedes préservatifs qu'il administra à quatre vingt de ces bêtes ; il en guérit cinq malades.

 

Dans la paroisse de Mandre, les préservatifs furent donnés à cent quarante bêtes, dont huit tombèrent néanmoins malades. Il les conduisit à guérison ; il y en traita cinquante quatre autres, il en a guérit quarante-neuf.

 

Dans la paroisse de Soulincourt , les remedes préservatifs furent administrés á quarante neuf bêtes, quinze néanmoins atteintes de la maladie  il en sauva huit, & les sept autres qu'il perdit ne moururent que par la faute des propriétaire toujours attachés à de vains préjugés Les remedes curatifs furent donnés à vingt deux malades, seize furent guéris.

 

Dans la paroisse d'Echenay , où il y avoit déjà quarante & une bêtes mortes avant son arrivée, il en traira quarante et une, & en guérir quarante. Il administra les préservatifs à trente-deux, dont cinq tomberent malades, & ces trente - deux bêtes sont restées aux cultivateurs.

 

Enfin, dans la paroisse de Guillomé, il en traira trente huit& en guérit trente. II donna des préservatifs á quarante-deux, dont deux furent néanmoins atteintes de la maladie ; il les guérit aussi.

 

On lit avec satisfaction , au bas des états particuliers á chacune de ces paroisses , les attestations des curés & principaux habitans : elles font conçues de maniere à exprimer leur reconnoissance, sur un service aussi important qui les a mis a portée de continuer leurs travaux, & de ne pas laisser leurs terres sans culture, comme plusieurs ont été obligés de le faire par le défaut des bestiaux enlevés par la maladie.

 

II s agissoit ici d'une véritable péripneumonie que les paysans les plus aisés traitoient avec des rôties au vin , &. les plus misérables avec de l'urine et du vinaigre.

 

Source : Mercure de France – Mai 1769

 

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Quelques explications sur cette revue :

Le Mercure Galant (1672-1724)]

Le Mercure Galant est fondé par Jean Donneau de Visé, tout d’abord sous la forme d’un trimestriel (puis d’un mensuel), le Mercure Galant, dont le but est d’informer le public des sujets les plus divers et de publier des poèmes ou des historiettes. La première livraison date de 1672

 

MERCURE-DE-FRANCE.jpg

Le premier Mercure de France (1724-1823)

La revue continue à paraître après la mort de son fondateur, d'abord avec Charles Dufresny.

Sous Antoine de La Roque, elle change de titre en 1724 et devient le Mercure de France, dédié au roi. Jean-François de La Harpe en est le rédacteur pendant vingt ans, associé avec Jacques Mallet du Pan. Chateaubriand en est un moment propriétaire[1]. Elle cesse de paraître en 1825

 

Source : wikipédia

 

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